Culture ouverte et savoir libre à l’EBSI #SQIL2017 #COPIBECpasenmonNOM


C’est la rentrée, c’est la Semaine de l’Informatique libre (SQIL), quoi de mieux qu’une session éclair (traduction de Ignite Session) pour déclencher, ou ranimer, les étincelles de l’engagement personnel, professionnel et académique ?  Ce midi à l’EBSI en l’espace d’une heure ont défilé des actrices et des acteurs parmi les plus investi.e.s  dans les mouvements du libre et des communs numériques à Montréal. L’invitation était formulée comme suit par mon collègue, Guillaume Boutard, responsable du cocomi :

Les conférences midi en partenariat avec la Semaine québécoise de l’informatique libre (SQIL) accueillent une session éclair sur la thématique de la culture ouverte et des savoirs libres. C’est donc des communs numériques, de l’accès général à la ressource numérique et de ses modalités d’accès et de mise en place dont il sera question. On pourra y croiser les thèmes des contenus culturels et éducatifs libres, de l’éducation au numérique, de la participation au débat publique, de l’accès aux publications, aux données ouvertes et liées.
À l’heure, notamment, du lancement de la Stratégie numérique du Québec et de l’ouverture du fonds Stratégie numérique du Conseil des arts du Canada, la question des savoirs libres est au cœur de l’actualité. Ne manquez pas ce premier rendez-vous de la saison où plusieurs conférencières.ciers viendront présenter en session éclair des projets autour de la SQIL.

Les étudiant.e.s ont répondu en grand nombre, et j’ai reçu des courriels me demandant de partager les contenus et les projets présentés.

Voici, en ordre de présentation, quelques notes et des liens qui ont servi de support lors des interventions.

 Le Café des savoirs libres

François Charbonnier et Lëa-Kim Châteauneuf, tous les deux bibliothécaires, ont présenté le Café des savoirs libres et le sens de l’engagement de ceux et celles qui le font vivre à travers une diversité d’actions portant sur les communs numériques. Les projets et les activités du collectif se déroulent presque toujours en partenariat avec les bibliothèques publiques, notamment les bibliothèques de Montréal, et d’autres organismes dont les missions sont convergentes : Wikimedia Canada, OpenStreetMap, FACIL, SavoirsCom1, etc. Le Calendrier de l’Avent du domaine public a fait l’objet d’une attention particulière : il fait beau, mais pour nous, Noël s’en vient, et nous avons besoin de mains pour écrire les notules destinées à célébrer l’aréopage 2018 des entrants dans le domaine public.

Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ (volet bibliothèque)

Anne-Marie Boisvert, bibliothécaire à BAnQ, a décrit trois activités en collaboration avec Wikimedia Canada et OpenStreetMap qui offrent aux participant.e.s la possibilité de contribuer à la diffusion du patrimoine documentaire québécois sur Internet : Mardi, c’est wiki, Wikicommons, Mercredi cartographie.

Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ (volet archives)

Frédéric Giuliano de BAnQ, archiviste et coordonnateur, a fait le récit de la collaboration croissante entre les archives nationales et Wikimedia Canada. Comme Anne-Marie Boisvert, il a insisté sur les motifs de cette transformation de la culture professionnelle et organisationnelle qui nous pressent à s’engager dans cette voie.

J’ajoute la captation vidéo de la conférence livrée à Wikimania 2017 par Hélène Laverdure, conservatrice et directrice générale des Archives nationales de BAnQ, et Frédéric Giuliano, ainsi que les articles produits sur les activités réalisées au cours de ce congrès par Radio-Canada :

OpenStreet Map Montréal

Responsable du chapitre montréalais d’OpenStreet Map, Pierre Choffet a présenté les fondamentaux de la cartographie libre en soulignant l’intérêt de travailler avec les bibliothèques publiques au sein d’activités qui rejoignent les citoyen.nes dans les quartiers, véritables expert.e.s de leur territoire. Outre, les Mercredi cartographie à BAnQ, les Café des savoirs libres dans les bibliothèques publiques, des cartoparties sont aussi organisées au fil des saisons.

La Cinémathèque québécoise

Marina Gallet, responsable de la Médiathèque Guy-L.-Coté,  a présenté le projet de la Cinémathèque québécoise autour des communs via les projets Wikimédia. Trois types d’activités sont prévus dès cet automne :

  • Une séance photo de cinéastes invités au dévoilement des activités et du graphisme des prochains Sommets du cinéma d’animation, qui s’est déroulée le mercredi le 13 septembre et dont les images ont été versées dans Commons.
  • Un atelier contributif tous les 3èmes mercredis de chaque mois, de 18h à 21h, du 20 septembre au 20 juin. Chaque atelier est dédié à un.e cinéaste d’animation québécoise. Un premier edit-a-thon consacré à Janet Perlman a eu lieu cette semaine ; les photos de l’activité sont visibles sur Commons.
  • Une présentation de wikipédia/wikidata/wikimediaCommons, visant principalement les professionnels du cinéma, qui aura lieu lors du festival des Sommets du Cinéma d’animation.
  • La page GLAM de la Cinémathèque québécoise 

