Un référentiel de compétences à destination des bibliothécaires pour les adolescent.e.s #YALSA

Pour clôturer cette Semaine des bibliothèques publiques, je partage un référentiel de compétences produit par YALSA (Association des services de bibliothèque pour les adolescent.e.s/jeunes adultes, 2017) et que les étudiant.e.s de l’EBSI (SCI6339) ont traduit en français. Cette traduction a même bénéficié du savoir-faire d’un réviseur dans le groupe, René-Pierre Custeau, que je remercie pour le soin final qu’il a apporté au texte. Ce référentiel de compétences est aussi recommandé à l’échelle canadienne via Librarianship.ca.

YALSA est une sous-division de l’American Library Association et compte plusieurs milliers de membres travaillant dans des bibliothèques américaines. Un tel référentiel de compétences vise « à aider le personnel des bibliothèques à atténuer les défis auxquels font face les adolescent.e.s (surtout ceux et celles qui ont les plus grands besoins) et les accompagner sur la voie de vies réussies et épanouissantes » (ma traduction).

Un des enjeux de la bibliothéconomie jeunesse au Québec – et partant un des enjeux de la littératie au Québec – est le suivant : En dehors de l’Île de Montréal, il n’y aurait à peu près pas de bibliothécaire pour la jeunesse dans les bibliothèques publiques. La rareté des bibliothécaires dans les bibliothèques québécoises, comparativement à ce qui est observé dans les bibliothèques canadiennes et américaines,  a été soulignée de façon fort à propos au cours de la Semaine des bibliothèques publiques :

Ainsi, 65 % des municipalités comptent à leur bibliothèque moins de quatre employés à temps complet, indiquent les données 2017 de Statbib. « Comment peuvent-ils faire pour fonctionner ? », se demande M. Chouinard, qui a la chance, à la bibliothèque de Mont-Royal, de faire partie d’une équipe de 28. Car sa bibliothèque, depuis des décennies, est exceptionnellement choyée par le conseil municipal (voir encadré). « Si on veut que même les toutes petites biblios jouent leur rôle, il faut un minimum de personnel pour les animer, et pour gérer les collections. » Actuellement, 49 % des municipalités n’emploient aucun bibliothécaire. Près de 17 % des bibliothèques n’ont pas d’employés spécialisés — ni bibliothécaire, ni technicien en documentation. Le Québec compte 0,64 bibliothécaire diplômé par tranche de 10 000 habitants, selon les statistiques de 2015. Comparativement, l’Ontario en a 1,04, la Colombie-Britannique 1,07, et les États-Unis, en moyenne 1,01. (Catherine Lalonde. (22 octobre 2018). La bibliothèque publique, une richesse sous-exploitée, Le Devoir.)

Ève Lagacé, directrice de l’Association des bibliothèques publiques du Québec (ABPQ) l’a également fait valoir en ces termes :

Dans les bibliothèques performantes, les citoyens sont accueillis par du personnel qualifié et en quantité suffisante, selon des plages horaires étendues (plus de 80 heures par semaine). Le personnel dirige les usagers vers les ressources dont ils ont besoin, les techniciens de la documentation et les bibliothécaires assument pleinement le fonctionnement de la bibliothèque et développent une offre de services à l’intention de tous les citoyens.

Malheureusement, ce ne sont pas tous les Québécois qui ont accès à une telle qualité de service, pourtant si habituelle pas plus loin que chez nos voisins ontariens. (Ève Lagacé. (22 octobre 2018). Permettons aux bibliothèques publiques de jouer leur rôle, La Presse +)

Malheureusement, il faut préciser que la situation décrite implique aussi que la plupart des jeunes québécois.e.s et leurs parents ne sont pas actuellement accueillie.e.s et accompagné.e.s par des professionnel.le.s qualifié.e.s pour servir les jeunes et les familles en bibliothèque publique. Les uns après les autres, les gouvernements au Québec ont démissionné de leurs responsabilités en matière de lecture publique et, d’une façon générale, les municipalités ne les ont pas assumées davantage – en dehors des constructions lorsque c’est le cas. En matière de services pour les jeunes, on devrait parler de négligence grave.

C’est une hypothèse qu’il faudra vérifier pour avoir des données précises (et au passage, on peut se demander : qui se préoccupe de ces données au Québec?); mais quelques coups de sonde dressent le profil d’une offre pour la jeunesse (des touts-petits aux plus grands) dans les bibliothèques publiques du Québec qui n’est pas à la hauteur des défis actuels en matière de littératie et de littératie numérique.

