L’employée aux bibliothèques 1:1

« j’ai soif de nouvelles, qu’elles quelles soient ; même si ce sont de fausses nouvelles, elles doivent bien signifier quelque chose. » – La Servante écarlante, Robert Laffont, p. 29.

Lundi le 17 juillet
J’ai parcouru, émue, la thèse de Isabelle Fortier, alias Nelly Arcan, en remerciant plusieurs fois les bibliothèques de l’UQAM de nous avoir redonné, comme on donne à boire, encore un peu (disons 122 pages) de cette voix bouleversante par la magie de la numérisation. Je n’ai pas tout compris des enjeux entourant les Mémoires d’un névropathe de Daniel Paul Schreber qu’elle décrypte, même si l’écriture est cristalline. Frisson garanti.

Mardi 18 juillet
La magie de la numérisation est compromise de l’autre côté de la rue, à BAnQ, provoquant cette manifestation monstre (une centaine de personnes convaincues). Michael David Miller, l’auteur du mot-clic #JeSoutiensBAnQ, était présent. La fortune de ce mot-clic aurait dû suffire à lui garantir une carte de membre à vie de l’UNEQ venue partagée notre indignation bruyante – car ce n’est pas tous les jours, dans cette profession, qu’on lève le ton et qu’on descend dans la rue. C’est ce que rappelle la pancarte au message iconique qui remonte à Occupy Wall Street, ressortie pour l’affaire « Grab my pussy » de Washington – que j’avais bricolée pour l’occasion, en v.o. et en français.

J’en ai profité pour fouiner dans les rayons et emprunter cinq super ouvrages sur le fromage, mais passablement lourds, – et qui s’ajoutent à ceux de la bibliothèque Outremont cueillis  ce weekend. Cette collection servira à la préparation de l’événement Wikifromages qui aura lieu Montréal dans le cadre de Wikimania. Deux poids, deux mesures. (BAnQ, bibliothèque publique)

Mercredi, 19 juillet
J’ai fini de lire Déjà Dead de Kathy Reich (bibliothèque publique)  pour mon club de lecture de course. Ce roman policier ne parle pas de course comme l’exige habituellement le motif de nos rendez-vous. Mais après avoir lu Courir,  méditation physiques par Guillaume Le Blanc (bibliothèque publique), mes compagnes avaient autant envie de courir que de tuer. Kathy Reich est réputée marathonienne, c’est devenu le prétexte et un enjeu de sécurité publique. On concèdera que cette oeuvre relaie son imaginaire à pied levé  : « My battered legs trembled as though I’d just run a marathon » ou encore « From the moment I’d opened my eyes I feld charged, like a runner on a marathon day. »

Jeudi 20 juillet

Jean-François Cusson a annoncé sur mon mur que La servante écarlate était maintenant disponible sur Prêt numérique. Je l’ai emprunté avant de partager la nouvelle 😉 Après avoir vu la série télévisée, j’ai eu envie de le relire (comment expliquer que j’ai quatre fois Lady Oracle dans ma bibliothèque dont un exemplaire signé par l’auteure, mais aucune Servante ???). Le peuple des fans de Defred, dont je suis, s’est retrouvé la capuche basse dans un épisode de dystopie littéraire : Impossible de trouver cette oeuvre nulle part ces derniers temps – voir l’article du Devoir.

Un esprit un peu parano aurait pu se demander si ce n’était pas une conspiration en lien avec #JeSoutiensBAnQ visant à empêcher un retour en popularité de Margaret Atwood connue pour jeter des malédictions de toutes sortes sur ceux et celles qui font des coupures dans les bibliothèques.

Vendredi 21 juillet

J’ai une semaine pour lire Une histoire de Montréal par Paul Andrée Linteau (bibliothèque publique) car je prévois céder à la fièvre du 375e anniversaire en famille vendredi prochain. J’ai hâte de découvrir la Promenade Fleuve-Montagne surtout dans la partie Fleuve où nous avons rendez-vous pour débuter notre parcours. Il paraît que ça requiert quand même une bonne dose d’imagination…

Samedi 22 juillet

Festival Juste pour rire : J’aime Hydro. MAJ. : J’aime J’aime Hydro.

 

#ALAAC17 Project Outcome : des outils pour mesurer notre véritable impact sur les gens que nous servons

J’ai eu la chance de m’inscrire tôt au printemps dernier pour participer à cet atelier gratuit présentant le nouveau Project Outcome supporté par la Public Library Association (PLA). Très rapidement, cette journée de pré-conférence  de l’ALA 2017 a affiché complet, et pour cause. Je ne savais pas trop au moment de m’inscrire comment j’allais financer ce voyage à Chicago, mais je savais que c’était important d’y aller après avoir commencé à me pencher sur ces travaux. Et je n’ai pas été déçue. Le Project Oucome propose « des outils simples pour mesurer notre véritable impact sur les gens que nous servons. »

Mesurer les retombées et l’impact de nos actions, autrement que par des données qui décrivent essentiellement la performance dans une perspective transactionelle, est un des grands défis des bibliothèques d’aujourd’hui. « Les temps ont changé », « les intuitions et les perceptions que l’on entretient à l’égard des services que l’on offre ne suffisent pas », les bibliothèques ont « besoin de dépasser l’anecdote avec des évidences et des données. » Ce sont les prémisses de ce projet.

Cet atelier permettait de mieux comprendre la nature des retombées (outcomes) et comment les distinguer de d’autres types de mesures (output). De plus, les informations sur le projet fournissaient des repères pour utiliser ces données afin d’améliorer les services et les intégrer dans un processus de planification stratégique. Plus techniquement, la formation visait aussi à découvrir et à apprivoiser cette ressource à travers le site qui la diffuse et qui donne gratuitement accès à des instruments d’enquêtes, des processus, qui se veulent légers, et servant à mesurer puis analyser les retombées des actions. Le but de Project Outcome s’énonce en ces termes :

L’objectif de Project Outcome est d’aider les bibliothèques publiques à comprendre et à partager l’impact des programmes et des services essentiels de la bibliothèque. En tant que bibliothécaires, nous constatons chaque jour que les services de bibliothèque soutiennent les gens sur la voie de l’alphabétisation, du savoir-faire technologique ou d’un meilleur travail; ce qui nous manque souvent, ce sont les données à l’appui. Le résultat du projet fournit des outils simples et un processus facile à utiliser pour mesurer les résultats et trouver des idées répondre aux besoins de nos communautés de manière plus appropriée. Cette compréhension peut améliorer la façon dont les bibliothèques font leur travail – de l’attribution plus efficaces des ressources existantes  à la promotion (advocacy) de nouvelles ressources.