Marina Gallet a rappelé les raisons qui ont amené la Cinémathèque québécoise à s’engager dans cette collaboration avec Wikimedia Canada et le Café des savoirs libres. En tant que référence mondiale en cinéma d’animation, conservant et documentant un important patrimoine en la matière, la Cinémathèque a estimé qu’elle avait une responsabilité à l’égard de la qualité des données et des ressources offertes au public sur cette plate-forme qui est une des plus visitées dans le monde ; ensuite, cette visibilité contribue à la promotion du cinéma d’animation QC et, du même coup, à préserver le positionnement de cette institution comme une autorité dans le domaine.

Il était aussi important de réaliser, selon elle, qu’il est dommage de garder ce travail de documentation et de préservation pour soi en interne ou sur le site Web (sur le Web et non dans le Web), alors qu’il peut servir à tellement d’autres personnes lorsqu’on le rend accessible librement.

FACIL et la SQIL

Président de FACIL et responsable de la coordination de la SQIL, Mathieu Gauthier-Pilote a présenté les Services FACIL, un projet complémentaire aux Chatons de FRAMASOFT, qui visent à contribuer à la dégooglisation de l’internet. C’était aussi l’occasion d’aborder, la question de l’inclusion numérique en considérant, à rebours des interventions des invité.e.s précédent.e.s qui célébrait l’ouverture et le partage, la configuration de ce territoire numérique dont on voudrait s’exclure et des informations que l’on souhaiterait ne pas partager.

Le recours collectif de Copibec c. l’Université Laval

Invité surprise, et qui a bien voulu accepter de se joindre à nous malgré une invitation tardive : Emmanuel Château-Dutier, professeur à l’Université de Montréal, est venu exposer le sujet très chaud du recours collectif de Copibec c. l’Université Laval. Il a parlé des conséquences néfastes que ce procès pourrait entraîner si le principe de l’utilisation équitable des oeuvres dans le contexte de l’éducation et de la recherche au Canada était remis en question par le biais d’un jugement défavorable à cette exception. Les auteur.e.s d’ici, et d’ailleurs, soumis au régime de COPIBEC, et qui sont sensibles à la question du droit collectif dans un tel contexte, sont invité.e.s à se retirer avant le 15 octobre de ce recours collectif.  [Je propose le mot-clic  #COPIBECpasenmonNOM ]

Emmanuel Château-Dutier a accepté de fournir également des contenus au sujet de l’affaire Copibec sous forme de revue de presse :

La Déclaration des communs

Pour clôturer la séance, des copies de la Déclaration des communs, qui résument les principes et les partis pris de ces engagements à l’endroit de la culture ouverte et des savoirs libres, ont été remises à l’audience. Rappelons que nous attendons toujours que la ministre Anglade nous disent ce qu’elle en pense, et où elle loge en regard de ces propositions soumises dans le contexte de la consultation citoyenne pour la Stratégie numérique – et qui se fait attendre.

C’était court, dense et intense…Un immense merci à tou.tes. les intevenant.e.s et  les participant.es. Si vous avez des questions sur ces initiatives, il me fera plaisir d’y répondre ou de vous re-diriger vers les porteurs et les porteuses de projets.

Note : Cette année, l’EBSI est partenaire d’activités de la SQIL.

#wikimania The model of an alternative professional practice to be built with GLAMs

| The idea is to publish a translation of some of my articles in order to offer a window on what is going on in the french-speaking side of libraries and information. I got this idea when I read a retweet from Silvère Mercier sharing an IFLA’s presentation that was pining the importance for french librarians to get involved in international relations. This suggestion could mean many things, but I interpret it here as an invitation to communicate our works and ideas in other languages while caring about diversity. So let’s try and see. My english with the capacity of Google translate are far from being perfect, thanks for your forgiveness. |

Wikimania, the annual congress bringing together the Wikipedia planet took place from August 9th to 13th. This Wikimania event has had its effects in the community of libraries and archives in Quebec. Not only among our QC colleagues, of course, since close to a hundred of them converged on Montreal, from around the world with the leisure of building a tailor-made professional program. As one colleague pointed out: “Wikimania is really a good congress of librarians.” And a congress would not be good if it did not give us the occasion to reflect on some substantive questions on the main theme, but also on the meaning of the profession, and sometimes even beyond.

