Récit visuel de la bibliothèque publique de Klostergården à Lund #design_suédois

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Complété en 2014, le projet de Klostergårdend poursuit la vision décrite dans l’article précédent. « [I]nclusive et accueillante pour tous les citoyens », cette bibliothèque tiers lieu incarne « un lieu pivot et un point de rencontre au coeur du voisinage. » Elle se distingue, en outre, par :
1. Le partenariat dans la communauté : « La nouvelle bibliothèque se veut beaucoup plus que « juste » une bibliothèque – Coopération étroite et collaboration étaient nécessaires et ont été mis en place avec le service local de garderie après l’école. »
2. Le rayonnage organique qui favorise le marchandisage et la recommandation de lecture indirecte.
3. Meröppet på biblioteket. Une carte spéciale qui permet aux abonné.e.s  d’accéder à la bibliothèque en dehors des heures d’ouverture. Le design au service de la confiance.

L’été des communs ou changer le monde, un bateau à la fois

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Le monde change. Ici on parle de le transformer encore et autrement : On parle de « changer le monde, un bateau à la fois. » L’écosystème des communs se fabrique à l’aide d’une vaste diversité d’initiatives et d’engagements fondés sur le partage de savoirs et de biens régi en communauté. Le projet Jeunes Marins Urbains est l’une de ses initiatives parmi les plus inspirantes.

Jeunes Marins Urbains réunit des participants d’âges et de profils variés dans le but de construire des voiliers, fabriqués avec du frêne montréalais recyclé, et d’apprendre à naviguer. Mais, à travers cette démarche, on veut surtout favoriser la création de liens durables entre les participants peu importe leurs compétences et leur expérience. La seule exigence est celle qui repose sur le désir d’apprendre, de faire ensemble, d’accomplir collectivement un projet porteur impossible à mener tout seul. La première édition du Défi JMU à l’été 2015 a rassemblé 35 personnes de 17 à 68 ans. L’objectif pour 2016 est de doubler le nombre de participants.

La construction de bateau devient un événement qui se déroule en public sur un chantier installé au Village au Pied-du-Courant. Des animations sont offertes par des bénévoles qui expliquent le projet, les techniques utilisées et la navigation fluviale. C’est l’occasion pour les Montréalais de s’approprier le fleuve, de nourrir un sentiment d’appartenance à l’égard de cet environnement exceptionnel et de découvrir le patrimoine fluvial. Surtout en ce mois de juin qui est le Mois du Saint-Laurent.

Du 20 juin à la fin juillet, le défi est maintenant de construire des voiles aviron. Les inscriptions se font en continu; les gens peuvent rejoindre l’équipe quand ils le souhaitent et s’impliquer en fonction de leur disponibilité comme de leurs intérêts.

La production d’un guide de fabrication des bateaux est devenu un projet dans le projet lequel a été suggéré par un des bénévoles de l’an dernier qui s’est adjoint un petit groupe de quelques volontaires – dont une bibliothécaire! – pour la réalisation. Cette bibliothécaire poursuivra son implication en aidant à organiser et garder la mémoire des documents(vidéos, photos et autres fichiers…) produits.

C’est à lire !

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Cette initiative ne nous enseigne pas seulement la fabrication des bateaux, elle nous apprend d’abord que l’on est tous aujourd’hui dans le même bateau à chercher, explorer des nouveaux territoires, c’est-à-dire d’autres manières de vivre, de travailler, d’apprendre ensemble.

L’économie collaborative, les communs et les bibliothèques

Accorde-t-on assez d’attention dans nos milieux à ces nouvelles pratiques participatives ? Est-ce que l’on est à l’écoute des citoyens qui se réunissent, qui passent à l’action, qui s’auto-organisent autour des communs, autour du partage de pair à pair et de l’innovation créative? Comment pourrait-on tisser des liens, des échanges, des collaborations avec ces projets locaux qui sont véritablement innovants car, comme le dirait David Lankes, ils évoluent avec les communautés. Comment ces rapprochements pourraient-ils contribuer à une vision nouvelle des bibliothèques qui accueillent et nourrissent les capacités créatives des citoyens? On ira parfois très loin chercher des modèles collaboratifs qui sont porteurs de sens. Et parfois, les projets phares sont au coin de la rue, sur nos berges, et nous attendent. Est-ce que l’on est prêt à embarquer?