Cet article vise essentiellement à communiquer l’existence de ce nouvel outil, dont le potentiel est considérable, et à le faire connaître dans d’autres réseaux, notamment au Québec. Project Outcome a été traduit en espagnol – j’ai demandé à ce qu’il le soit aussi en français. Certaines bibliothèques canadiennes participent déjà à cette initiative. Pour le moment, il semble que cette trousse d’outils ne soit disponible que pour les bibliothèques publiques et les bibliothèques d’état aux États-Unis et au Canada. Ce projet est financé par la Fondation Bill et Melinda Gates.

Plus précisément, es bibliothèques participantes peuvent avoir recours à des différents modèles d’enquêtes développés par des professionnel.le.s expérimenté.es, à des ressources pour les administrer et en tirer parti que ce soit à des fins de promotion (advocacy) ou pour la prise de décision. Trois types d’outils sont principalement proposés: des enquêtes immédiates (Immediate Surveys) , des enquêtes de suivi (Follow-Up Surveys) et des directives pour des évaluations à long terme (Outcome Measurement Guidelines).

Qu’est-ce qui distingues les retombées (Outcome) des données quantifiant la performance des bibliothèques (Output) ? Traditionnellement,  les bibliothèques publiques mesurent et évaluent les services en termes de «combien nous faisons» en quantifiant le volume des produits, les collections, le nombre d’activités, les transactions de prêt, la fréquentation, le nombre de services offerts, etc. En revanche, le Project Outcome s’intéresse  aux retombées ou aux bénéfices (Outcome) des services de bibliothèque en fonction de «ce que nous faisons»  au plan i. des apprentissages ou des connaissances, ii. de la confiance, iii. des transformations comportementales et de iv. la sensibilisation des usagers de la bibliothèque.

Sept secteurs de services sont susceptibles d’êtres couverts et mesurés dans le cadre de cette démarche, et dans l’état actuel du développement de cette trousse : l’engagement civique et communautaire, la littéracie numérique, la littéracie émergente (pré-scolaire), le développement économique, l’éducation et l’apprentissage tout au long de la vie, les aptitudes liées à l’employabilité, les activités estivales de lecture.

Quelles sont les raisons pour lesquelles la mesure de l’impact est importante ? Selon les porteurs de ce projet, les données sur l’impact des services de bibliothèque permettent de :

1) démontrer la valeur de ces services, 2) élaborer des plans pour les améliorer et 3) décider de la façon d’allouer des ressources limitées. Les mêmes données peuvent informer la planification à long terme des services offerts par votre bibliothèque dans le futur. Les données sur les retombées peuvent également jouer un rôle crucial en renforçant le plaidoyer en faveur des bibliothèques, en fournissant aux leaders des bibliothèques un argument convaincant pour l’augmentation du financement des bibliothèques et des politiques de soutien.

 

IMG_1344 (1)Les expériences et les bonnes pratiques de certaines bibliothèques participantes ont été partagées (Skokie Public Library, Gail Borden Public Library District, etc.) au cours de cette intense journée. Dans ces deux cas, le Project Outcome a été utilisé avec succès pour évaluer et améliorer des programmes portant sur l’engagement civique et communautaire. J’étais en équipe avec les bibliothécaires de l’une de ces bibliothèques-modèles. En s’exerçant sur quelques cas, nous avons discuté des possibilités d’appliquer ce cadre méthodologique à l’évaluation de la « bibliothèque tiers lieu » par exemple, tout en cherchant à circonscrire les critères et les questions nous permettant de conduire un tel exercice. Cette réflexion a permis de faire ressortir des limites actuels de l’instrument lorsqu’il s’agit de mesurer la qualité de certaines expériences vécues ou des activités qui ne sont pas principalement orientées vers des retombées en termes d’apprentissage, par exemple, un concert de musique. Mais le processus est itératif et la trousse est en développement.

La participation des bibliothèques publiques québécoises et canadiennes au Project Outcome est certainement à considérer. Comme c’est le cas chez nos voisin.es, les évidences pour rendre compte du travail immense accompli dans nos bibliothèques publiques a longtemps fait défaut. Project Outcome constitue une piste qui permettrait de démontrer l’impact des bibliothèques dans la vie des gens en l’appuyant à l’aide de données. C’est d’autant plus pertinent et urgent, qu’il faut pouvoir répondre aux gouvernements provinciaux ou locaux qui réduisent les budgets des bibliothèques à un moment critique de leur développement, voir #JeSoutiensBAnQ, et de leur impact dans les communautés.

Est-ce que ceci ne pourrait pas donner lieu à des stages intéressants pour les étudiant.es. de l’EBSI ? À suivre!

|L’image provient du site de Project Outcome |

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

#ALAAC17 La diversité et l’inclusion pour transformer les bibliothèques

Le grand Congrès 2017 de l’American Library Association (ALA) fait d’un projet de transformation, son thème, Transforming Our Libraries, Ourselves. Jour 1 : Une pré-conférence sur les fondements de l’inclusion et de la diversité dans une perspective de justice sociale. #ALAAC2017

Je débarquais hier à Chicago pour cet atelier intensif après avoir passé le début de la semaine sur les bancs de l’école d’été : Pratiques et politiques en contexte interculturel  (avec Bob W. White, Lomomba Emongo, Danielle Gratton au programme). L’un des apprentissages clé de ce cours consiste à développer une meilleure compréhension de la pensée pluraliste et des trois types de discours sur la diversité, la discrimination et le dialogue qui la fondent. Cela m’a permis de reconnaître, assez vite, que les préoccupations de mes collègues américain.e.s étaient fondamentalement orientées sur les questions de discrimination avec un regard oblique sur la diversité – mais alors on l’invoque surtout lorsqu’il faut se donner un peu de répit dans la lutte contre les inégalités, ou pour ne pas heurter ceux ou celles qui ne veulent simplement pas, ou ne veulent plus, aborder ces enjeux de front.

