Les bibliothèques à bâbord!

La revue À bâbord !, no. 78, mars 2019

Le numéro 78 (mars 2019) de la revue À bâbord!, Quand l’art se mêle de politique, est à lire de la première à la dernière page. Je souligne en passant l’article : Ma censure bien aimée (Philippe de Grosbois); Le travail invisible : angle mort des luttes sociales ? (Camille Robert), Élargir les frontières de la démocratie (Mouloud Idir).

À noter un article portant sur Marie-Claire Daveluy (1880-1968) : Une historienne féministe par Louise Bienvenue, qui fut aussi bibliothécaire, et dont j’ai apprécié la justesse de la conclusion :

Au vu de telles réalisations, pourquoi une mémoire si oublieuse? Cela tient sans doute à son positionnement idéologique. Ardente nationaliste et fidèle catholique, Daveluy se rattache aisément à une école traditionaliste dont le crédo s’accorde mal aux sensibilités progressistes actuelles. Pour cette raison, elle est moins célébrée que d’autres figures féministes de son époque , comme Idola Saint-Jean (À bâbord!, no 72), Éva Circé-Côté et Léa Roback (À bâbord!, no 68), plus clairement campée à bâbord. Mais n’est-il pas temps d’élargir cette compréhension trop restrictive de l’histoire du féminisme et d’inclure Marie-Claire Daveluy au panthéon des pionnières de la cause de femmes au Québec. p. 24

Dans la foulée, mon intention était également de signaler que le numéro 73 de la revue À bâbord ! avec le dossier Bibliothèques : Enjeux et mutations est désormais accessible en ligne . Le dossier est introduit en ces termes :

Couverture : CC-BY-SA, Marius Gossier, Yannick Delbecque, Anne-Laure jean, 2005, 2008

« Les bibliothécaires et les archivistes, qu’ils ou elles viennent du monde universitaire, municipal ou communautaire, se trouvent souvent à défendre des visions sociales qui entrent en contradiction avec l’idée que cette institution publique doit demeurer neutre. À notre époque, ils et elles doivent souvent subir en silence les conséquences du néo- libéralisme triomphant, qui affectent leur milieu de travail comme le reste de la société.
Aujourd’hui plus que jamais, les bibliothèques sont en pleine mutation. La manière d’accomplir chacune de leurs missions se transforme au contact du numérique et de l’Internet, entre autres. Dans ce dossier, À bâbord! donne la parole à des praticien·ne·s et penseurs·euses de ce milieu afin qu’elles et ils puissent témoigner des nouvelles pratiques et des changements qui s’opèrent présentement dans les bibliothèques »

Voici le sommaire de ce dossier auquel j’ai participé avec plusieurs collègues :

  • Quand la bibliothéconomie devient critique / Jean-Michel Lapointe et Michael David Miller
  • Rien n’est permanent, sauf le changement / Lëa-Kim Châteauneuf
  • Des jeux ? Voyons donc ! / Claude Ayerdi-Martin
  • Archives. Des alternatives à l’exclusion officielle / Anne Klein et Annaëlle Winand
  • Le droit de parole / Gaëlle Bergougnoux
  • La petite séduction ou les enjeux en région / Aline Crédeville
  • De l’éclatement au rassemblement / Sharon Hackett
  • On n’a pas tous les livres, mais on n’en a que des bons / Collectif de la bibliothèque DIRA
  • Pour le libre accès aux publications scientifiques / Émilie Tremblay
  • Diversité et inclusion pour transformer les bibliothèques publiques / Marie D. Martel

Art et féminisme 2019 : Femmes en rouge #wikipédia #femmesenrouge #womeninred

Rendez-vous le 12 mars, 2018 de 11h45-13h à l’EBSI, Université de Montréal, 3150, rue Jean-Brillant, Pavillon Lionel-Groulx, salle C-2027 de 11h45 à 13h00 pour un éditathon express dans le cadre de la campagne Art et féminisme 2019. Consultez la page projet pour plus d’informations.

