Les 100 ans de la première bibliothèque publique francophone de Montréal

En ce 13 mai 2017, quelques fans se sont rassemblés sur le parvis de l’Édifice Gaston-Miron pour commémorer le centenaire de la première bibliothèque publique francophone de Montréal. Le 13 mai 1917, cette nouvelle bibliothèque publique, gagnée au terme de « luttes acharnées » pour reprendre les mots de Éva Circé-Côté, était inaugurée en présence du Maréchal Joffre, vainqueur de la Marne, héros de la première guerre.

Pour l’occasion, nous avons lu le récit de cette inauguration telle qu’elle est décrite dans un ouvrage récent de François Séguin, D’obscurantisme et de lumières : La bibliothèque publique au Québec des origines au 21e siècle (Hurtubise, 2016, p. 490-491). Nous avons fait résonner, tout particulièrement, un extrait de l’allocution emphatique du bibliothécaire en chef, Hector Garneau, petit fils de l’historien national  :

M. Le Maréchal,

La Ville de Montréal met son orgueil et sa joie à posséder maintenant la première bibliothèque municipale française qui soit en Amérique. Mais la plus belle gloire de notre bibliothèque sera toujours d’avoir été inaugurée par le soldat sublime devant lequel s’incline l’humanité, par le fils adoré de cette France que nous aimons comme nos pères l’aimaient au jour de son berceau, et qui, après nous avoir donné Jacques Cartier et Champlain, et d’Iberville, Montcalm et Lévis, Maisonneuve et Lasalle, Frontenac, nous envoie aujourd’hui la plus grande figure de son génie militaire et de son âme héroïque, le Maréchal Joffre […]

34254745630_0df629f48a_zJ’ai aussi souligné que ce « palais des livres » avait été fondé sur la philosophie de la bibliothèque publique c’est-à-dire sur « […] la conviction profonde que l’homme est un être rationnel qui pourra être placé devant un éventail suffisamment large de savoir pour qu’il puisse en tirer librement, selon ses besoins, les possibilités culturelles, éducatives, « informationnelles » et récréatives propre à fonder son autonomie au sens le plus large du terme, permettant son épanouissement et , partant, celui de la collectivité à laquelle il appartient. » – comme l’a exprimé jadis André Castonguay, ancien professeur à l’EBSI, en commentant ces événements. (« La bibliothèque publique et les Québécois », Documentation et bibliothèques, vol. 19, no 4, 1973, p. 149 tiré de Lecture et culture au Québec par Marcel Lajeunesse, p. 218).

Eugène Payette fut l’architecte de cette première bibliothèque publique de Montréal, mais aussi celui de la bibliothèque St-Sulpice, inaugurée quelques années plus tôt sur la rue St-Denis. Marcel Lajeunesse nous rappelle que la création de cette dernière, fondée par les sulpiciens, 33830282673_bd1a2e0911_m« avait pour objectifs, parmi d’autres évidemment, d’empêcher la fondation d’une bibliothèque publique, laïque, neutre et municipale, « en la rendant inutile ». » (2004, 114) La bibliothèque St-Sulpice, en tant que bibliothèque catholique et opposée aux principes du libre-arbitre et de l’autonomie des agents, ne peut, à cet égard, revendiquer le titre de première bibliothèque publique francophone de Montréal.

La célébration de cet après-midi a été précédée d’une série de recherches pour valider les dates de la livraison du bâtiment, de l’inauguration et celle de l’ouverture de la bibliothèque de Montréal au public. Pour dire la vérité, certaines zones d’ombres persistent encore, nous y reviendrons sans doute.

Les archives vivantes

  • Un aperçu de cette activité qui s’est prolongée en cartopartie avec OpenStreet Map Montréal a été mis en mémoire ici :

 

  • Les photos présentées ici proviennent de l’album sur Flickr réalisé par Léa-Kim Châteauneuf (merci!) en licence cc-by-sa.
  • D’autres photos captées par Benoit Rochon sont également visibles sur Wikicommons.