L’atelier était organisé par le ALA Office for Diversity, Literacy, and Outreach Services (ODLOS). Selon son énoncé de mission, ce  bureau :

appuie les bibliothèques et les chercheurs en sciences de l’information en créant des espaces responsables et inclusifs qui servent et représentent l’ensemble de la communauté. Pour ce faire, nous décentrons le pouvoir et les privilèges en facilitant les conversations autour de l’accès et de l’identité qui ont une incidence sur la profession et ceux que nous servons. Nous utilisons un cadre de justice sociale pour informer [et soutenir] le développement des ressources des bibliothèques et des sciences de l’information. Nous nous efforçons de créer une culture d’association où ces préoccupations sont intégrées au travail quotidien de tous.

Il faut savoir que l’ALA accorde, depuis cette année, une importance nouvelle à l’Équité, la Diversité et l‘Inclusion qui forment ensemble l’une des quatre orientations stratégiques de l’Association, ainsi que le rappelle Julie B. Todaro dans son mot d’introduction aux participant.e.s de #ALAAC2017.

La justice sociale, comme cadre de référence, est certainement un des courants majeurs de l’approche des bibliothécaires américain.e.s et de la manière dont ils.elles traduisent leurs valeurs et la signification de leur travail au 21e siècle. David Lankes (2016) ou De La Pena McCook (2007, 2011) y référent en ces termes dans leurs ouvrages d’introduction en bibliothéconomie, des webinaires , des initiatives, des conférences sont aussi conçues pour soutenir ces idées.

Lors de l’atelier du matin, la responsable, Anne Phibbs, a explicitement abordée la question de la justice sociale en la reliant à celle de nos identités à partir d’une conférence TED (Bryan Stevenson). On ne peut pas, de ce point de vue, s’engager à promouvoir la créativité, la technologie, l’innovation, la culture, comme on s’y adonne, en ce moment, dans les bibliothèques, sans que ce parti pris ne soit assombri par la souffrance, la pauvreté, le racisme, la marginalisation qui nous entourent et qui contribuent à faire ce que nous sommes collectivement. Ces conditions d’oppression menacent notre identité puisqu’elles serviront de repères pour nous juger, comme institutions et comme société; elles diront ce que nous sommes à moins d’y répondre par davantage d’humanité, de compassion, de justice dans nos vies et notre travail. #librariesrespond

Cette séance au-delà de la diversité 101 abordait également les biais (conscients ou inconscients), les préjugés, l’oppression, le pouvoir, les privilèges, les micro-agressions et les micro-équités – avec un débat sur le préfixe micro- et la banalisation qu’il suggère vis-à-vis un processus de stigmatisation des personnes qui s’accumule sur des semaines, des mois, des années, une vie.

Une initiative stratégique appuyant la diversité peut prendre la forme d’une posture d’allié qui « dépasse la honte, la culpabilité, le blâme, et travaille à comprendre la manière dont les privilèges fonctionnent dans sa vie, de même que la manière dont les « autres » marginalisés sont perçus à travers des stéréotypes et des mythes culturels ». (Anne Phibbs)

Un motif récurrent consistera à dire que nous avons en commun une histoire de divisions profondes et qu’il est illusoire de penser qu’il sera possible de se diversifier ou de célébrer la diversité sans une pratique de centration, sans regarder en arrière, sans authentiquement assumer cette connection avec nos sources socio-culturelles et notre passé.

Un atelier sur le design universel a complété l’exercice dans l’après-midi avec des recommandations concrètes en matière de stratégies de communications inclusives.

Si je tente à vif de situer l’approche et la pratique québécoises dans les bibliothèques – mises en relief à l’aide de certaines notions discutées à l’école – en regard des signaux perçus aujourd’hui au #ALAAC2017, je proposerais les éléments suivants :

  • Le discours sur la justice sociale n’a pas encore trouvé d’écho dans le milieu des bibliothèques au Québec. Le Rendez-vous des bibliothèques publiques 2017 s’en approchait à travers les thèmes choisis : diversité, accessibilité, inclusion.
  • Ce discours s’avère, en revanche, un levier solide pour formuler une intention et définir une stratégie cohérente. Il permet d’initier les conversations en renouvelant le discours sur l’accès, les inégalités, les responsabilités et les compétences mises en oeuvres par les professionnel.le.s auprès de divers groupes : groupes racisés, historiquement défavorisés, discriminés en fonction de leur identité sexuelle, de leurs genres et leurs expressions, de l’âge, de la religion,  des handicaps, en fonction de la nationalité ou de la langue, du statut socio-économique, des vulnérabilités, qu’ils/elles soient immigrantes, réfugiés, etc.
  • Comme au Canada, pour nos voisins du sud, le projet est multiculturel, ou il n’est pas.
  • L’approche interculturelle, revendiquée au Québec, qui favorise le dialogue et une compréhension patiente (herméneutique) avec la recherche d’une nouvelle solidarité, n’est pas apparue comme une option qui semblait disponible pour cette assemblée américaine. Comme on le disait plutôt, il est question de discrimination et de diversité, mais l’on n’a guère évoqué l’aménagement de conditions pour l’écoute et le dialogue dans un horizon d’attente. Le sentiment d’urgence qui résulte du contexte politique immédiat conforte possiblement ce choix pour la lutte.
  • Les questions coloniales semblent exercer une fascination au Québec qui n’a pas d’équivalent chez les librarians.
  • L’approche américaine serait-elle individualiste ? Le titre de l’atelier est suggestif à cet égard en interpelant la responsabilité des individus : Everybody’s Everyday Work: Diversity and Inclusion Foundations. Le modèle interculturel québécois se conçoit selon une approche systémiste.
  • Les réflexions sur la gouvernance et le pouvoir de la communauté dans la bibliothèque sont assez timides, ici comme ailleurs, alors qu’elles sont au coeur des analyses et des moyens d’agir sur la situation des villes et du monde aujourd’hui. #designsocial #transform
  • La célébration de la diversité, de par et d’autres, fabrique un quilt de solitudes où les traces d’interculturalités ne semblent pas désignées et, forcément, pas valorisées. La célébration est-elle vraiment célébrée?  Il y a du monde au rendez-vous, mais la fête est à quelle heure ?
  • De part et d’autres, la célébration de la diversité échoue à faire une place qui inclue vraiment les Premières Nations. On disait aujourd’hui que la diversité « was all black and white ».
  • De part et d’autres, on retrouve cette conviction que l’on ne pourra pas avancer sans accepter de faire un retour sur l’héritage culturel commun, avec un projet de narration négocié et partagé, même si ça promet de ne pas être nécessairement joli.