Je profite de l’occasion pour partager l’intégralité de cet texte de Simon Villeneuve (merci !) qui partage son point de vue sur la question du biais de genre sur Wikipédia – et d’autres projets connexes :

8 mars 2019 Dans le cadre de la journée internationale des femmes, j’aborde le sujet du biais de genre sur Wikipédia. Je fais un compte-rendu de la problématique, donne accès à de nouvelles statistiques sur le sujet et suggère des pistes de solution pour réduire le fossé des genres (gender gap).

FosséDiagramme Gender Gap FR.png

Je m’intéresse sérieusement au fossé des genres sur les wikis hébergés par la Wikimedia Foundation (WMF) depuis 2013, année où j’ai pleinement réalisé que faire partie d’une minorité sur Wikipédia en français est une réalité difficile à vivrenote 1.  J’ai fait quelques comptes-rendus sur le sujet dans les Regards sur l’actualité de la Wikimedia (RAW). Ce fossé est plus ou moins facile à quantifier, mais la plupart des intervenant-e-s s’entendent pour dire qu’il est d’environ 10 hommes pour 1 femme sur Wikipédia.

 

J’ai suffisamment exploré la chose pour faire au moins 2 constats :Human gender gap.png

1- Les causes ne semblent pas simples. Il y a évidemment le fait que, encore à notre époque, même dans les pays les plus avancés au niveau des droits des femmes, il y a une inégalité de revenus entre hommes et femmes. Conjuguée à la parentalité et au fait que la plupart des tâches ménagères sont encore principalement réalisées par les femmes, cela fait en sorte que les femmes semblent généralement bénéficier de moins de temps libre que les hommes. Même le temps de travail semble impossible pour près de la moitié des nouvelles mères scientifiques1. Puisque les participant-e-s au mouvement Wikimedia sont en presque totalité bénévoles, la contribution aux projets est généralement directement proportionnelle à la quantité de temps libre.
De plus, il y a une certaine croyance que l’informatique est une « affaire de gars » et n’intéresse pas les filles. Puisque contribuer à un wiki demande une certaine maîtrise informatique de base, cela rebuterait dès le départ une bonne proportion des femmes.
Cependant, ces choses ne suffisent pas à expliquer un fossé aussi grand sur les sites concernés. En effet, il a été constaté, notamment, que les femmes sont très présentes sur certains sites et non d’autres. Malheureusement, les wikis hébergés par la WMF sont du mauvais côté.

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2- C’est une chose de constater un fossé des genres, ça en est une autre d’intervenir à ce sujet.
Tout d’abord, il n’est pas évident pour un homme de poser des actions à ce niveau. Au mieux, cela est perçu par une part importante des femmes comme une ingérence malvenue. Au pire, comme une forme d’appropriation culturelle. Ceci, sans parler de la perception de plusieurs hommes envers les féministes masculins.Scale icon green.svg

Ensuite, puisque la neutralité de point de vue est l’un des cinq piliers fondateurs de Wikipédia, la communauté est généralement allergique à tout mouvement militant dans ses rangs. Vouloir agir pour combler le fossé des genres peut-être perçu comme une volonté d’instrumentaliser le projet, ce qui occasionne généralement des réactions épidermiques. Wikipédia se doit de représenter le monde tel qu’il est et si celui-ci est débalancé a niveau des genres, cela sera également le cas de Wikipédia.

Puisque Wikipédia est rédigée à partir de sources et se doit de représenter le plus fidèlement possible celles-ci, qu’en est-il de ces dernières au niveau du genre ?

Fossé des genres dans les sources

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Grâce à l’association toujours plus grande d’entrées de publications à leur élément équivalent sur la base de données libres Wikidata, il est devenu aisé de réaliser toutes sortes de statistiques sur le contenu de ces publications. Ainsi, le mois dernier, nous avons réalisé une évaluation du contenu genré de 55 dictionnaires et encyclopédies classiques. Le résultat est sans appel : le même fossé des genres est observé dans ces publications que sur Wikipédia. On y retrouve ainsi en moyenne près de 10 hommes pour une femme.