Récit visuel de la bibliothèque publique de Klostergården à Lund #design_suédois

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Complété en 2014, le projet de Klostergårdend poursuit la vision décrite dans l’article précédent. « [I]nclusive et accueillante pour tous les citoyens », cette bibliothèque tiers lieu incarne « un lieu pivot et un point de rencontre au coeur du voisinage. » Elle se distingue, en outre, par :
1. Le partenariat dans la communauté : « La nouvelle bibliothèque se veut beaucoup plus que « juste » une bibliothèque – Coopération étroite et collaboration étaient nécessaires et ont été mis en place avec le service local de garderie après l’école. »
2. Le rayonnage organique qui favorise le marchandisage et la recommandation de lecture indirecte.
3. Meröppet på biblioteket. Une carte spéciale qui permet aux abonné.e.s  d’accéder à la bibliothèque en dehors des heures d’ouverture. Le design au service de la confiance.

L’art de la bibliothèque ou le design suédois en 10 leçons

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Elle est intéressante, comme dirait mon collègue Romain Gaillard de la Canopée quand je lui ai demandé son avis sur la bibliothèque publique de Lund en Suède. Ce n’est pas une bibliothèque qui se distingue par son caractère innovant, en effet, mais par une maîtrise actualisée des fondamentaux de la bibliothèque traditionnelle, un savoir-faire que bien des bibliothécaires qui résistent au changement ne démontrent pourtant pas toujours.

Voici les leçons de la bibliothèque publique de Lund esquissées en 10 points :

1. La fonction de tiers lieu. Une ambiance conviviale, de l’espace pour se sentir libre et penser. Des stratégies d’aménagement et du mobilier domestique qui rappellent le confort de la maison. On peut y boire et manger. La présence d’un café, un grand nombre de sofas et des tables rondes supportent la sociabilité et même une forme d’intimité. Ce n’est pas un tiers lieu de création, mais elle incarne la bibliothèque communautaire typiquement conçue comme centre d’information et de culture locale.

La grande force de cette bibliothèque réside dans une réflexion aboutie sur la manière d’intégrer un système de la recommandation de lecture, directe et indirecte, dans l’aménagement à travers trois composantes essentielles qui sont inter-reliées : le marchandisage, la curation et l’aide au lecteur. Quand on tient à ses collections, il est intéressant, en effet, de faire davantage que du stockage.

2. Le marchandisage. Rien que chez les adultes, une vingtaine de dispositifs de type présentoirs, power wall, etc. , s’inspirant de l’univers marchand, donne un effet de librairie, favorise la valorisation et le bouquinage. Ce parti pris pour l’étalage et la présentation frontale des documents peut sembler généreux dans une bibliothèque qui fait à peu près 1 500 m.c. Mais c’est plutôt le gage d’une meilleure performance transactionnelle supportée par une expérience plus satisfaisante qui stimule l’emprunt.

Ce mobilier est disposé dans les quatre zones jugées stratégiques pour le marchandisage : à l’entrée, près du comptoir de services, dans l’aire de circulation et au bout des rayonnages.(1) Les présentoirs sont sur roulette de manière à permettre une reconfiguration de l’espace. On est loin d’un aménagement négligé avec un ou deux présentoirs statiques, ou tables incongrues, comme on est habitué de voir, avec des nouveautés qui sortent de toute façon.

3. La curation. Les contenus des présentoirs et du mobilier qui assurent la recommandation de lecture indirecte sont sélectionnés en fonction de diverses thématiques localement pertinentes et en phase avec l’actualité. On exploite, et on valorise en même temps, les compétences des bibliothécaires en matière de curation autrement qu’en proposant les nouveautés ou les documents récemment retournés par les usagers.