After several years of wiki experimentations, this event provided an opportunity to take stock of the relationship between QC libraries and Wikimedia Foundation projects. The conferences of Maureen Clapperton and Hélène Laverdure with Frédéric Giulano have clearly demonstrated the extent and relevance of this partnership between Bibliothèque et Archives nationales du Québec and Wikimedia Canada. In a different perspective, the conference by Ivan Filion, director of Montreal Libraries, presented the results of a few years of exploration of the wikiway in public libraries, drawing on the expertise of some twenty contributing workshops/editathon—which is considerable for the same institution. In light of these findings, a second phase is envisaged for this network through: 1. a new series of contributive workshops; 2. a day of co-learning “libraries and Wikipedia” for the staff members concerned; 3. event initiatives that would support, in a new fashion, the creation of commons; and a particularly attentive role to strengthen 4. the presence of literary culture in Montreal, Quebec and local history on Wikipedia.

My colleague François Charbonnier and I took over to present the genealogy of our experiences in the design of digital communities and the evolution of the social configuration of our workshops involving both Wikipedia and OpenStreetMap. Jean-Michel Lapointe (UQAM Central Library) closed this session involving local speakers with a reflection about editorial cultures: scholars, students and wikipedians, based on his observations on them, exposing the mutual enrichment potential of their, often unlikely, cohabitation.

You can view several of the presentations and have access to the slides. All the products of the conferences are gathered on the site of Wikimania.

In the wake of these talks, a Wikipedia Aime les Bibliothèques (WAB) workshop was held in a, sold-out event, inspired by the Wikipedia Loves Libraries (WLL) initiatives, which aim to accelerate the convergence of these two partners since 2013. Organized in collaboration with the EBSI, Montreal Libraries, and the Café des savoirs libres (CSL), thirty-seven participants took part in this activity, which sought to bring library and archive staff together for the purpose of 1) discussing the relationship between these institutions and the Wikimedia Foundation projects by sharing experiences in Quebec and elsewhere; and 2) exploring new avenues of action to promote collaboration between libraries, archives and the Wikipedia community by supporting their involvement in the movement of open culture and free knowledge.

Among the elements that emerged from this meeting, we note that the epistemic resistance is no longer a reason not to Wikipedia, that the mobilization of the participants is very tangible and that they were ready to go further and even to include the other libraries in Quebec in the move, for example. And as we could hear in the institutional discourse on an international scale, the issue is less concerned now with the motivation to adhere than the question: how to do it? How to design the learning activities, how to accompany the development of the Wikipedia skills of professionals. Should we not be able to rely on professional associations, Library and Information Science Schools, our peers? How can we build a platform for support and sharing of our professional experiences? How could we create a common display on Wikipedia, for example a page bringing together all of our projects in libraries in Quebec in order to inform citizens and project promoters about the different activities, and to bring some emulation among them?

The day ended with a promise to extend this interest in the fall of 2017 around a contributory day aimed at both conducting a training workshop – which was the third objective of the WAB/WLL meeting but which could not have taken place at this time, since exchanges and feedbacks were more numerous and sustained than expected -. Then, we hope to be able to specify the articulation of possible mechanisms and feasible projects in response to the questions raised earlier. This upcoming event will lay the groundwork for a network of wikimedien.ne.s QC + librarians, in a still informal but more organized way.

And elsewhere in the library

As I mentioned earlier, the nature of the discussions at the WAB/WLL workshop is consistent with the findings from an international perspective. In recent years, library initiatives have grown on an individual basis, as Alex Stinson, a GLAM-Wiki (GLAM for Galleries, Libraries, Archives, Museums) strategist at the Wikimedia Foundation (WMF), emphasized in a workshop. His presentation is available.

I would add to this observation that signs of structuring, or expectations in this respect, from an organizational point of view, are also quite evident. Building on its authority, IFLA published its White Paper in February 2017 as a guide, with promising orientations, and a sampling of various existing collaborations between Wikipedia and libraries all over the world. IFLA has similarly promoted campaign # 1lib1ref 2017 which encouraged librarians to add sources to Wikipedia.

With this in mind, OCLC’s ambitious Wikipedia + Libraries: Better Together Program, which has been providing webinars for two years now, is preparing to step up its approach with an online training of 10 sessions to train 500 librarians In the United States this autumn as part of a study funded by the Knight Foundation.

Alex Stinson pointed out, however, that for library initiatives until now, “Most models focus on extracting unique knowledge from institutions, not building a professional practice”). What is interesting in this observation is that it means a resolutely traditional conception of libraries oriented on the collections that are deposited in a container. With these deposits of archives, digital collections, and data in the Wikipedia apparatus, libraries, paradoxically, maintain a vision that they seek to put at a distance in the discourse they convey in the 21st century.

So when Stinson asks, “Where are we going now?” “Or ‘How to scale our relationship with libraries?’, should this extractive approach still serve as a response?

And if the question is to answer it: should the alternative question not be translated as ‘How could our relationship with librarians be scaled up? “And the possible answer is, in my opinion, rooted in the same perplexity that Stinson manifested in the current collection-centred model, and would be to look for ways to build a wikipedian professional practice, instead of emphasizing wiki-libraries, in order to have a more sensitive and probably more sustainable impact.