À demain (oups c’est aujourd’hui), au programme du jjour 2 : Project Outcome Workshop: Simple Tools to Measure Our True Impact on the People We Serve, de 9h à 16h.

 

 

 

 

 

 

À nous la Grande Bibliothèque, on s’abonne en masse pour relever le #défiBAnQ #JeSoutiensBAnQ

Comment exprimer concrètement son soutien à BAnQ ? En s’abonnant si vous ne l’êtes pas encore ! À ce jour, 400 000 personnes sur une population de 8 millions au Québec, sont abonné.e.s à cette « institution clé de notre mémoire collective », comme le dit si bien le premier ministre. Nous vous invitons à pratiquer l’abonnement de masse comme geste de soutien et d’appropriation de cette institution publique. C’est par ici (comment s’abonner en ligne). À nous la Grande Bibliothèque !

Après avoir lancé la campagne #JeSoutiensBAnQ, Michael David Miller revient à la charge avec ce #DéfiBAnQ:

Québécoises et Québécois de toute origine, de toute couleur, de toute langue, de toute genre et de toute sexualité, ON SE MET AU DÉFI ! Allez vous abonner à Bibliothèque et Archives nationales du Québec / Grande Bibliothèque. Utilisez les services offerts à toute personne résidant au Québec ! Allez consulter les livres numériques ! Découvrez et exploitez toutes les bases de données mises à votre disposition ! Il y a tant de choses à découvrir ! Montrez votre amour pour #BAnQ en utilisant ses services. N’oubliez pas que c’est gratuit à BAnQ ! Vous pouvez vous abonner au lien contenu dans ce message : http://www.banq.qc.ca/services/abonnement/

BAnQ démocratise l’accès à l’information, au savoir et à la culture ! C’est un établissement dont nous devrions être fiers et fières ! Je, Michael David MILLER, Néo-Québécois d’origine michiganaise, vous mets au #DéfiBAnQ ! Allez procurer vos cartes BAnQ et partager votre amour de BAnQ sur tous les réseaux sociaux !

#MaBibliothèqueJyVais et je l’utilise !

#Bibliothèques #Libraries #Culture #Savoir #Information

Nous visons 8 millions d’abonné.e.s, un million à la fois 🙂 !

Si vous êtes encore en quête de raisons pour soutenir cette campagne, voici certaines de celles que Michael a proposées pour justifier son engagement et manifester son amour 🙂 pour BAnQ/La Grande Bibliothèque :

On peut aussi s’inspirer des motivations des amoureux de BAnQ qui se sont exprimées autour des mots-clics #JeSoutiensBAnQ et #merciBAnQ :

Appropriabonnez-vous! Est-ce que le premier millionième abonné a un cadeau ? 😉

Lettre au premier ministre qui a dit que BAnQ est devenue  « une institution clé de notre mémoire collective »

Voici le texte complet de la lettre à laquelle fait référence Catherine Lalonde dans l’article du Devoir publié ce matin.

S’en souvient-il ? Le premier ministre a aussi affirmé que BAnQ était « un écrin exceptionnel du savoir, un lieu d’ancrage dans la population lectrice et même une deuxième maison pour la plupart. » En dépit de cette fierté qu’il partage avec l’ensemble des Québécois.e.s, il se déleste de cette responsabilité qui lui incombe de prendre soin de la maison. Le dernier budget provincial implique une réduction de la subvention de BAnQ de 855 600 $ entraînant l’élimination de 5,42 % des postes. Cette nouvelle coupe constitue la quatrième vague d’abolition de postes depuis 2009 représentant un manque à gagner de près de 15 millions $.  Cette décision inconséquente survient alors que les services aux citoyens ont déjà été revus à la baisse : réduction des heures d’ouverture, de la programmation, élimination de postes, et se justifie d’autant moins que l’achalandage, les prêts de documents et l’utilisation des collections numériques sont en augmentation constante à BAnQ.

S’en souvient-il ?  C’était le 19 octobre dernier, la Déclaration des bibliothèques québécoises a été déposée par son ministre de la culture, Luc Fortin, à l’Assemblée nationale. Cette déclaration fait valoir qu’ « en fournissant le lieu, les ressources et le personnel apte à les soutenir, la bibliothèque permet à tous les individus, tout au long de leur vie et peu importe leur âge, leur statut social et leur provenance, de se former et de combler leurs besoins de connaissances, d’information et de perfectionnement. La bibliothèque est au cœur de la vie des gens. […] Les bibliothèques affichent un retour sur investissement significatif, et ce, sur les plans économique, éducatif, social, culturel et professionnel. La bibliothèque contribue à former des individus plus aptes à contribuer à l’essor de leurs communautés. » Or, ce geste de soutien symbolique semble avoir été posé à la légère, voire hypocritement, tant il apparaît incohérent avec cette nouvelle mesure d’austérité qui aura un impact qui se fera sentir dans la plupart des services au public de BAnQ.