Bon vent, bon été des communs !

Les participants peuvent s’inscrire en ligne ou en se rendant directement sur le chantier. En août, une activité d’initiation à la navigation sur voile-aviron (sur les voiliers construits pendant l’été) sera offerte.

Site web www.JeunesMarinsUrbains.org
Facebook : Jeunes Marins Urbains

| Source de la photo 1 : Marie D. Martel, cc-by-sa; source de la photo 2 : Jeunes Marins Urbains, Guide du participant.

Le café des savoirs libres à Montréal : Wikipédia et Open Street Map en bibliothèque

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Les Bibliothèques de Montréal (BM) ouvrent leurs portes aux amateur.e.s des savoirs libres ! À l’instar de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), et de tant d’autres bibliothèques et institutions éducatives dans le monde, les BM collaborent désormais avec la Fondation Wikimédia pour faire connaître le projet de l’encyclopédie Wikipédia et proposer des ateliers dédiés au processus de contribution à l’édition francophone. Cette nouvelle initiative coïncide avec le passage à Montréal du fondateur de Wikipédia, Jimmy Wales dans quelques jours.

Au début de l’année, Wikipédia entamait les  célébrations entourant son quinzième anniversaire en invitant les bibliothécaires à participer à ces festivités et à l’encyclopédie. Au-delà de l’événement, quelques uns d’entre eux, liés aux activités de Bookcamp Montréal, ont fait le pari de poursuivre cette invitation dans la durée à travers des rencontres mensuelles dans les BM.

On le répète partout : Wikipédia est l’un des cinq sites les plus visités sur Internet, consultés chaque mois par près de 480 millions de visiteurs, il compte plus de 29 millions d’articles en 280 langues. Le projet Wikisource, qui constitue en lui-même une bibliothèque riche de 180 000 textes libres et gratuits, et celui de Wikimedia Commons, avec près de 27 millions de fichiers d’images, composent ce vaste réservoir des connaissances du monde. Wikipédia représente la principale source de référence au monde, la première source de documentation des écoliers et des étudiants. Si la référence a encore un sens en bibliothèque, leur destin est lié.

Par ailleurs, ce dépôt colossal des savoirs humains comporte des lacunes qui sont à la hauteur des contributions. Le volet québécois, qui est aussi montréalais, est préoccupant. Si l’on juge que le territoire des nouvelles entrées dans l’encyclopédie est presque couvert aujourd’hui, il n’en est pas de même pour le portail du Québec qui apparaît comme le « parent pauvre » de Wikipédia. L’importance de ces rendez-vous dans le contexte local prend ici une dimension d’autant plus significative en termes de responsabilité sociale:

Quand l’un ou l’autre des 20 millions de francophones qui visitent Wikipédia fait par exemple une recherche sur l’histoire du Québec, que trouve-t-il aujourd’hui ? Il ne trouve ni projet de développement de ce champ de connaissance, ni communauté de wikipédistes qui anime un tel projet, ni même un portail qui sert de vitrine présentant aux visiteurs le meilleur du contenu sur ce thème. Il trouvera au mieux, disparates et lacunaires, environ 5000 articles qui traitent de ce sujet, dont 80 % sont à peine des ébauches. Une étude de la Fondation Lionel-Groulx réalisée en 2014 afin d’évaluer la qualité des articles traitant de 10 grands événements de notre histoire et des principaux personnages associés à ces événements, étude portant sur plus de 200 articles, confirme la lamentable pauvreté des contenus sur le Québec et son histoire dans Wikipédia.

Résultat de l’absence de préoccupation et de soutien gouvernemental et institutionnel, de l’indifférence du milieu académique et du milieu de l’histoire, du manque de formation et de ressources, cette situation déplorable ne peut plus être ignorée par les personnes qui ont le Québec au coeur et qui ont à coeur la promotion de son histoire.(Pierre Graveline, Le Québec, parent pauvre de Wikipédia, Le Devoir)

Pourtant, quelques wikipédiens dévoués encouragés par des esprits éclairés comme l’ancien PDG de BANQ, Guy Berthiaume et son équipe, ont soutenu le développement de l’encyclopédie au Québec. Il faut espérer que leurs successeurs continueront à revendiquer cette vision forte et engagée dans les savoirs libres pour favoriser la présence des contenus québécois sur le territoire numérique. Depuis 2014, les Mardi, c’est wiki ainsi que d’autres projets emballants ont vu le jour à la Grande bibliothèque:

Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ ) possède une masse d’ouvrages et de documents, anciens et modernes, ainsi que de riches archives portant sur les grands thèmes abordés, et met à la disposition des participants la documentation nécessaire à l’écriture d’articles wikis bien documentés. Les participants bénéficient sur place de l’aide de contributeurs d’expérience, ainsi que du soutien de bibliothécaires et d’archivistes spécialisés. Ces ateliers visent à améliorer le contenu francophone de Wikipédia, à augmenter le nombre de contributeurs québécois, à tirer profit des ressources documentaires et professionnelles de BAnQ et à mieux faire connaître le Québec, la Nouvelle-France, le Canada français ou, plus largement, l’Amérique française.

Souhaitons que cette collaboration avec des wikipédiens-en-résidence se prolonge de façon durable afin de consolider les efforts et multiplier les activités, ateliers, édi-athons, etc., autour de la création de contenus québécois au moment où les autres bibliothèques publiques québécoises vont de l’avant.

Les Jeudi c’est wiki dans les bibliothèques de Montréal viennent prolonger par une proposition locale, cette initiative exceptionnelle en visant à sensibiliser le personnel des bibliothèques, à augmenter le nombre de contributeurs québécois et, particulièrement, à faire croître la présence documentaire et la visibilité de Montréal sur le web à l’aide des citoyens.ne.s passionné.e.s de leur quartier et des sociétés d’histoire. C’est aussi une occasion de faire rayonner l’intelligence collaborative de Montréal au moment où le palmarès des villes intelligentes du Intelligent Community Forum (ICT) est en cours.

L’originalité des ateliers montréalais consistent à accueillir également des formateurs d’Open Street Map (OSM) qui ajoute à l’offre la transmission de l’art de la cartographie libre.

Cette communauté nomade Wiki & OSM adopte le rythme souriant des voyageurs du code et se déplace à chaque fois dans une nouvelle bibliothèque le dernier jeudi de chaque mois. La formule conviviale est celle d’un café-conversation où l’on s’appuie sur la force des apprentissages informels, du pair à pair, de la création collaborative de biens communs pour s’ancrer. Ce sont des tiers-lieux éphémères dont les retombées sont pérennes. Déjà deux rencontres se sont déroulées à la bibliothèque Mordecai-Richler (en collaboration avec Mémoire du Mile End) et celle de Frontenac. Une flotte de portables est mise à la disposition des participants qui n’auraient pas accès à des équipements; on offre aussi le soutien aux compétences numériques, et ces conditions sont intégrées dans une démarche globale de partage des savoirs et de littératie numérique.

Au-delà de Montréal, les bibliothèques publiques du Québec ont démontré leur intérêt à prendre la relève en invitant le vice-président de la Fondation Wikimédia Canada à relater ces initiatives québécoises lors du prochain Rendez-vous des bibliothèques publiques.

Pour mémoire, voici quelques unes des raisons qui ont déjà été énoncées pour inviter les wikipédiens en bibliothèque :

1. Il existe une convergence entre la mission de Wikipédia et celle des bibliothèques autour de l’accès libre et universel à la connaissance :

The mission of Wikimedia is to empower and engage people around the world to collaboratively collect and develop open educational content, and to disseminate it effectively and globally. We see libraries as our natural partners in this endeavor. Working together, we can promote scholarly and cultural knowledge, information literacy, and open access.

2.Wikipédia clame haut et fort son amour des bibliothèques. La bannière et le modèle Wikipedia Loves Libraries proposent des ressources, des liens et des activités pour favoriser un rapprochement avec les bibliothèques.

3. Les wikipédiens veulent étendre le registre des sources utilisées grâce aux bibliothèques, ce qui signifie aussi d’autres types d’encyclopédie!

4. L’utilisation et la valoriation des collections de la bibliothèque, et notamment de présenter les ressources en ligne.

5. La venue des wikipédiens amène des nouveaux usagers, vraisemblablement des réguliers, ce qui favorise la fréquentation.

6. Les bibliothèques aiment non seulement l’information valide, elles aiment aussi accueillir les citoyens et les soutenir dans leurs projets territoriaux, selon qu’ils portent sur des sujets qui intéressent la communauté ou qui concernent l’identité locale.