Where are we going now? From collections to commons

Indeed, the most sustainable bet would no longer be based exclusively on the addition of digital collections and data, but without excluding it! (especially in the context of current development surrounding Wikidata), but on the exploration of another model than the extraction’s one.

The challenge of this alternative model, on the other hand, is that it has to be built—as one becomes wiki median with some time. It does not rely solely on processes, but also on an approach or mindset. It refers us to a global transition that goes beyond the situation of the Wikipedia projects, which they are the laboratory, and which brings the professional practice to rethink the relationship maintained with the territorial and global community and to rethink shared governance based on the approach of the commons.

Wikipedia is neither an aggregate of collaborative knowledge, nor a simple community portal, but above all an innovative model of governance.

(Dominique Cardon, in Wikipedia, unidentified scientific object, edited by Barbe Lionel, Louise Merzeau, Valérie Schafer, Open Edition, 2015)

This governance obviously carries with it the question of the power and control of knowledge by virtue of rules other than those inherited from the institutions. But many of the latest are already experimenting them in their fab labs, seed libraries, etc. It sets up a collaborative matrix between the library and the community, which engages them through a project in which they are also involved as co-creators.

This reciprocal commitment involves a social mediation of the knowledge contained in the community. It makes it possible to shift the expertise up to favour the co-emergence of knowledge with regard, in particular, to those who belong to the less socially visible groups—but not the least experts.

It implies a shift in relation from a service delivery logic, mainly imposed and rarely co-produced (lending digital collections/lending spaces to hold activities) to a vision of the library able to support the creative capacities of citizens in a place that is endowed with social attributes as a forum and third place.

If public policies support this vision strategically, resources will be prioritized to promote open culture, free knowledge, common knowledge—even perhaps from the situation of socially excluded groups.

These are some elements likely to contribute to the alternative model of a wikipedian/wiki median professional practice, or a practice of the commons, which is to build it in a library.

And if we look towards other institutions: archives, museums, etc.

Where are we in GLAMs more generally? In another workshop on GLAMs this time, Alex Stinson acknowledged that a problem of another order is emerging for the Galleries, Archives, Museums (GAMs) if one compares with the situation of the libraries. Actually, it seems that the wiki community is faced with the challenge of bringing in institutions of cultural heritage other than libraries. In other words, if the challenge of libraries, which are well engaged, is to scale up, the challenge of the GAMs is still to engage themselves.

In this context, it could be suggested that the success of libraries has been linked, among other things, to the fact that the WMF has designed a niche approach with these through initiatives such as Wiki loves libraries (WLL). An analogous approach would be to develop a targeted approach of the same type, for example “Wiki loves museums” and “Wiki loves archives” in order to initiate and catalyze the commitment of these hesitant institutions.

It is a voice that is already being explored in the Quebec context, and in the wake of the WAB/WLL event, some organizations with significant archives have come forward to discuss the interest of GLAMs and the relevance of an initiative “Wiki loves archives” in order to joined the movement.

On the other hand, if the “L”, the libraries, succeed in meeting the challenge of designing a Wikipedia practice, perhaps this experience will also facilitate the way for other participants, galleries, archives, museums in order to scaling up for a common global knowledge policy.

To the credit of the archives, two contributory days deserve to be highlighted and organized by Wikimedia Canada in partnership with the Bibliothèque et Archives Nationales du Québec, the Atikamekw Nation Council, the Manawan Atikamekw Council, National Institute of Scientific Research (INRS), Rising Voices with the collaboration of the Libraries of Montreal. First, the Scan-a-thon, where five endangered archives, including nearly nine hundred negatives illustrating the life of the First Nations from Abitibi and Mauricie between 1936 and 1952, as well as others types of documents, have been proposed for digitization and uploading into Commons and Wikisource. This workshop was followed by a edit-a-thon to accompany First Nations members and their allies in improving the content in Wikipedia related to the first.

The issue of Wikimedians-in-residence lurked around the topics discussed here, and it would certainly have deserved an article alone. To be continued.

For more informations 

About Libraries + Libraries :

About GLAMS :

| The stall of Café des savoirs at Wikimania : from left to right, Gaëlle Bergougnoux, François Charbonnier, Lëa-Kim Châteauneuf, Benoit Rochon, president of Wikimedia Canada, and Pascale Félizat-Chartier | This picture is accessible on Wikicommons |

Le 4 septembre 1917, Montréal découvrait sa première Bibliothèque centrale: vrai ou faux ?

Il y a 100 ans aujourd’hui, le 4 septembre 1917, les Montréalaises et les Montréalais découvraient la nouvelle bibliothèque centrale de Montréal. Ce projet, né dans l’adversité, portait les atours d’une véritable institution de lecture publique affranchie du contrôle patriarcal de l’Église catholique. J’en ai déjà parlé ici.