  1. La numérisation et la diffusion. BAnQ contribue énormément à l’enseignement, la recherche et l’apprentissage grâce à ses projets de numérisation des collections patrimoniales, ses collections de cartes historiques et ses archives qui sont utilisées dans les écoles primaires, secondaires, les cégeps et les universités. La numérisation de notre patrimoine concrétise une véritable accessibilité universelle pour toute personne où qu’elle soit au Québec, ou ailleurs, en soutenant notre rayonnement international. Même s’il reste une équipe en place, des projets, par exemple, qui ont permis de rendre Le Devoir disponible en ligne ne seraient plus possibles dans les conditions actuelles. Le Devoir a été numérisé par l’équipe de la numérisation qui a été amputée.
  2. L’inclusion sociale et l’éducation. De nombreux postes ont aussi été supprimés à la Direction de l’éducation et de la programmation qui est en charge des relations avec la communauté et le milieu scolaire ainsi que des camps d’été. Ce sont précisément des services qui caractérisent le rôle social des bibliothèques d’aujourd’hui et que l’on bride ici, en suggérant, non sans insouciance, que ces coupures seront absorbées.
  3. L’accueil, la qualité de service et les conditions de travail globales des employés. Outre l’impact immédiat sur la vie des employés qui perdent leur emploi ou voient augmenter leur précarité (les temps partiels et surnuméraires seront très impactés), une diminution directe de la qualité du service est à prévoir avec moins de remplacements des employés absents, un encadrement et des périodes de formation initiale et continue des employés réduits à la limite combinés à de nouvelles incertitudes quant à l’avenir. L’ambiance générale ainsi que la qualité de l’accueil et du service ne peuvent que s’en trouver détériorées en dépit des efforts de gestion avisée ainsi que du dévouement et du professionnalisme de tous les employés. Car, répétons-le encore une fois, on se trouve déjà, à BAnQ, en situation de personnel géré au plus juste après cette quatrième vague de coupures.
  4. Le soutien aux bibliothèques québécoises et l’innovation. Comme l’a souligné la Corporation des bibliothécaires, l’élimination de ces postes à BAnQ « fait craindre en sa capacité d’assurer un leadership provincial pour le développement et la mise en application des meilleures pratiques et standards en matière de traitement de l’information, de description, de préservation, de diffusion et de mise en valeur de la culture québécoise. » BAnQ est le vaisseau amiral, pour reprendre l’expression de Lise Bissonnette, de toutes les bibliothèques au Québec. Quand on l’affaiblit, on les affaiblit toutes. La surcharge qui sera requise du personnel ne laissera plus de place pour l’innovation.

Quand le ministre juge que sa décision inique est responsable, on ne peut que lui répondre dans les mêmes termes que les opposants aux coupures à la bibliothèque centrale de Toronto ont, en mai dernier, lancés à la tête des libéraux ontariens : « Only in a Liberal world is a cut of $885,600 not a cut … ”. Les convictions de ce gouvernement sont, considérant le peu de cas que l’on fait de cette « institution clé de notre mémoire collective », de bien mauvais augure pour le renouvellement de la politique culturelle qui est en cours. Mais pas seulement pour cela.

Les impacts de cette décision seront beaucoup plus dévastateurs que l’on veut bien nous le laisser croire, et comme le laisse entendre le discours fabriqué par les communications que l’on a entendu dès 2014, à savoir que l’on aura recours à davantage de commandites, à la philanthropie pour financer les activités et à l’augmentation des contrats de location des espaces disponibles, des tarifs du stationnement… Cette vision de la monétisation d’une institution publique est troublante. Demanderait-on à une école d’être plus rentable ?

Ce n’est pas de cette manière que l’on finance et soutient une bibliothèque publique et nationale.

Le désengagement de l’État et le recours bruyant à la privatisation depuis quelques années, et dont le Square Banque Nationale en est le plus récent et plus bel exemple, sèment des logos dans l’espace public et les signes inquiétants de l’emprise néolibérale sur l’avenir de BAnQ, comme sur celui de nos bibliothèques et de nos biens communs, à travers elle.

Le gouvernement actuel renoue aussi avec une stratégie utilisée maintes fois par le passé consistant à passer la facture aux municipalités, pour mieux se soustraire à ses obligations en matière de bibliothèques. C’était le 19 août dernier, le Maire de Montréal bonifiait de 3 millions l’entente pour le fonctionnement de la Grande Bibliothèque qui a atteint un montant 11,4 M$. Le PM s’en souvient-il ? Et le Maire de Montréal ? Est-ce que la Ville de Montréal compense et fait les frais du désengagement de Québec ? Quels seront les impacts pour la population montréalaise dès lors qu’une bonification des services locaux a été annoncée avec cette généreuse cotisation ?

Ce n’est pas de cette manière que l’on finance et soutient une bibliothèque publique et nationale.

Qu’on se rappelle les « déficiences systémiques du modèle québécois en matière de lecture publique » (pour reprendre les termes de François Séguin qui vient de publier un ouvrage intitulé D’obscurantisme et de lumières : La bibliothèque publique au Québec des origines au 21e siècle), avec des institutions qui n’en finissent plus de rattraper leur retard par rapport à des équipements et des services dont bénéficient les citoyen.ne.s des autres sociétés développées comparables (en Ontario, en Colombie-Britannique, aux États-Unis, en Europe), et le gouvernement devrait, plus que jamais, assumer un « rôle de maître d’œuvre » en matière de bibliothèque nationale et publique.

Au premier ministre, qui a eu, selon ses propres dires, « la chance de grandir dans une famille qui valorisait la culture, la curiosité et la lecture » , nous demandons l’annulation des coupes de postes et de budgets à BAnQ ! Le gouvernement ontarien est revenu sur sa décision de couper la subvention à la bibliothèque publique de Toronto dès le lendemain de son annonce. Vous aussi le pouvez. BAnQ a trop souffert de coupures budgétaires et de négligences politiques au cours des dernières années, elle mérite un répit et un ré-investissement. La fréquentation de la Grande Bibliothèque, le prêt de documents, la consultation et l’utilisation des ressources numériques—plus d’un million de prêts de livres numériques l’année passée— ne cessent d’augmenter. Nous exigeons qu’une partie de ce surplus budgétaire de 2 milliards de dollars soit investi dans cette « institution clé de notre mémoire collective » qui joue un rôle essentiel dans la société québécoise.