La présence de bibliothécaires professionnel.le.s qualifié.e.s en jeunesse serait, à l’échelle du bibliothèques publiques québécoises, un privilège urbain, et peut-être même essentiellement montréalais.

Il y a quelques semaines, un étudiant m’a demandé s’il pouvait espérer être bibliothécaire jeunesse en dehors de Montréal. J’ai soupiré et j’ai envoyé quelques courriels à des collègues pour que l’on réfléchisse ensemble à une réponse. Pour le moment, la réponse la plus honnête est simplement la suivante : Non, pas vraiment. « Il n’y a déjà presque pas de bibliothécaires, comment veux-tu qu’on engage des bibliothécaires jeunesse ??? »

En attendant que l’horizon, et l’avenir de cet étudiant, comme celui de ses collègues, s’éclaircissent, voici les compétences des bibliothécaires spécialisé.e.s en jeunesse (pour les adolescent.e.s), en d’autres termes, les capacités qu’ils et elles sont appelé.e.s à exercer afin de prendre soin des publics adolescents et jeunes adultes.

Les compétences pour servir les adolescent.e.s en bibliothèque 

Compétence 1 : Croissance et développement des adolescent.e.s

Connaître les différents stades du développement de l’adolescent.e afin de planifier, d’offrir et d’évaluer les ressources, les programmes et les services en bibliothèque qui sauront combler leurs multiples besoins.

Compétence 2 : Interactions avec les adolescents

Reconnaître l’importance des relations interpersonnelles et de la communication dans l’élaboration de services de qualité pour adolescent.e.s en bibliothèque et mettre en œuvre des techniques et des stratégies personnalisées pour accompagner chacun d’eux.

Compétence 3 : Environnement d’apprentissage

Cultiver d’excellents environnements d’apprentissage flexibles et adaptés au développement des adolescent.e.s afin de les soutenir individuellement ou en groupe lors d’activités d’apprentissage formelles et informelles.

Compétence 4 : Expériences d’apprentissage

Travailler entre autres avec les adolescent.e.s, les bénévoles et les partenaires communautaires afin de planifier, mettre en œuvre et évaluer des activités d’apprentissages formelles et informelles de grande qualité, adaptées au développement des adolescent.e.s et qui soutiennent leurs intérêts personnels et académiques.

Compétence 5 : Leadership et engagement des jeunes

Répondre aux intérêts et besoins de tou.t.e.s les adolescent.e.s et collaborer avec ceux-ci pour créer et mettre en œuvre des activités qui leur plairont et qui favoriseront leur leadership.

Compétence 6 : Engagement familial et communautaire

Bâtir des relations respectueuses et réciproques avec les organismes communautaires et les familles afin de favoriser un développement maximal des capacités des adolescent.e.s et d’enrichir la qualité des services en bibliothèque.

Compétence 7 : Compétence et sensibilité culturelle

Promouvoir activement le respect de la diversité culturelle en créant une atmosphère en bibliothèque qui soit inclusive, accueillante, respectueuse et qui englobe la diversité.

Compétence 8 : Équité d’accès

Garantir l’accès à une grande variété d’activités à faire avec les adolescent.e.s ainsi qu’à des ressources et services pour tou.te.s les adolescent.e.s, en en particulier ceux qui éprouvent des difficultés d’accès.

Compétence 9 : Évaluation et résultats

Mesurer l’impact des programmes en bibliothèque qui sont destinés aux adolescent.e.s et qui les impliquent, et se servir de ces informations pour le développement, la mise en œuvre et l’amélioration continue des services.

Compétence 10 : Apprentissage continu

Agir de manière éthique, s’investir dans l’apprentissage continu et préconiser des pratiques et des politiques exemplaires en bibliothèque dans les services aux adolescent.e.s.

Cette traduction correspondant à la version « en un clin d’oeil ». On peut aussi avoir accès sur le site de YALSA au référentiel dans sa version complète.

Pour en savoir plus sur YALSAhttp://www.ala.org/yalsa ou suivez @yalsa sur Twitter.

D’autres référentiels, qui mériteraient aussi d’être traduits, existent pour les services aux enfants en bibliothèque publique :  Competencies for Librarians Serving Children in Public Libraries (Association for Library Service to Children, 2015).