En retournant aux livres d’histoire et jusque dans les microfilms, des bibliothécaires soucieux des faits historiques (No Fakes News!) ont constaté quelques désaccords à propos des dates entourant cette mise au monde, notamment pour ce qui est de la date de livraison du bâtiment et son inauguration. Il n’y a pas de doute, en revanche, concernant la date de l’ouverture au public de ce « palais des livres » : c’est le 4 septembre.

Pour joindre l’utile et le vrai à l’agréable, une journée contributive aura lieu le 16 novembre prochain dont le thème principal sera la bibliothèque centrale de Montréal, avec les sujets connexes : les bibliothèques publiques québécoises, leur histoire, leur localisation, leurs caractéristiques, etc.

Dans la foulée de l’événement « Wikipédia aime les bibliothèques », les participant.e.s ont souhaité la tenue d’une activité d’apprentissage à la contribution wikimédienne. Cette formation aura donc lieu le 17 novembre prochain suivie d’un atelier pratique où l’on pourra tout à la fois contribuer à cette page importante de notre histoire et la commémorer.

Des informations plus précises seront partagées au cours des prochaines semaines, mais l’essentiel est souligné et expliqué dans la vidéo de Lëa-Kim Châteauneuf pour le Café des savoirs libres.

| Photo : Marie D. Martel, microfilms à BAnQ, licence : cc-by-sa

#wikimania Le modèle d’une pratique professionnelle alternative à bâtir avec les GLAMs

Wikimania, le congrès annuel réunissant la planète wikimédienne s’est déroulé du 9 au 13 août dernier. La tenue de Wikimania a eu son effet dans la communauté des bibliothèques et des archives au Québec. Pas seulement chez nos collègues QC, bien sûr, puisqu’un aréopage de plusieurs dizaines d’entre eux/elles a convergé vers Montréal, en provenance du monde entier avec le loisir de se constituer un programme professionnel sur mesure. Comme une collègue l’a souligné : « Wikimania, c’est vraiment un bon congrès de bibliothécaires ». Et un congrès ne serait pas bon s’il ne nous donnait pas rendez-vous avec quelques questions de fond sur le thème principal, mais aussi sur le sens de la profession, et parfois même au-delà.

Après plusieurs années de fréquentation, cet événement a été l’occasion de faire le point sur la relation entre les bibliothèques QC et les projets de la Fondation Wikimédia. Les conférences de Maureen Clapperton et d’Hélène Laverdure avec Frédéric Giulano ont bien montré l’étendue et la pertinence de ce partenariat entre Bibliothèque et archives nationales du Québec et Wikimedia Canada. Dans une autre perspective, la conférence de Ivan Filion, directeur des bibliothèques de Montréal, présentait le bilan de quelques années d’exploration de la wikiway en bibliothèque publique en s’appuyant sur le bagage d’une vingtaine d’ateliers contributifs – ce qui est considérable pour la même institution. À la lumière de ces constats, une seconde phase est envisagée pour ce réseau à travers : 1. une nouvelle série d’ateliers contributifs ; 2. une journée de coapprentissage « bibliothèques et Wikipédia » pour les membres du personnel intéressé.e.s ; 3. des initiatives événementielles qui soutiendraient, de façon inédite, la création de communs ; et un rôle particulièrement attentif visant à renforcer 4. la présence de la culture littéraire montréalaise, québécoise ainsi celle de l’histoire locale sur Wikipédia.

Mon collègue François Charbonnier et moi avons pris le relais pour présenter la généalogie de nos expériences en matière de design des communautés numériques et l’évolution de la configuration sociale de nos ateliers impliquant à la fois Wikipédia et OpenStreetMap. Jean-Michel Lapointe (bibliothèque centrale de l’UQAM) a clôturé la session des intervenants locaux par une réflexion sur les  cultures éditoriales : savantes, étudiantes et wikipédiennes, à partir de ses observations sur elles, en exposant le potentiel d’enrichissement mutuel découlant de leur, souvent improbable, cohabitation.

On peut visionner en différé plusieurs des présentations et avoir accès aux diapositives. L’ensemble des produits des conférences est rassemblé sur le site de Wikimania.

Dans la foulée de ces communications, un atelier Wikipédia aime les bibliothèques  (WAB) avait lieu à guichet fermé inspiré des initiatives Wikipedia loves Libraries lesquelles visent à accélérer la convergence de ces deux partenaires depuis 2013. Organisée en collaboration avec l’EBSI, les bibliothèques de Montréal et le Café des savoirs libres, trente-sept participant.e.s prenaient part à cette activité qui voulait à rassembler le personnel des bibliothèques et des archives dans le but i. d’échanger au sujet de la relation entre ces institutions et les projets de la Fondation Wikimedia en partageant les expériences qui sont menées au Québec, et ailleurs ; et ii. d’explorer de nouvelles pistes d’action pour favoriser la collaboration entre les bibliothèques, les archives et la communauté wikimédienne en soutenant leur engagement dans le mouvement de la culture ouverte et des savoirs libres.