7. La référence morte ou vivante ? La section de référence se meurt dans la bibliothèque, les ouvrage ont été élagués, remplacez celle-ci par une section vivante! La question est ouverte quant à la forme que prendra cette relation qui oeuvre à l’émergence d’une nouvelle référence vivante. Ce défi est précisément posé et expérimenté, avec le personnel et les usagers, lors des cafés Wiki-OSM.

8. Réduire le fossé des genres ? L’équation est à la fois simple et compliquée. Les wikipédiens sont, dans une majorité écrasante, des hommes et les bibliothèques appartiennent à un milieu principalement composé de femmes, que ce soit pour le personnel ou les publics. Ces exemples récents d’édiathon lors du 8 mars, et de cette étudiante qui crée des articles sur le rôle des femmes dans l’histoire des sciences depuis l’âge de 12 ans, sont assez éloquents à cet égard. Car si le portail du Québec est pauvre, les contenus qui concernent les femmes ou le féminisme et son histoire au Québec, apparaissent dans une situation encore plus précaire.

Surveillez le prochain café Wikipédia & OSM dans une bibliothèque près de chez vous, ou à la Grande bibliothèque, mardi prochain, le 5 avril à 17h.

| Source : Wikimédia, auteur : Jean-Marc Plumauzille, http://www.acasafeliz.com, oeuvre personnelle, GFDL et CC-BY-SA-3.0 |

Expédition apprenante dans les nouvelles bibliothèques de Toronto

Voici une présentation sur les nouvelles bibliothèques de la Toronto Public Library et sur le Student Learning Center de l’Université Ryerson réalisée au retour de cette « expédition apprenante » qui a eu lieu les 20 et 21 octobre 2015.

 

Toronto Public Library, un des meilleurs réseaux de bibliothèques publiques au monde, rien de moins

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Toronto Public Library (TPL) constitue le plus grand réseau de bibliothèques publiques au Canada. La centième succursale, le Scarborough Civic Center, vient d’y être inaugurée. TPL est aussi un des systèmes les plus performants au monde en termes de circulation moyenne par habitant et de fréquentation. Sa collection comprend 12 millions de documents.

Une des grandes forces de ce réseau repose sur sa performance stratégique assurée par un travail appliqué et vigilant, scrupuleusement documenté, d’une transparence remarquable où l’information de gestion est facilement accessible sur le site et partagé avec tous. Le processus de planification stratégique est régulièrement actualisé et, en ce moment même, le réseau se questionne encore sur son rôle de partenaire de la ville en engageant la conversation avec les citoyens (Tell TPL) sur les besoins, les attentes, les manières d’améliorer les services.

Sur le fond, les inégalités économiques et la réduction de la pauvreté ainsi que le soutien aux enfants sont identifiés comme des enjeux significatifs pour l’exercice 2016-2019. Sur la forme, on vise en particulier à « 1. répondre aux besoins de la communauté et de la ville; 2. Intégrer/ancrer la planification stratégique au sein de la Ville, de la communauté et de partenariats; 3. et la créer à travers la  consultation  des habitants, des communautés, des parties prenantes et du personnel. »

Le modèle de prestation de services

La structure de TPL est conçue pour lui permettre de remplir son rôle de bibliothèque urbaine de façon performante. C’est un modèle de prestation de services qui fournit des lignes directrices répondant à quatre niveaux de service :

Le premier niveau réunit 80 bibliothèques de quartiers offrant des collections, des services d’information et des programmes qui répondent aux besoins d’une communauté de proximité. Dans cette catégorie, il existe trois types d’établissements de quartier classés selon leur taille et les services.

Le deuxième niveau comprend 17 bibliothèques de district qui donnent accès à des collections plus vastes ainsi que des services et des programmes d’information répondant aux besoins d’une zone géographique plus étendue. Les succursales de district fournissent des services de soutien et constituent des centres administratifs pour un regroupement de succursales de quartier. Ce sont des bâtiments plus imposants à plusieurs étages.

Deux bibliothèques de recherche et de référence forment le troisième niveau. Elles proposent des collections et des services spécialisés en mettant l’accent sur l’accès et la préservation d’un large éventail de ressources d’information. Ce niveau prend en charge les services centralisés comme le développement de collections. Leurs infrastructures physique et technologique sont conçues pour desservir un grand nombre d’utilisateurs à travers la ville.