#JeSoutiensBAnQ

Les 260 signataires

  1. Jacques Ammann, bibliothécaire
  2. Marie-Chantal Anctil, coordonnatrice
  3. Jonathan Appleby, technicien en documentation
  4. Élyse Arbic, Directrice-Fondatrice et écrivaine des Éditions Histoires de vie
  5. Émilie Arel, étudiante en techniques de la documentation, Cégep de Trois-Rivières et bachelière en arts
  6. Mathieu Arsenault, auteur
  7. Mario Asselin, technicien en documentation
  8. Rahma Atik, agente de secrétariat
  9. Danielle Attal, agente de bureau à la numérisation
  10. Caroline Aubé, technicienne en documentation
  11. Valérie Auclair, M.S.I. 2009, fondatrice des Mots clairs
  12. Jessica Audet, archiviste
  13. Martine Audet, aide-bibliothécaire et poète
  14. Claude Ayerdi-Martin, conseillère en ressources documentaires
  15. Élise Anne Basque, bibliothécaire en sciences et génie
  16. Josée Beaudet, technicienne en documentation
  17. Eric Beaudin, agent de bureau
  18. Maxime Beaulieu, bibliothécaire professionnel, chargé de cours à l’École des sciences de l’information, Université McGill
  19. Simon Beaulieu-Boisvert, conseiller en relations du travail
  20. Emilie Beaulieu Carpentier, technicienne en documentation
  21. Sophia Bédard, coordonnatrice Bibliothèque et Culture, Ville d’Acton Vale
  22. Ariane Bélanger, technicienne en muséologie et détentrice d’un certificat en archivistique
  23. Judith Bélanger, commis de bibliothèque
  24. Catherine Bernier, bibliothécaire en littératures de langue française, littérature comparée et études cinématographiques, Université de Montréal
  25. Gaëlle Bergougnoux, bibliothécaire
  26. Edwin Bermudez, étudiant en archivistique
  27. David Bernans, traducteur
  28. Marie-Michèle Bernier, bibliothécaire
  29. Serge Bertin, technicien en documentation retraité de la Bibliothèque nationale du Québec et ancien président de l’APTDQ ((Association professionnelle des techniciennes et techniciens en documentation du Québec)
  30. Chantal Bessette, technicienne en documentation
  31. Nancy Bilodeau, agente de bureau
  32. Robert G. Bilodeau, bibliothécaire
  33. Dominique Boily, spécialiste en moyens et techniques d’enseignement, Cégep de Terrebonne
  34. Anne-Marie Boisvert, bibliothécaire
  35. Annie Boivin, technicienne en documentation
  36. Mario Bolduc, médiathécaire, Société Radio-Canada
  37. Hugo Bonin, agent de bureau
  38. Chloé Bonnamy, bibliothécaire-stagiaire
  39. Maryse Bouchard, chef de division, culture et bibliothèques
  40. Simon Bouchard, médiathécaire
  41. Julie Boulanger, professeure de littérature
  42. Joëlle B. Boyer, préposée à l’accueil et technicienne en documentation, Bibliothèque de Beauharnois
  43. Sylvie-Josée Breault, bibliothécaire professionnelle
  44. Chantal Brodeur, chef de division Bibliothèques, Ville de Repentigny
  45. Hélène Brousseau, bibliothécaire responsable des systèmes et de la collection numérique, Artexte
  46. Guillaume Brunet, technicien principal Audiovisuel
  47. Justin Bur, chercheur en histoire urbaine
  48. K. Jane Burpee, coordonnatrice, conservation des données et communications savantes, Université McGill
  49. Marie-Sybille Buttner, étudiante en techniques de la documentation, Collège Lionel Groulx
  50. Geneviève Cadieux, bibliothécaire professionnelle
  51. Mylène Campbell, technicienne en documentation
  52. Marie-Pier Cantin, médiathécaire, Médiathèque et archives, Radio-Canada
  53. Nicolas Cantin, technicien en muséologie
  54. Daniel Canty, écrivain et artiste
  55. Alexandra Cardin, technicienne en traitement d’archives, American Heritage Center, Université du Wyoming
  56. Sophie Caron, médiathécaire
  57. Simon Carrière, commis de bibliothèque
  58. Lynn Chadwick. préposée à l’animation, bibliothèque Gaby-Farmer-Denis
  59. Ariane Chalifoux, bibliothécaire
  60. Ginette Chandonnet, bibliothécaire
  61. Vincent Chapdelaine, bibliothécaire et entrepreneur en innovation sociale
  62. Olivier Charbonneau, bibliothécaire, Université Concordia
  63. François Charbonnier, chargé de projet, bibliothécaire professionnel
  64. Julie Charron, technicienne en documentation
  65. Emmanuel Château-Dutier, professeur adjoint en muséologie numérique, Université de Montréal
  66. Lëa-Kim Châteauneuf, bibliothécaire professionnelle
  67. Anne-Laure Chiappini, technicienne en documentation
  68. Izidor Cirnatiu, bibliothécaire
  69. Michel Claveau, bibliothécaire retraité 
  70. Marilyne Coté, bibliothécaire professionnelle
  71. Simon Côté-Lapointe, candidat au doctorat en sciences de l’information, Université de Montréal
  72. Lyne Croussette, coordonnatrice culturelle, Service des loisirs et Responsable – Bibliothèque de la Ville de Delson
  73. Natalia Andrea D’Agnese étudiante, certificat en archivistique, EBSI
  74. Normand Daigneault, agent de bureau
  75. Dany David, secrétaire de direction
  76. Josiane Descôteaux, médiathécaire
  77. Benoit Desgreniers, bibliothécaire
  78. Luc Desjardins, médiathécaire au Service des archives de la Société Radio-Canada
  79. Dominique Désorcy, opératrice à la numérisation
  80. Patrick Desrosiers, bibliothécaire professionnel
  81. Karine Dubé, archiviste, Archidata
  82. Christine Durant, bibliothécaire professionnelle
  83. Lyne Da Sylva, professeure, EBSI, Université de Montréal