Parmi les éléments qui sont ressortis de cette rencontre, on note que la résistance épistémique n’est plus une raison de blocage, que la mobilisation des participante.s est bien tangible et que l’on était rendu plus loin, et même dans un souci plus large, celui d’inclure les autres bibliothèques du Québec, par exemple. Et comme on le constate dans le discours des milieux documentaires à l’échelle internationale, l’enjeu concerne moins, désormais, la motivation à adhérer que la question : comment le faire? Comment faire le design des activités d’apprentissage, comment accompagner le développement des compétences wikimédiennes des professionnel.e.s? Ne devrait-on pas pouvoir interpeler les associations professionnelles, les écoles de sciences de l’information, les pairs? Comment pourrait-on se doter d’une plate-forme de soutien et de partage des expériences professionnelles? Comment pourrait-on créer une vitrine commune sur Wikipédia, par exemple une page réunissant les projets ayant cours en bibliothèques au Québec afin d’informer les citoyens.ne.s et les porteurs de projets quant aux différentes thématiques abordées, et tout en créant une émulation?

La journée s’est terminée sur la  promesse de prolonger cet intérêt à l’automne 2017 autour d’une journée contributive visant à la fois à mener un blitz d’initiation – qui était le troisième objectif de la rencontre mais qui n’a pas pu avoir lieu lors du WAB puisque les échanges et les retours d’expériences ont été plus nombreux et soutenus que prévus – tout en précisant l’articulation de dispositifs possibles et de projets réalisables en réponse aux questions soulevées. Cet événement à venir permettra de poser les bases d’un réseau de bibliothécaires wikipédien.ne.s QC toujours informel, mais plus organisé.

Et ailleurs en bibliothèque

Comme je l’ai mentionné au passage, la nature des discussions au sein de l’atelier WAB sont en phase avec les constats qui sont faits dans une perspective internationale. Depuis quelques années, les initiatives des bibliothèques se multiplient sur une base individuelle comme le soulignait dans un atelier, Alex Stinson qui est stratège GLAM-Wiki (GLAM pour Galleries, Libraries, Archives, Museums) à la Wikimedia Foundation (WMF). Sa présentation est disponible.

J’ajouterais à ce constat que des signes de structuration, ou des attentes à cet égard, sur le plan des organisations, se manifestent également. S’appuyant sur son autorité, l’IFLA a publié son livre blanc en février 2017 faisant office de guide et documentant les collaborations entre les Wikipédia et bibliothèques avec des éléments d’orientation prometteurs. L’IFLA a dans le même élan fait la promotion de la campagne #1lib1ref 2017 qui encourageait les bibliothécaires à ajouter des sources dans Wikipédia.

Dans cet esprit, l’ambitieux programme Wikipedia + Libraries : Better together porté par OCLC, qui dispense déjà des webinaires depuis deux ans sur le sujet, s’apprête à intensifier sa démarche avec une formation en ligne de 10 séances visant à former 500 bibliothécaires aux États-Unis à l’automne prochain dans le cadre d’une étude subventionnée par la Knight Foundation,

Alex Stinson faisait cependant remarquer que, jusqu’à ce jour, les initiatives en bibliothèque relevaient principalement d’un « modèle qui met l’accent sur l’extraction d’un savoir unique, plutôt que sur la mise en place d’une pratique professionnelle » (« Most models focus on extracting unique knowledge from institutions, not building a professional practice »). Ce qui est intéressant dans cette observation, c’est qu’elle nous renvoit à une conception résolument traditionnelle des bibliothèques orientée sur les collections que l’on dépose dans un contenant. Avec ces dépôts de fonds d’archives, de collections numériques, de données dans l’appareil wikimédien, les bibliothèques entretiennent, paradoxalement, une vision qu’elles cherchent à mettre à distance dans le discours qu’elles véhiculent au 21e siècle.

Aussi, lorsque Stinson pose la question : « Où va-t-on  maintenant ? » ou plutôt « Comment la relation aux bibliothèques pourrait-elle passer à l’échelle? »(« How to scale our relationship with libraries? »), est-ce que cette approche extractive devrait encore servir de référentiel?

Et si poser la question c’est y répondre : est-ce que la question alternative ne devrait pas plutôt se traduire ainsi : « Comment notre relation aux bibliothécaires pourrait-elle passer à l’échelle? » Et la réponse  possible trouve, selon moi, sa source dans la perplexité même que Stinson manifestait face au modèle actuel, centré sur les collections, et consisterait à chercher les moyens de bâtir une pratique professionnelle wikipédienne au lieu de mettre l’emphase sur des bibliothèques wikipédiennes afin d’avoir un impact plus sensible et vraisemblablement plus durable.

Où va-t-on  maintenant ? Des collections aux communs

En effet, le pari le plus durable ne reposerait plus sur des efforts visant exclusivement l’addition des collections numériques et des données, sans l’exclure pour autant (surtout dans le contexte de développement actuel entourant Wikidata), mais sur l’exploration d’un autre modèle que celui de l’extraction.