Le quatrième niveau rassemblent les services en ligne ou ceux qui sont offerts à travers la ville sans être associés à une succursale en particulier : Ils sont offerts grâce à un accès à distance ou d’autres modes de prestation de services alternatifs.

Ces quatre niveaux forment « un continuum dynamique de la prestation de services offrant de multiples points d’accès. »

Les faits saillants du budget 2015

Dans le dernier budget 2015, on rappelle une série de faits saillants du réseau :

  • Au cours des 10 dernières anmées (2004-13), l’utilisation totale de la bibliothèque a augmenté de 13,4%.
  • Les visites en personne dans les bibliothèques ont augmenté de 9,2%, les visites virtuelles ont augmenté de 34 % et la circulation des documents a augmenté de 10,4 % sur une période de 10 ans.
  • La circulation du contenu numérique a augmenté de 100 % chaque année entre 2011 et 2013 et, en 2013, plus de 2 millions de titres numériques ont été empruntés, soit 6,5% de la circulation totale – celle-ci devrait atteindre 10 % en 2014.
  • En 2015, on prévoit que l’utilisation totale (emprunt/usage) augmentera à 101,9 millions ou 36,7 emprunts par habitant.
  • Cette augmentation est liée à l’ajout d’heures d’ouverture dans certaines succursales, à l’ouverture d’une nouvelle bibliothèque, à l’utilisation du wifi et à l’augmentation de la circulation au plan des contenus/ressources numériques.

On peut dresser des éléments de comparaison avec les autres bibliothèques canadiennes (Montréal, Winnipeg, Ottawa) quant à la performance de TPL par le biais des résultats de l’OMBI.  TPL figure au somment du classement pour trois des quatre indicateurs de performance soit la fréquentation, les collections, la circulation (taux de roulement).

La planification stratégique

Si cette situation est déjà enviable, que vise-t-on encore avec la nouvelle planification stratégique? Voici des orientations qui sont considérées :

  1. Améliorer de l’accès, accroître la sensibilité/conscientisation (awareness).
  2. Faire progresser la littératie et l’inclusion numérique.
  3. Élargir les possibilités de l’apprentissage, le développement de compétences et de capacité pour prendre part à l’économie mondiale du savoir.
  4. Renforcer les liens communautaires en élargissant l’accès à un large éventail d’expériences culturelles, localement et dans toute la ville.
  5. Transformer la prestation de services.

L’impact économique de TPL

Il faut aussi savoir que le statut de partenaire de la ville a été souligné dans une étude sur l’impact économique de la bibliothèque publique de Toronto. Selon ce rapport, pour chaque dollar investi dans la bibliothèque, un retour sur l’investissement de 5,63$ est estimé :

The results of Toronto Public Library’s economic impact study clearly demonstrate that Toronto Public Library delivers a strong Return on Investment, through the delivery of library services that enhance Toronto’s competitiveness and prosperity and contribute to a better quality of life for all. This study is the first Canadian public library study to measure in concrete economic terms the Return on Investment for library service.

C’est la première fois au Canada qu’une étude se penchait sur l’évaluation de l’impact économique des services en bibliothèque.

Une offre de services de haut niveau orientée sur le développement

Ce retour sur l’investissement est assuré pour une offre de services et une programmation de grande qualité orientées sur le développement à la fois social et culturel. Lorsque l’on consulte le What’s On qui présente le calendrier des activités, on peut rapidement avoir le vertige en constatant la profusion des interventions en matière de culture, de savoirs partagés et de développement des littératies.

Le diaporama ci-haut montre des éléments de la récente rénovation du vaisseau amiral de ce réseau hiérarchisé : La bibliothèque centrale de Toronto (Toronto Reference Library) sur la rue Younge. On découvre son café, sa boutique de bandes dessinées, son mur d’actualités doté de dômes sonores, sa section de butinage (browsery) qui met en valeur le matériel nouveau et populaire, son laboratoire d’innovation numérique (Digital Innovation Hub) avec sa presse pour l’auto-édition et une diversité d’espaces de collaboration et d’apprentissage. Les rénovations ont été réalisées au coût de 34 millions.

 Dans d’autres articles, je présenterai les nouvelles bibliothèques de ce réseau et les services innovants, notamment ceux qui réécrivent la signature de TPL pour le 21ième siècle : les Digital Innovation Hubs.