Il semblerait donc que nous soyons pris dans une sorte de cercle vicieux. Peu de contenu féminin dans les sources, peu d’identification des femmes au contenu, peu de femmes qui interviennent sur le contenu, peu de contenu féminin dans les sources, etc..

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« Notre postulat est que le taux de participation féminine sur Wikipédia sera directement corrélé au taux de contenus « féminin » de l’encyclopédie2. »

La problématique étant complexe et les actions à poser n’étant pas toutes valables, agir pour augmenter le contenu « féminin » du site semble être un geste qui ne peut qu’être positif. Peut-être ainsi pourrons-nous transformer le cercle vicieux en cercle vertueux tout simplement en changeant le sens de rotation de ce dernier. Ainsi, en augmentant le contenu « féminin », peut-être que plus de femmes s’intéresseront à la modification du site et créeront du contenu qui leur ressemble, contenu qui risque d’attirer d’autres femmes qui créeront elles aussi du contenu qui leur ressemble, etc.

Respect des sources ?

De prime abord, on pourrait croire que le débalancement des genres au niveau des sources encyclopédiques engendre inévitablement un débalancement des genres sur Wikipédia puisque cette dernière se doit d’être le reflet des sources. Cependant, cette croyance doit être fortement nuancée pour deux raisons. Tout d’abord, de nouvelles sources sont produites à chaque jour et le débalancement des genres s’y réduit dans bien des domaines. On peut anticiper, si la tendance se maintient, une réduction significative et généralisée du fossé des genres avec le temps dans ces dernières.

Mais surtout, Wikipédia est loin d’être un projet achevé ayant intégré l’ensemble des connaissances des publications classiques. Seulement pour Wikipédia en français, il existe au moins 10 000 femmes ayant un élément Wikidata associé à l’une des 55 publications recensées et qui n’ont pas d’article sur frwiki3. Ainsi, même s’il y a grosso modo une femme pour 10 hommes dans ces publications, il manque tellement de contenu que n’importe qui peut créer, sans relâche pendant des années, seulement des articles sur des femmes, sans épuiser le sujet, car les sources sont incontestables et donc parfaitement admissibles sur Wikipédia. Elles représentent donc la frontière basse du projet.

Voici une liste de 100 articles à créer possédant le plus de liens vers d’autres versions linguistiques de Wikipédia. Cette liste est mise à jour au fur et à mesure que les articles sont créés. Si vous créez un ou plusieurs d’entre-eux, nous vous invitons à ajouter le mot-clic #womeninred ou #femmesenrouge dans le résumé de modification.

À la suite de ces constats, j’ai décidé de lancer un #moisdesfemmes sur Twitter et sur Facebook en proposant à chaque jour la création d’un article différent sur une femme en rouge. J’ai également proposé d’utiliser les mots-clics #femmesenrouge et #womeninred afin de mieux tracer les contributions faites expressément par volonté d’augmenter le contenu féminin de Wikipédia.

Autrement, il existe aussi plusieurs projets du mouvement Wikimedia visant à créer du contenu sur des femmes.

 

 

                 Bienvenue à tout.e.s !

Source de l’image : Lëa-Kim Châteauneuf, commons, licence cc-by-sa, merci pour l’affiche et la complicité.

Le nouvel AEUMC (ALENA) entraînerait l’extension du droit d’auteur au Canada

Négatif d’une photographie de Conrad Poirier dont l’entrée de l’oeuvre dans le domaine public canadien est prévue pour 2019 – suivant la législation ayant cours jusqu’à ce jour.

Le nouvel () entraînerait une extension du  au Canada. Les oeuvres de l’esprit n’entreront plus dans le domaine public 50 ans après le décès de l’auteur.e, comme c’était le cas jusqu’à ce jour, mais 70 ans après la vie de l’auteur.e suivant les dispositions de cet accord commercial. 