Salade mixte No. 4 #bibliothèques #actualités

 

Maxime Beaulieu, spéciaIiste de bandes dessinées et de manga, geekothécaire à la Direction des bibliothèques de Montréal.

En complément du Bouillon avec des saveurs un brin plus locales, cette veille porte une attention particulière aux bibliothèques comme « infrastructures sociales » ainsi qu’aux services pour les jeunes en vue d’alimenter la réflexion dans le cadre du cours SCI6339 à l’EBSI. Notez que certains des meilleurs ingrédients proviennent des étudiant.e.s.

Bibliothèques publiques

  1. Archive with Care : At Escondido Public Library, a participatory archive gives immigrants a voice (American Libraries)
  2. Libraries are filling an affordable fitness void. Librarians are providing yoga and tai chi classes for communities that need them (The Outline)
  3. ***IMLS Public Library Survey: Program Attendance, Collection Size, Digital Materials Up; Visits, Circ Down. (Library Journal) :
  4. In Your State: Priorities for IMLS-Funded Library Services. (Medium) : IMLS’s recent analysis of the 56 plans revealed that most state libraries are focused on providing their communities with access to information, reaching underserved populations, and growing partnerships with other government agencies. »
  5. ***The End of Fines? As more and more libraries are finding, eliminating fees lowers barriers while still bringing books back into circulation. (Library Journal -Premium)
  6. Leadership Development. PLA Leadership Model 2018. (PLA) :

The PLA Leadership Model describes the work, methods, and core values of leadership in a public library context. It describes library leaders’ core areas of responsibility as Learning and Literacy, and Stewardship and Integrity. Under the model, library leaders are also encouraged to practice the paired values of Respect and Civility; Inclusion and Equity; Service and Privacy; and Information and Truth, while embracing a spirit of caring, integrity, and optimism. The model envisions these leaders helping individuals, neighborhoods and communities to thrive by making the library a trusted, helpful resource to all people.

Services d’information pour les jeunes

  1. Les Prix du GG (dont pur le (dont les prix jeunesse)
  2. Rencontre professionnelle : Ouvrir les possibles de la bibliothèque jeunesse (Si Institut suédois)
  3. Social Media, Social Life: Teens Reveal Their Experiences (2018) (common sense media)
  4. 100 Livres pour les enfants de 6 à 9 ans – Tu lis déjà? Tu lis quoi?  (Paris Bibliothèques)
  5. Marché du livre : des achats de livres plus variés ces 10 dernières années (Actualitté)

Première trouvaille de ce rapport, les nombres de livres différents et d’auteurs différents ayant fait l’objet d’une vente dans l’année ont significativement progressé : respectivement, + 50 % et + 36 %. Ce qui signifie, en clair, que les achats reflètent une plus grande variété. Cette dernière est particulièrement sensible pour la bande dessinée, les mangas et comics (+ 90 %), les livres jeunesse (+ 70 %) et les livres pratiques (+ 52 %).

Programme à découvrir 

Blogues indispensables

Formations et événements

 

Le nouvel AEUMC (ALENA) entraînerait l’extension du droit d’auteur au Canada

Négatif d’une photographie de Conrad Poirier dont l’entrée de l’oeuvre dans le domaine public canadien est prévue pour 2019 – suivant la législation ayant cours jusqu’à ce jour.

Le nouvel () entraînerait une extension du  au Canada. Les oeuvres de l’esprit n’entreront plus dans le domaine public 50 ans après le décès de l’auteur.e, comme c’était le cas jusqu’à ce jour, mais 70 ans après la vie de l’auteur.e suivant les dispositions de cet accord commercial. 

Cette information a été relayée par le journal Le Devoir.

Le domaine public rassemble les œuvres de l’esprit pour lesquelles les droits d’auteur.e sont expirés. En vertu de ce statut, les oeuvres sont désormais librement accessibles en tant que communs. Il est possible de les partager, de les copier, de les remixer sans demander d’autorisation ou payer des droits; un contexte qui crée des conditions favorables à l’accès, aux usages éducatifs et culturels, à l’innovation.

Jusqu’à ce jour, et suivant sa législation, le Canada appartenait à la catégorie des pays dits «vie+50» où les droits expirent 50 ans après la mort de l’auteur.e. Il semble que dans la foulée de ce nouvel accord commercial avec les États-Unis, le Canada rejoigne la catégorie des pays «vie+70» – comme c’est le cas de la France également. Cette situation compromet l’équilibre du droit d’auteur au Canada au détriment des usagers.