4. L’aide au lecteur. Les bibliothécaires qui assurent l’aide au lecteur sont positionnés près d’une station en mode « assis-debout ». Les études indiquent que ce mobilier de type « coin » ou « bistro » ou « bar » (corner en anglais) est plus invitant et moins intimidant pour les usagers, qui seront plus enclins à venir y poser des questions, que le type « bureau » que l’on retrouve pourtant encore dans la grande majorité des bibliothèques. Et une affichette précise qu’ils sont là pour faire de la recommandation de lecture – et non pas pour les trente-six autres tâches qui, manifestement, les accaparent et qui font que l’on n’ose plus les déranger à la fin.

5. L’appropriation active des collections. Du côté des jeunes, les collections s’inscrivent dans un parcours de découverte qui se confond avec un terrain de jeu intérieur. L’espace pour l’heure du conte est accessible seulement à travers une porte d’armoire qui s’ouvre avec une clé magique.

6. La place du jeu. Parcours ludique chez les jeunes, glissade, jeu vidéo, terrain de jeu extérieur et jeu d’échec grandeur nature sur la place publique, autant de propositions qui contribuent à la participation des usagers.

7. L’intégration urbaine. La localisation est optimale entre la gare et la cathédrale. La zone de transition entre la bibliothèque et la ville est animée : celle-ci est posée sur un stationnement et un parc à vélos, entourée par une place publique et un parc relié à la terrasse extérieure qui prolonge le café.

8. La performance. Un patio intérieur offre un lieu de rassemblement et d’animation baigné de lumière naturelle et orné d’un jardinet.

9. Le café. Le café est un vrai café, qui fonctionne par le biais d’une concession, et non pas un coin alimentaire avec des machines distributrices ou autres tentatives hésitantes, mal planifiées et peu convaincantes.

10. L’espace pour les ados. Il donne envie de « chiller. » C’est le but. Pas de lab? Pour le moment, on propose des activités de type maker. Le fait est, m’a-t-on candidement expliqué, que Lund est une ville paquetée d’universitaires, et bizarrement, par mimétisme semble-t-il, la lecture présente un degré très élevé de coolitude chez les jeunes. On n’a pas encore besoin de faire comme à Stockholm.

D’autres images de cette rénovation réalisée en 2012 sont accessibles ici.

  1. Ross, C. S.; Chelton, M. K., « Reader’s advisory: Matching mood and material », Library Journal 126 (2)

Le Design Thinking en bibliothèque et en français, un zeugme à retenir !

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Transformer les bibliothèques publiques pour en faire des projets de sociétéculturedesign et des «tiers lieux» par le biais de démarches participatives est un des nouveaux défis de la bibliothéconomie et…du design ! Pour le relever, on peut avoir recours à l’approche IDEO dont le processus de design thinking est maintenant disponible dans une traduction [à la] française : « Design Thinking en bibliothèque ».

Le contexte (en quelques énumérations inévitables)

Que ce soit à Montréal ou ailleurs dans le monde, la programmation des services et des espaces des bibliothèques (universitaires, publiques ou scolaires) tendent à s’appuyer sur des démarches visant à faire participer les parties prenantes : citoyens, publics, communautés, acteurs, institutions, etc. Différents processus de cocréation, codesign, laboratoire vivant, résidence, etc. ont été conduits depuis quelques années dans le but de créer une nouvelle génération de bibliothèques « tiers lieux» appropriées aux nouveaux usages.

Les motivations qui justifient ces démarches participatives sont multiples : développement durable, acceptabilité sociale, éducation, empowement, innovation, innovation technologique, innovation sociale, exclusion/inclusion sociale, culture numérique, planification urbaine, etc.

Les approches participatives accessibles sur le marché de l’innovation sont élaborées à partir d’une variété de disciplines : sciences de l’information, sociologie, sciences de la gestion, développement communautaire, sciences du design, design de systèmes, etc.

La société américaine IDEO qui propose la conduite de projets d’innovation à partir d’un ancrage dans le domaine de la gestion, des affaires et de la technologie, est un des joueurs les plus réputés en matière de design thinking. Cette approche se conçoit comme centrée sur l’humain :

« Design thinking is a human-centered approach to innovation that draws from the designer’s toolkit to integrate the needs of people, the possibilities of technology, and the requirements for business success. » — Tim Brown, président de IDEO

Qu’est-ce que le design thinking ?