Cette information a été relayée par le journal Le Devoir.

Le domaine public rassemble les œuvres de l’esprit pour lesquelles les droits d’auteur.e sont expirés. En vertu de ce statut, les oeuvres sont désormais librement accessibles en tant que communs. Il est possible de les partager, de les copier, de les remixer sans demander d’autorisation ou payer des droits; un contexte qui crée des conditions favorables à l’accès, aux usages éducatifs et culturels, à l’innovation.

Jusqu’à ce jour, et suivant sa législation, le Canada appartenait à la catégorie des pays dits «vie+50» où les droits expirent 50 ans après la mort de l’auteur.e. Il semble que dans la foulée de ce nouvel accord commercial avec les États-Unis, le Canada rejoigne la catégorie des pays «vie+70» – comme c’est le cas de la France également. Cette situation compromet l’équilibre du droit d’auteur au Canada au détriment des usagers.

Pour reprendre les termes de Michael Geist :

Cependant, le principal changement en matière de droit d’auteur pour le Canada est la prolongation de la durée du droit d’auteur au-delà du standard international de la vie de l’auteur plus 50 ans après le décès à plus de 70 ans après le décès. La durée du droit d’auteur ne pouvait pas empêcher un accord commercial majeur et le Canada avait accepté une prolongation dans le PTP initial. Cependant, le coût sera considérable, bloquant les œuvres du domaine public pendant des décennies et augmentant potentiellement les coûts de l’éducation de plusieurs millions de dollars. Du point de vue de la politique intérieure, le changement devrait avoir une incidence sur le réexamen en cours du droit d’auteur, car la prolongation de la durée du contrat est l’une des principales demandes des titulaires de droits et des préoccupations des utilisateurs. La prolongation modifie l’équilibre du droit d’auteur au Canada et devrait être prise en compte dans les réformes futures, y compris concernant les avantages de l’extension de l’utilisation équitable afin de rétablir l’équilibre. (Ma traduction)

[Texte original] Yet the major copyright change for Canada is the extension in the term of copyright beyond the international standard of life of the author plus 50 years to life of the author plus 70 years. The term of copyright was never going to hold up a major trade agreement and Canada did agree to an extension in the original TPP. However, the cost will be significant, locking down works from the public domain for decades and potentially increasing educational costs by millions of dollars. From a domestic policy perspective, the change should impact the current copyright review as term extension has been one of the top requests from rights holders and areas of concern for users. The extension shifts the copyright balance in Canada and should be factored into future reforms, including the benefits of extending fair dealing to restore the balance. (Michael Geist, From Copyright Term to Super Bowl Commercials: Breaking Down the Digital NAFTA Deal)

C’est un jour sombre pour le domaine public canadien, la diffusion et l’utilisation des  et des #oeuvres de l’esprit, les droits des usagers, les #communs, l’éducation.

Le collectif du Café des savoirs libres avait l’habitude de célébrer les entrant.e.s dans le domaine public canadien depuis quelques années par le biais d’un calendrier de l’Avent du domaine public Qc (édition 2017, 2018). Cette initiative était menée en collaboration avec des collègues français et permettait de souligner la comparaison entre les pays  «vie+50» et «vie+70».

D’autres informations :

OpenCon Satellite Montréal 2018 #libreaccès #libreéducation #donnéesouvertes

Avec la complicité de Jean-Sébastien Sauvé, il me fait plaisir d’annoncer cet OpenCon Satellite Montréal 2018 qui se tiendra le 19 octobre prochain; un événement qui précède et qui pave la voie pour la Semaine du libre accès.

C’est une occasion unique de découvrir, de mettre en commun, d’amplifier des projets, des idées et des savoirs sur le libre accès, la libre éducation et les données ouvertes, développés un peu partout au Québec. L’éventail des invité.e.s est remarquable; elles et ils ne manqueront pas de nous inspirer.