Pour reprendre les termes de Michael Geist :

Cependant, le principal changement en matière de droit d’auteur pour le Canada est la prolongation de la durée du droit d’auteur au-delà du standard international de la vie de l’auteur plus 50 ans après le décès à plus de 70 ans après le décès. La durée du droit d’auteur ne pouvait pas empêcher un accord commercial majeur et le Canada avait accepté une prolongation dans le PTP initial. Cependant, le coût sera considérable, bloquant les œuvres du domaine public pendant des décennies et augmentant potentiellement les coûts de l’éducation de plusieurs millions de dollars. Du point de vue de la politique intérieure, le changement devrait avoir une incidence sur le réexamen en cours du droit d’auteur, car la prolongation de la durée du contrat est l’une des principales demandes des titulaires de droits et des préoccupations des utilisateurs. La prolongation modifie l’équilibre du droit d’auteur au Canada et devrait être prise en compte dans les réformes futures, y compris concernant les avantages de l’extension de l’utilisation équitable afin de rétablir l’équilibre. (Ma traduction)

[Texte original] Yet the major copyright change for Canada is the extension in the term of copyright beyond the international standard of life of the author plus 50 years to life of the author plus 70 years. The term of copyright was never going to hold up a major trade agreement and Canada did agree to an extension in the original TPP. However, the cost will be significant, locking down works from the public domain for decades and potentially increasing educational costs by millions of dollars. From a domestic policy perspective, the change should impact the current copyright review as term extension has been one of the top requests from rights holders and areas of concern for users. The extension shifts the copyright balance in Canada and should be factored into future reforms, including the benefits of extending fair dealing to restore the balance. (Michael Geist, From Copyright Term to Super Bowl Commercials: Breaking Down the Digital NAFTA Deal)

C’est un jour sombre pour le domaine public canadien, la diffusion et l’utilisation des  et des #oeuvres de l’esprit, les droits des usagers, les #communs, l’éducation.

Le collectif du Café des savoirs libres avait l’habitude de célébrer les entrant.e.s dans le domaine public canadien depuis quelques années par le biais d’un calendrier de l’Avent du domaine public Qc (édition 2017, 2018). Cette initiative était menée en collaboration avec des collègues français et permettait de souligner la comparaison entre les pays  «vie+50» et «vie+70».

D’autres informations :

OpenCon Satellite Montréal 2018 #libreaccès #libreéducation #donnéesouvertes

Avec la complicité de Jean-Sébastien Sauvé, il me fait plaisir d’annoncer cet OpenCon Satellite Montréal 2018 qui se tiendra le 19 octobre prochain; un événement qui précède et qui pave la voie pour la Semaine du libre accès.

C’est une occasion unique de découvrir, de mettre en commun, d’amplifier des projets, des idées et des savoirs sur le libre accès, la libre éducation et les données ouvertes, développés un peu partout au Québec. L’éventail des invité.e.s est remarquable; elles et ils ne manqueront pas de nous inspirer.

L’événement se déroulera le vendredi 19 octobre au Carrefour des sciences de l’Université de Montréal. Pour réserver votre place : https://www.eventbrite.com/e/billets-opencon-satellite-montreal-2018-50889535972

Le descriptif de l’événement

SPARC, organisme dédié à la promotion du libre accès, est à l’origine d’un mouvement qui s’adresse aux professionnel.le.s de tous les milieux s’intéressant à l’Open Access, l’Open Science, l’Open Education et l’Open Data. En plus d’une réunion annuelle internationale (http://www.opencon2018.org), il soutient l’organisation d’événements satellites pour en faire la promotion à une échelle locale.

C’est dans cette perspective que l’EBSI, en collaboration avec le Centre de recherche interuniversitaire sur les humanités numériques et les Bibliothèques de l’Université de Montréal, désire vous inviter à cette première édition de OpenCon Satellite Montréal.

La journée sera divisée en quatre périodes : trois panels d’intervenant.e.s portant sur le libre accès, la libre éducation et les données libres, suivis d’un atelier de nature interactive.