  84. Gilles Douaire, programmeur online (Ubisoft)
  85. Patrick Dubé, directeur, Maison de l’innovation sociale
  86. Mathieu Dubreuil, conseiller pédagogique en science et technologie
  87. Josée Dugas, technicienne en documentation
  88. Isabelle Durocher, technicienne en documentation
  89. Mariouche Famelart, bibliothécaire, bibliothèque Jean-Corbeil 
  90. Pascale Félizat-Chartier, bibliothécaire professionnelle
  91. Marie-Claude Felton, Ph.D., Research Associate and Project Manager – Early Modern Conversions, McGill University
  92. Monique Filiatrault, bibliothécaire
  93. Mireille Filion, préposée au prêt, bibliothèque Gaby-Farmer-Denis
  94. Marie-Josée Ferron, médiathécaire
  95. Eugénie Fortin, bibliothécaire professionnelle
  96. Patrice Foucault, commis aux Archives à Radio-Canada
  97. Anne-Marie Fournier, coordonnatrice de la Bibliothèque Municipale de Rigaud
  98. Pascale Fournier, technicienne en documentation
  99. Francesca Frati, bibliothécaire en sciences infirmières, Université McGill
  100. Caroline Gadoury, bibliothécaire professionnelle
  101. Carole Gagné, bibliothécaire
  102. Marc Gagnon, technicien en documentation, bibliothèque François-Hertel, Cégep de La Pocatière
  103. Marjorie Gauchier, bibliothécaire de droit, Université de Montréal
  104. Mathieu Gauthier-Pilote, informaticien
  105. Philippe Gauthier, D. Sociologie, professeur, Directeur, groupe design ∩ société, Université de Montréal
  106. Claude Gauvreau, agent d’information à l’UQAM
  107. Jean-Sébastien Gemme-Guimond, technicien en documentation
  108. Anne-Marie Gérin, technicienne en documentation
  109. Catherine Girard Ratté, bibliothécaire
  110. Miguel Gosselin Dionne, Bibliothécaire professionnel
  111. Pierre Graveline, directeur général, Fondation Lionel-Groulx
  112. Suzanne Grégoire, technicienne en documentation
  113. Marjorie Grenier-Massicotte, rédactrice aux archives numérisées
  114. Michael Groenendyk, bibliothécaire en entrepreneuriat, Université McGill
  115. Myrian Grondin, bibliothécaire de référence, Université de Montréal
  116. Édith Guérin, agente de bureau
  117. Louise Guillemette-Labory, bibliothécaire professionnelle, directrice des Bibliothèques de Montréal et membre du CA de BAnQ de 2002 à 2015
  118. Marilou Guillet, agente de secrétariat
  119. Younes Haloui, agent de bureau
  120. France Hamel, technicienne en documentation
  121. Jean Claude Hardy, analyste en procédés administratifs
  122. Louise Hautcoeur, technicienne en documentation
  123. Nicolas Hébert, bibliothécaire
  124. Sylvie Hébert, technicienne en documentation
  125. Andrea Higuera, technicienne en architecture
  126. Katia Huber, bibliothécaire
  127. Jessica Huneault, propriétaire de la firme Huneault design + collaboration
  128. Nathalie Jacob, biblothėcaire
  129. Luc Jodoin, bibliothécaire professionnel
  130. Vana Ké, bibliothécaire professionnelle
  131. Sophie Kurler, bibliothécaire professionnelle
  132. Louis L’Heureux, médiathécaire, Médiathèque et Archive, Radio-Canada
  133. Lucie Laberge, technicienne principale en muséologie
  134. Éric Labonté, bibliothécaire professionnel
  135. Marie Hélène Labory, bibliothécaire
  136. Isabelle Lafontaine, technicienne en informatique
  137. Marie-Hélène Lamarre, technicienne en documentation
  138. Karine Lamontagne, bibliothécaire, responsable de la bibliothèque de l’ENAP Montréal
  139. Valérie Lampron, bibliothécaire 
  140. Audrey Laplante, professeure, EBSI, Université de Montréal
  141. Jean-Michel Lapointe, bibliothécaire universitaire, UQÀM
  142. Vincent Larivière, professeur, EBSI, Université de Montréal
  143. John Latour, bibliothécaire
  144. Amélie Lavoie, technicienne en documentation
  145. Michel Lefebvre, bibliothécaire
  146. Michèle Lefebvre, bibliothécaire
  147. Benjamin Legault, technicien en documentation
  148. Ariane Legault-Venne, bibliothécaire professionnelle
  149. Annick Lemay, chef de division – bibliothèque, ville de Vaudreuil-Dorion
  150. Nathalie Lemay, archiviste, analyste en gestion de documents, Services français de Radio-Canada
  151. Marie-France Lépine, bibliothécaire professionnelle
  152. Eric Leroux, professeur agrégé, EBSI, Université de Montréal
  153. Guy Lesieur, agent de bureau
  154. Michaela Leuprecht, citoyenne engagée en littératie et rat de bibliothèque
  155. Cécile Lointier, chef de section, bibliothèque Père-Ambroise
  156. Marie-Claire Loiselle, technicienne en documentation
  157. Kamal Lounaci, bibliothécaire spécialiste en métadonnées
  158. Joachim Luppens, bibliothécaire
  159. Andrée Malenfant, agente de bureau
  160. Katia Marcil, médiathécaire
  161. Magdeleine Marcotte, préposée au prêt, bibliothèque Gaby-Farmer-Denis
  162. Rémy Marcotte, bibliothécaire professionnel
  163. Odette Marois, responsable de la bibliothèque Gaby-Farmer-Denis
  164. Jean-Pierre Marquis, professeur, département de philosophie, Université de Montréal
  165. Marie D. Martel, professeure, EBSI, Université de Montréal 
  166. Nathalie Martin, bibliothécaire 
  167. Sabine Mas, professeure agrégée, EBSI, Université de Montréal
  168. Sara Mathieu,  technicienne en documentation
  169. Simon Mayer, bibliothécaire
  170. Caroline Ménard, bibliotechnicienne
  171. Louise-Marie Ménard, technicienne en archivistique