L’événement se déroulera le vendredi 19 octobre au Carrefour des sciences de l’Université de Montréal. Pour réserver votre place : https://www.eventbrite.com/e/billets-opencon-satellite-montreal-2018-50889535972

Le descriptif de l’événement

SPARC, organisme dédié à la promotion du libre accès, est à l’origine d’un mouvement qui s’adresse aux professionnel.le.s de tous les milieux s’intéressant à l’Open Access, l’Open Science, l’Open Education et l’Open Data. En plus d’une réunion annuelle internationale (http://www.opencon2018.org), il soutient l’organisation d’événements satellites pour en faire la promotion à une échelle locale.

C’est dans cette perspective que l’EBSI, en collaboration avec le Centre de recherche interuniversitaire sur les humanités numériques et les Bibliothèques de l’Université de Montréal, désire vous inviter à cette première édition de OpenCon Satellite Montréal.

La journée sera divisée en quatre périodes : trois panels d’intervenant.e.s portant sur le libre accès, la libre éducation et les données libres, suivis d’un atelier de nature interactive.

Le programme*

10h00 – Mot de bienvenue

10h15-11h45 – Session 1. Ressources éducatives libres

  1. Pascale Blanc (Vitrine technologie-éducation)
  2. Nicolas Boivin (MOOC Littératie financière – UQTR)
  3. Isabelle Laplante (ÉDUQ)
  4. Robert Gérin-Lajoie (EDUlib – UdeM)
  5. Simon Villeneuve (Cégep de Chicoutimi)
  6. Hugh McGuire (Librivox)

 [Discussion : 30 minutes]

11h45-12h45 – Session 2. Données ouvertes

  1. Patrick Lozeau (Laboratoire d’innovation urbaine de la Ville de Montréal)
  2. Marina Gallet (Wikidata – Cinémathèque québécoise)
  3. Diane Sauvé (Bibliothèques de l’Université de Montréal)
  4. Mathieu Gauthier-Pilote (Fondation Lionel-Groulx)

 [Discussion : 20 minutes]

12h45-13h30 – Dîner libre

13h30-14h45 – Session 3. Libre accès

  1. Florence Piron (Éditions science et bien commun, Université Laval)
  2. Émilie Paquin (Érudit)
  3. Geoffrey R. Little (Presses de l’Université Concordia)
  4. Michael E. Sinatra et Marcello Vitali Rosati (Collection Parcours numériques, Centre de recherche interuniversitaire sur les humanités numériques, Université de Montréal)
  5. Émilie et Jean-Marie Tremblay (Les Classiques des sciences sociales)

 [Discussion : 25 minutes]

 14h45-15h00 – Pause

15h00 – 17h00 – Atelier

17h00 – Mot de la fin

 *Les interventions d’une durée de 10 minutes seront suivies par une discussion.

Les bibliothèques dans les Villes interculturelles

La bibliothèque interculturelle, rue Côtes-des-Neiges, Montréal

Par le biais de cette programmation de la Table des bibliothécaires portant sur « L’interculturel dans les services en bibliothèques », les Bibliothèques de Montréal souligne leur leadership dans le domaine ainsi qu’un positionnement stratégique avisé. Je partage le support de la présentation que j’ai produite pour cette occasion :

Je joins aussi le programme dans le but de documenter cette activité de formation qui s’est déroulée, comme il se doit, à la bibliothèque interculturelle dans l’arrondissement Côtes-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce (Montréal). 

Enfin, je voudrais attirer votre attention sur cette citation, qui réfère au développement de compétences (inter)culturelles, et qui donne le ton de mon intervention  : « Les professionnel.e.s en bibliothèque doivent s’engager dans une réflexion critique puis s’impliquer dans une démarche pour mieux connaître leur communauté, en menant leurs propres recherches et enquêtes et en établissant des relations avec les membres de la communauté et en leur parlant. » (Cooke, Nicole, A., 2017, 12) (ma traduction)