Le programme*

10h00 – Mot de bienvenue

10h15-11h45 – Session 1. Ressources éducatives libres

  1. Pascale Blanc (Vitrine technologie-éducation)
  2. Nicolas Boivin (MOOC Littératie financière – UQTR)
  3. Isabelle Laplante (ÉDUQ)
  4. Robert Gérin-Lajoie (EDUlib – UdeM)
  5. Simon Villeneuve (Cégep de Chicoutimi)
  6. Hugh McGuire (Librivox)

 [Discussion : 30 minutes]

11h45-12h45 – Session 2. Données ouvertes

  1. Patrick Lozeau (Laboratoire d’innovation urbaine de la Ville de Montréal)
  2. Marina Gallet (Wikidata – Cinémathèque québécoise)
  3. Diane Sauvé (Bibliothèques de l’Université de Montréal)
  4. Mathieu Gauthier-Pilote (Fondation Lionel-Groulx)

 [Discussion : 20 minutes]

12h45-13h30 – Dîner libre

13h30-14h45 – Session 3. Libre accès

  1. Florence Piron (Éditions science et bien commun, Université Laval)
  2. Émilie Paquin (Érudit)
  3. Geoffrey R. Little (Presses de l’Université Concordia)
  4. Michael E. Sinatra et Marcello Vitali Rosati (Collection Parcours numériques, Centre de recherche interuniversitaire sur les humanités numériques, Université de Montréal)
  5. Émilie et Jean-Marie Tremblay (Les Classiques des sciences sociales)

 [Discussion : 25 minutes]

 14h45-15h00 – Pause

15h00 – 17h00 – Atelier

17h00 – Mot de la fin

 *Les interventions d’une durée de 10 minutes seront suivies par une discussion.

Salade mixte No. 3 #bibliothèques #actualités

Olivier Hamel, créateur de projets littéraires globaux en bibliothèque scolaire. Partage d’expertise professionnelle dans le cours SCI6339.

En complément du Bouillon avec des saveurs un brin plus locales, cette veille porte une attention particulière aux bibliothèques comme « infrastructures sociales » ainsi qu’aux services pour les jeunes en vue d’alimenter la réflexion dans le cadre du cours SCI6339 à l’EBSI. Notez que certains des meilleurs ingrédients proviennent des étudiant.e.s.

Bibliothèques publiques

Note : Les deux premiers liens nous amènent vers de nouveaux articles signés par Eric Klinenberg. #àlire 

  1. Worry Less About Crumbling Roads, More About Crumbling Libraries (The Atlantic)
  2. Palaces for the people: why libraries are more than just books (The Guardian)
  3. Do we really still need Banned Books Week? (Washington Post)
  4. Why you should read this article slowly (The Guardian via Sentiers No. 50)
  5.  Reclaiming Reference at the Library : For librarians, reference work today is increasingly about community service (Publishers Weekly) : « However you think of reference today, the reality is that librarians can’t just sit back and wait to deliver information any more. Our future is in proactively helping our communities ask the right questions, find the right answers, make meaning of the information they find, and put it to productive use. »
  6. L’internet des familles modestes : les usages sont-ils les mêmes du haut au bas de l’échelle sociale ? (Internet Actu) :

Oui, internet est une seconde école. Et ce constat n’est pas sans vertus pour des populations qui bien souvent ne sont pas allées à l’école ou qui n’ont pas le bac. Internet leur propose des manières d’apprendre qui leur correspondent mieux, sans hiérarchie ni sanction. On pourrait croire par exemple qu’en matière d’information ils ne recherchent pas des choses importantes, mais si. Ils cherchent à comprendre les termes qu’emploient le professeur de leurs enfants ou le médecin qu’ils consultent. Quelque chose s’est ouvert. L’enjeu n’est pas pour eux de devenir experts à la place des experts, mais de parvenir à mieux argumenter ou à poser des questions. D’être mieux armés.

Services d’information pour les jeunes

  1. Finalistes du Prix du livre jeunesse des Bibliothèques de Montréal 2018 dévoilés! (Bibliothèques de Montréal)
  2. Reed, Karen Nourse, and Eric L. Oslund. 2018. “School Librarians as Co-Teachers of Literacy: Librarian Perceptions and Knowledge in the Context of the Literacy Instruction Role.” (PDF, School Library Research (SLR) Volume 21)
  3. Johnston, Melissa P., and Lucy Santos Green. 2018. “Still Polishing the Diamond: School Library Research over the Last Decade.” (PDF, School Library Research (SLR) Volume 21)
  4. iel était une fois : des Drag Queens à la bibliothèque (Louise & les canards sauvages)
  5. Confirmation Bias & Information Literacy: Resources for Young People (Programming Librarian)
  6. Literacy kits help parents read to babies in neonatal intensive care (Edmonton Journal)

Formations et événements

Formations ASTED