En guise de démarrage, on explique les grandes lignes de cette approche centrée sur l’humain dans les termes suivants :

Le design thinking est une méthode créative qui permet de mettre en place des services innovants en bibliothèque. L’innovation est un phénomène qui se situe à l’intersection de trois facteurs : la désirabilité, la faisabilité et la viabilité. Autrement dit, quand une offre est désirable, quand elle est économiquement viable et quand elle est techniquement réalisable, les conditions sont réunies pour innover.

 

Le coeur de la méthode consiste à rencontrer des gens et à les observer pour comprendre leurs besoins, à fabriquer des prototypes et à les tester pour les améliorer. Les usagers sont au centre de ce processus, c’est pourquoi il va de pair avec une philosophie que nous appelons le « design centré sur l’humain. » Tout cela peut paraître intimidant à première vue, mais il s’agit en fait d’une démarche extrêmement intuitive basée sur l’empathie. Elle mobilise des dispositions que nous avons tous naturellement, mais que nous avons tendance à sous-exploiter, comme l’intuition, l’intelligence émotionnelle ou le goût pour l’action.

 

Le design thinking, c’est aussi une certaine façon de penser qui implique de voir le monde comme un designer. Pour cela, il n’est pas nécessaire d’avoir un don artistique, il suffit d’être ouvert à l’inconnu et créatif face à l’imprévu. Adopter cet état d’esprit permet d’envisager les problèmes comme des opportunités et de gagner la confiance en soi nécessaire à l’innovation. Cette façon de faire est probablement à l’opposé de votre mode de travail habituel. Le fait de ne pas savoir à l’avance où vous aboutirez peut être déstabilisant, mais vous devez faire confiance au processus.

Le processus de design thinking en tant que tel réfère à un ensemble de phases superposées, qui s’articulent autour de trois étapes principales : l’Inspiration, l’Idéation et l’Itération :

  • La phase d’inspiration consiste à comprendre les besoins de vos usagers en les observant, en dialoguant avec eux et en vous renseignant sur ce qui se fait ailleurs.

  • La phase d’idéation consiste à reformuler vos constats, à élaborer un concept et à lui donner une forme concrète en réalisant un prototype rapide.

  • La phase d’itération consiste à tester votre prototype avec vos usagers afin que vos expérimentations successives soient de plus en plus proches du résultat final que vous souhaitez atteindre. (Préface, Le Design Thinking en bibliothèque)

 

La méthode se veut centrée sur l’usager/l’humain, fondée sur la pratique, expérimentale, favorisant un état d’esprit libre de tous préjugés, résolument créatif, foncièrement optimiste. 

Design Thinking en bibliothèque

La publication de cette trousse d’outils IDEO, réalisée avec soin, représente une occasion bienvenue et fort séduisante d’explorer et de pratiquer le design thinking pour repenser les services, les programmes d’activité, les espaces, les structures et les organisations. Elle adopte la forme d’un kit composé 1) d’un manuel décrivant les principes et le modèle de la démarche, 2) d’un livret d’accompagnement incluant des fiches d’activités et 3) d’un feuillet d’appropriation rapide intitulé « Design Thinking en un clin d’oeil ». À partir de consignes et d’outils simples, on soutient qu’il est possible d’adopter une posture de designer et d’apprendre à réaliser un projet appuyé par des entretiens, des animations créatives, des prototypes, des projets pilote, etc.