  172. Marie-Ève Ménard, bibliothécaire universitaire en histoire et histoire de l’art
  173. Diane Mercier, Ph. D., docteure en sciences de l’information
  174. Florence Mercille-Perrault, commis
  175. Pascale Messier, bibliothécaire
  176. Alexandre Méthé, bibliothécaire professionnel
  177. Patricia Miles, bibliothécaire, promotion 1999, Hydro-Québec
  178. Auréane Mimeault-Gauvin, technicienne en documentation
  179. Dave Mitchell, bibliothécaire
  180. Richard Morin, bibliothécaire
  181. Isabelle Morrissette, bibliothécaire professionnelle
  182. Michael David Miller, bibliothécaire en littérature française, sciences économiques & études LGBTQ+, Université McGill 
  183. Danielle Noiseux, bibliothécaire-coordonnatrice, Université de Montréal
  184. Sophie Normandin, archiviste
  185. Dalya Ok, agente de bureau
  186. Luis Olazo Baldwin, bibliothécaire professionnel
  187. Jean Nicholas Otis, bibliothécaire professionnel, Archéotec Inc.
  188. Yves Otis, consultant
  189. Guillaume Ouellet, bibliothécaire professionnel
  190. Martin Ouellet, agent de bureau
  191. Reina Ouimet, agente de secrétariat
  192. Souad Ourahma, Bibliothécaire M.S.I
  193. Marie-Hélène Parent, bibliothécaire professionnelle
  194. Véronique Parenteau, bibliothécaire professionnelle
  195. Andréa Pelletier, bibliothécaire
  196. Pierre Perrault, agent de bureau, commis et photographe
  197. Marianne Phénix, médiathécaire
  198. Christine Picard, libraire, Librairie Buroplus Lanaudière de Joliette
  199. Mylène Pinard, bibliothécaire professionnelle, Université McGill
  200. Josée Plamondon, bibliothécaire et consultante en exploitation de contenu numérique
  201. Marc Plana, technicien principal en audiovisuel
  202. Joanne Poirier, agente de secrétariat
  203. Marjolaine Poirier, étudiante au doctorat en histoire de l’art, UQAM
  204. Irina Pop, bibliothécaire professionnelle 
  205. Marie-Pierre Poulin, bibliothécaire, Goethe-Institut Montréal
  206. Sébastien Proulx, professeur, The Ohio State University
  207. Marie-Claude Ratté, bibliothécaire
  208. Catherine Ratelle-Montemiglio, bibliothécaire professionnelle
  209. Jessica Régimbald, restauratrice
  210. Tourmaline Ren, bibliothécaire
  211. Marie-Claude Rioux, Restauratrice
  212. Stéphane Rioux, médiathécaire Radio-Canada
  213. Valérie Rioux, bibliothécaire professionnelle
  214. François Rivard, technicien principal en informatique
  215. Marc-André Robert, professeur, Département des techniques de la documentation, Collège de Maisonneuve
  216. Mylène Robichaud, agente de secrétariat
  217. Alexis Robin-Brisebois, bibliothécaire
  218. Benoit Rochon, président, Wikimédia Canada
  219. Lysanne Roux, bibliothécaire
  220. Judith Roy, médiathécaire
  221. Sylvie Roy, bibliothécaire professionnelle
  222. Roxanne Ruel, agente de bureau, traitement matériel
  223. Stéphane Ruest, technicien en documentation
  224. Andrée Sabourin, bibliothécaire
  225. Maxime St-Jacques Couture, coordonnateur Fab Lab, Bibliothèque de Brossard
  226. Catherine St-Pierre, agente de bureau
  227. Anaïs Salamon, chef de la bibliothèque d’études islamiques, Université McGill
  228. Alexandra Satre, scientifique des données
  229. Fannie Sauvé, bibliothécaire professionnelle
  230. Réjean Savard, professeur honoraire, EBSI, Université de Montréal
  231. Dominique Scarfone, professeur honoraire, Université de Montréal
  232. Valérie Schiltz, journaliste et étudiante à l’EBSI, Université de Montréal
  233. Jean-Sébastien Sauvé, étudiant et bibliothécaire, EBSI et ÉTS
  234. Marjolaine Séguin, bibliothécaire scolaire
  235. Julie Sélesse-Desjardins, bibliothécaire
  236. Céline Simonet, bibliothécaire professionnelle
  237. Michael E. Sinatra, professeur littératures et langues du monde, Université de Montréal
  238. Yan Smith, technicien en documentation
  239. Omar Soto-Rodriguez, bibliothécaire, directeur de bibliothèque
  240. Julie-Pier St-Georges, bibliotechnicienne 
  241. Sophie Talbot, M. Arch 
  242. Catherine Talon-Bergeron, technicienne en documentation 
  243. Yves Tanguay, directeur général, Médiathèque Maskoutaine
  244. Josée Tardif, réviseure, rédactrice et traductrice
  245. Mathieu Thomas, bibliothécaire
  246. Hélène Tremblay, bibliothécaire
  247. Martine Tremblay, technicienne en documentation, Collections patrimoniales
  248. Mélanie Tremblay, technicienne principale en informatique
  249. Nathalie Tremblay, architecte
  250. Roxane Tremblay, bibliothécaire professionnelle
  251. Sophie Trolliet-Martial, bibliothécaire de liaison, Université McGill
  252. Mihai Turculet, agent de bureau
  253. Simon van Bellen, agent de recherche et chargé de cours, GEOTOP-Université du Québec à Montréal
  254. Frantz Voltaire, directeur du Centre International de documentation et d’Information haitienne,caribéenne et afrocanadienne (CIDIHCA)
  255. Gisel Villalobos, bibliothécaire, M.A., M.S.I.
  256. Lionel Villalonga, président, LVI Information inc.
  257. Natalie Waters, bibliothécaire en chef, Bibliothèque Schulich des Sciences physiques, des Sciences de la Vie, et de Génie, Université McGill
  258. Bob W. White, Ph.D, professeur, département d’anthropologie, Université de Montréal
  259. Andréa Winiarz, M.S.I. bibliotechnicienne
  260. Daniela Ziegler, bibliothécaire