Le défi de cet autre modèle, en revanche, c’est qu’il est à faire – comme on devient wikimédien.ne dans le temps et à l’usage. Il ne repose pas seulement sur des processus, mais aussi sur une approche ou un état d’esprit (mindset).  Il nous renvoie à une transition globale, qui dépasse la situation des projets wikimédiens dont ils sont toutefois le laboratoire, et qui amène la pratique professionnelle à repenser la relation entretenue avec la communauté territoriale et globale, et à repenser une gouvernance partagée fondée sur l’approche des communs.

Car Wikipédia n’est ni un agrégat de connaissances collaboratives, ni un simple portail communautaire, mais avant tout un modèle innovant de gouvernance.

(Dominique Cardon, dans Wikipédia, objet scientifique non identifié, édité par Barbe Lionel, Louise Merzeau, Valérie Schafer, Open Edition, 2015)

Cette gouvernance porte évidemment en elle la question du pouvoir et du contrôle des savoirs en vertu d’autres règles que celles héritées des institutions, mais que celles-ci apprivoisent et expérimentent déjà du côté des microbibliothèques, des fab labs, des grainothèques, etc. Elle pose une matrice collaborative entre la bibliothèque et la communauté qui les engagent à travers un projet dont ils sont également parties prenantes et cocréateurs.

Cet engagement réciproque passe par une médiation sociale des savoirs contenus dans la communauté. Il permet de décaler l’expertise jusqu’à favoriser la co-naissance en ce qui concerne, plus particulièrement, ceux/celles qui appartiennent aux groupes moins visibles socialement – mais pas les moins experts.

Elle implique un décalage par rapport à une logique de prestation de services, principalement imposée et rarement coproduite (prêter des collections numériques/prêter des espaces pour tenir des activités) pour une vision de la bibliothèque apte à supporter les capacités créatives des citoyen.ne.es dans une place qui se dote d’attributs sociaux en tant que forum et tiers lieu.

Si les politiques publiques supportent stratégiquement cette vision, des ressources seront priorisées pour promouvoir la culture ouverte, les savoirs libres, les communs de la connaissance – peut-être même à partir de la situation des groupes socialement exclus.

Voilà certains éléments susceptibles de contribuer au modèle alternatif d’une pratique professionnelle wikipédienne/wikimédienne, ou d’une pratique des communs, qui est en bâtir en bibliothèque.

Et par rapport aux autres institutions documentaires : archives, musées, etc.

Où en est-on plus généralement du côté des GLAMS ? Dans un autre atelier sur les GLAMs cette fois, Alex Stinson reconnaissait qu’une problématique d’un autre ordre se dessine pour les Galleries, Archives, Museums (GAMs) si l’on compare avec la situation des bibliothèques.  À l’heure actuelle, il semble que la communauté wiki soit confrontée à l’enjeu de susciter l’adhésion des institutions de mémoire autre que les bibliothèques.  En d’autres termes, si le défi des bibliothèques, qui sont bien engagées, est de passer à l’échelle, le défi des GAMs est encore de s’engager.

Dans ce contexte, on pourrait suggérer que le succès des bibliothèques a été lié, entre autres, au fait que la WMF a conçu une approche de niche avec celles-ci à travers des initiatives telles que Wiki loves libraries. On pourrait tenter, par analogie, d’élaborer une approche ciblée du même type Wiki loves museums et Wiki loves archives en vue d’initier et de catalyser l’engagement de ces institutions hésitantes.

C’est une voix que l’on explore déjà en ce moment dans le contexte québécois, et dans la foulée de l’événement Wiki aime les bibliothèques, puisque quelques organisations dotées de fonds d’archives importants se sont manifestées pour discuter de l’intérêt des GLAMS et de la pertinence d’une initiative Wiki loves archives / Wiki aime les archives en vue de faire un saut groupé.

 Par ailleurs, si les « L »,  les bibliothèques, réussissent à relever le défi du design d’une pratique wikimédienne, peut-être que cette expérience facilitera aussi  la voie des autres participants, les galeries, les archives, les musées en entraînant un passage à l’échelle pour une politique globale des communs de la connaissance.

Tout à l’honneur des archives, deux journées contributives méritent d’être soulignées et qui ont été organisée par Wikimédia Canada en partenariat avec Bibliothèque et Archives Nationales du Québec, le Conseil de la Nation Atikamekw, le Conseil des Atikamekw de Manawan, l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), Rising Voices avec la collaboration des Bibliothèques de Montréal. D’abord, le Scan-a- thon où cinq fonds d’archives, en danger, comprenant près de neuf cents négatifs illustrant la vie des Premières nations de l’Abitibi et de la Mauricie entre 1936 et 1952, ainsi que d’autres types de documents, ont été proposés pour la numérisation et le téléversement dans Commons et Wikisource. Cet atelier a été suivi d’une Journée d’édition visant à accompagner les membres des Premières Nations et leurs alliés dans l’amélioration des contenus touchant ces derniers dans Wikipédia.