IDEO a adapté son modèle-type en sollicitant les bibliothécaires de Aarrhus (Danemark) et de Chicago (États-Unis) et en les formant au design thinking. Les responsables des bibliothèques impliquées n’ont pas manqué de faire valoir les bénéfices de cette méthode et, plus généralement, de  la participation en design. Rolf Hapel de la bibliothèque d’Aarhus présente deux avantages de ces pratiques :

d’abord, leurs demandes [des usagers] sont prises au sérieux et entendues. Ils sont considérés comme des acteurs dans le processus de transformation de la bibliothèque et pas seulement comme des consommateurs passifs. Par conséquent, il y a un premier bénéfice qu’on pourrait qualifier de démocratique. Le second bénéfice vient du fait que les avis des usagers ont permis de mettre en place des services nouveaux ou de meilleure qualité. (Design Thinking en bibliothèque, IDEO, 2015, p. 19)

Brian Bannon, un des responsables des bibliothèques de Chicago, poursuit dans le même sens :

Si on fait le point sur notre première année de collaboration avec IDEO et Aarhus, on peut dire avec certitude que notre public a bénéficié de services nouveaux et redynamisés. L’impact positif sur notre culture professionnelle est un phénomène que nous n’avions pas vraiment anticipé. Le fait d’encourager les bibliothécaires à innover, de leur confier des outils et des responsabilités nouvelles est une véritable révolution. Nos succès, mais aussi les échecs dont nous avons tiré des leçons, ont renforcé la conviction que nous sommes capables tous ensemble de poser de nouvelles bases pour la lecture publique à Chicago. (Design Thinking en bibliothèque, IDEO, 2015, p. 19)

 

La bibliothécaire Nicole Steeve souligne à son tour l’intérêt du design thinking face à cette tendance, répandue du côté du personnel en bibliothèques, qui consiste à prétendre connaître mieux que les usagers eux-mêmes leurs attentes en matière de services. Le design thinking permet de déjouer cette usurpation de la parole et des besoins en recourant à un processus qui ramène l’usager au coeur du projet :

« Maintenant que j’ai réalisé plusieurs projets, j’ai l’impression de mieux comprendre la logique qui sous-tend cette démarche. N’importe qui peut avoir l’idée de mettre en place un atelier de création artistique pour les adolescents ou d’installer des canapés dans un laboratoire de langues. Mais si ces décisions ne s’appuient PAS sur le design thinking, vous risquez de ne pas avoir de bons arguments pour les défendre. Grâce au design thinking, ces choix sont le résultat d’échanges avec des usagers et d’expérimentations. C’est très important parce que dans le monde des bibliothèques, nous nous interrogeons sans cesse sur la pertinence de nos actions. Le design thinking est une méthode de résolution des problèmes et de prise de décision qui nous aide à faire des choix pertinents et où on ne se contente pas de présumer qu’un projet – quel qu’il soit – répond bien aux besoins des usagers. »

Le guide de design thinking propose une schématisation des bénéfices potentiels de cette approche pour la bibliothèque et pour les usagers.

Codesign dans les bibliothèques de Montréal

Dans cette traduction française, on s’est attaché à renouveler les exemples et les références en puisant dans le contexte francophone. Le processus de codesign mené dans le cadre du projet de la bibliothèque de Pointe-Saint-Charles y figure. Depuis 2014, en effet, près d’une dizaine de démarches participatives de cette nature se sont déroulées à Montréal pour réinventer les bibliothèques avec les citoyen.ne.s et les communautés. Cet énorme chantier démocratique vise à soutenir l’adaptation des bibliothèques en réponse aux nouveaux usages et aux nouvelles aspirations des habitants dans une perspective de développement durable.

LE CO-DESIGN À LA BIBLIOTHÈQUE DE POINTE-SAINT-CHARLES: http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/PAGE/ARROND_SOU_FR/MEDIA/DOCUMENTS/BIBLIO_SC_RAPPORT_CO-DESIGN_SANSVIDEO2.PDF

 

Expédition apprenante dans les nouvelles bibliothèques de Toronto

Voici une présentation sur les nouvelles bibliothèques de la Toronto Public Library et sur le Student Learning Center de l’Université Ryerson réalisée au retour de cette « expédition apprenante » qui a eu lieu les 20 et 21 octobre 2015.