La question des wikimédien.ne.s en résidence rôdait autour des sujets abordés ici, et elle aurait certainement mérité un article à elle seule. À suivre.

Pour aller plus loin 

Du côté des bibliothèques :

Avec les GLAMS :

| Le kiosque du Café des savoirs à Wikimania : de gauche à droite, Gaëlle Bergougnoux, François Charbonnier, Lëa-Kim Châteauneuf, Benoit Rochon, président de Wikimedia Canada, et Pascale Félizat-Chartier | Cette image est accessible dans Wikicommons |

Les notules dominicales de culture domestique en bibliothèque

Je lis depuis plusieurs années les Notules dominicales de culture domestique de Philippe Didion. Merci encore à Benoit Melançon et à François Bon pour ce voyage en Notulie au cours duquel j’ai découvert cette lettre hebdomadaire dont l’esprit, immanquablement, a son effet sur toutes les autres tâches domestiques qu’il faut bien accomplir le dimanche. La proposition d’annonce pour cette lettre va comme suit :

Recension critique hebdomadaire des livres lus pendant la semaine, accompagnée d’un aperçu sur certains chantiers en cours et de quelques considérations plus ou moins inintéressantes sur ma trépidante existence.

La vie de l’auteur s’est avérée particulièrement mouvementée cette semaine puisqu’il s’est rendu en bibliothèque. C’était l’occasion de rendre hommage à une bibliothécaire, une professionnelle du catalogage – opération intellectuelle fondamentale dans la constitution du coeur de la bibliothèque, son catalogue – qui a travaillé toute sa vie jusqu’à sa retraite à la Bibliothèque nationale de France.  Paulette Perec, née Pétras, est disparue l’automne dernier; cette conservatrice était l’épouse de Georges Perec :

Vie littéraire. Le 3 mars est la date anniversaire du décès de Georges Perec mais ce soir c’est à sa femme Paulette que l’on rend hommage, quatre mois après sa mort. L’événement se tient à la Bibliothèque de l’Arsenal, à Paris. La vie commune de Georges et Paulette Perec n’a pas été très longue, mais ils n’ont jamais divorcé. Beaucoup plus longue aura été la vie de Paulette en bibliothèque, à l’Arsenal et à Richelieu. Un de ses collègues raconte sa vie professionnelle et rappelle sa spécialité, le catalogage, le classement, l’intercalation. J’écoute cela avec d’autant plus d’intérêt que tout à l’heure, avant de partir pour Paris par le 14 heures 46, j’ai reçu une nouvelle renversante en provenance d’une bibliothèque. Je suis à la recherche depuis que j’ai découvert l’oiseau, d’un travail universitaire sur Ernest Gengenbach dû à un Italien nommé Dallospedale. Gengenbach est mort, Dallospedale a disparu en Afrique, sa thèse est introuvable. J’ai longtemps cru qu’un exemplaire se trouvait dans la bibliothèque du Musée Louis-Français de Plombières-les-Bains où j’ai fait remuer de la poussière, en vain. Aujourd’hui, ma correspondante à la bibliothèque de Saint-Dié, que j’avais relancée une dernière fois sans grand espoir, m’écrit : la thèse est retrouvée. Elle était mal rangée.

Magnifique. Ça m’a laissée dans un état de ravissement complet, émue en songeant au rôle de Paulette Perec, née Pétras, à la responsabilité sociale de cette profession que j’ai embrassée, aux conséquences prodigieuses liées aux pertes et aux retrouvailles d’ouvrages en tout genre.

Je me suis empressée d’essayer de bonifier le contenu portant sur Paulette Perec, née Pétras, dans la page Wikipédia consacrée à Georges Perec où elle est à peine évoquée.  Bien entendu, j’ai aussi créé la page de Paulette qui n’existait pas.  J’entretiens d’ailleurs le plan secret de prendre soin des pages portant sur les figures de bibliothécaires dans Wikipédia. La vie trépidante de Philippe Didion a souvent un effet contagieux sur moi.

Un enjeu qui a été l’objet de discussion cette semaine (avec @joplam entre autres) dans le contexte des divers édi-a-thons consacrés à la Journée internationale des  femmes : le nom de famille des femmes.

Est-ce que je devrais créer la page Wikipédia sous le nom de fille ou le nom d’épouse pour cet article ? « Paulette Pétras » ou « Paulette Perec » ou « Paulette Perec, née Pétras » ? Controverse sur les noms des femmes dans leur histoire et dans Wikipédia pour la postérité. Je ne doute pas que ma proposition d’article soit rééditée relativement rapidement. Il y a des relevés d’usages et de pratiques culturelles à faire de ce côté.

On peut l’entendre et la voir ici.

Source de l’image : Flickr, Looks like a bicyclette ride is in the cards for today! par Lorie Shaull, cc-by-SA 2.0