Art et féminisme 2019 : Femmes en rouge #wikipédia #femmesenrouge #womeninred

Rendez-vous le 12 mars, 2018 de 11h45-13h à l’EBSI, Université de Montréal, 3150, rue Jean-Brillant, Pavillon Lionel-Groulx, salle C-2027 de 11h45 à 13h00 pour un éditathon express dans le cadre de la campagne Art et féminisme 2019. Consultez la page projet pour plus d’informations.

Je profite de l’occasion pour partager l’intégralité de cet texte de Simon Villeneuve (merci !) qui partage son point de vue sur la question du biais de genre sur Wikipédia – et d’autres projets connexes :

8 mars 2019 Dans le cadre de la journée internationale des femmes, j’aborde le sujet du biais de genre sur Wikipédia. Je fais un compte-rendu de la problématique, donne accès à de nouvelles statistiques sur le sujet et suggère des pistes de solution pour réduire le fossé des genres (gender gap).

FosséDiagramme Gender Gap FR.png

Je m’intéresse sérieusement au fossé des genres sur les wikis hébergés par la Wikimedia Foundation (WMF) depuis 2013, année où j’ai pleinement réalisé que faire partie d’une minorité sur Wikipédia en français est une réalité difficile à vivrenote 1.  J’ai fait quelques comptes-rendus sur le sujet dans les Regards sur l’actualité de la Wikimedia (RAW). Ce fossé est plus ou moins facile à quantifier, mais la plupart des intervenant-e-s s’entendent pour dire qu’il est d’environ 10 hommes pour 1 femme sur Wikipédia.

 

J’ai suffisamment exploré la chose pour faire au moins 2 constats :Human gender gap.png

1- Les causes ne semblent pas simples. Il y a évidemment le fait que, encore à notre époque, même dans les pays les plus avancés au niveau des droits des femmes, il y a une inégalité de revenus entre hommes et femmes. Conjuguée à la parentalité et au fait que la plupart des tâches ménagères sont encore principalement réalisées par les femmes, cela fait en sorte que les femmes semblent généralement bénéficier de moins de temps libre que les hommes. Même le temps de travail semble impossible pour près de la moitié des nouvelles mères scientifiques1. Puisque les participant-e-s au mouvement Wikimedia sont en presque totalité bénévoles, la contribution aux projets est généralement directement proportionnelle à la quantité de temps libre.
De plus, il y a une certaine croyance que l’informatique est une « affaire de gars » et n’intéresse pas les filles. Puisque contribuer à un wiki demande une certaine maîtrise informatique de base, cela rebuterait dès le départ une bonne proportion des femmes.
Cependant, ces choses ne suffisent pas à expliquer un fossé aussi grand sur les sites concernés. En effet, il a été constaté, notamment, que les femmes sont très présentes sur certains sites et non d’autres. Malheureusement, les wikis hébergés par la WMF sont du mauvais côté.

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2- C’est une chose de constater un fossé des genres, ça en est une autre d’intervenir à ce sujet.
Tout d’abord, il n’est pas évident pour un homme de poser des actions à ce niveau. Au mieux, cela est perçu par une part importante des femmes comme une ingérence malvenue. Au pire, comme une forme d’appropriation culturelle. Ceci, sans parler de la perception de plusieurs hommes envers les féministes masculins.Scale icon green.svg

Ensuite, puisque la neutralité de point de vue est l’un des cinq piliers fondateurs de Wikipédia, la communauté est généralement allergique à tout mouvement militant dans ses rangs. Vouloir agir pour combler le fossé des genres peut-être perçu comme une volonté d’instrumentaliser le projet, ce qui occasionne généralement des réactions épidermiques. Wikipédia se doit de représenter le monde tel qu’il est et si celui-ci est débalancé a niveau des genres, cela sera également le cas de Wikipédia.

Puisque Wikipédia est rédigée à partir de sources et se doit de représenter le plus fidèlement possible celles-ci, qu’en est-il de ces dernières au niveau du genre ?

Fossé des genres dans les sources

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Grâce à l’association toujours plus grande d’entrées de publications à leur élément équivalent sur la base de données libres Wikidata, il est devenu aisé de réaliser toutes sortes de statistiques sur le contenu de ces publications. Ainsi, le mois dernier, nous avons réalisé une évaluation du contenu genré de 55 dictionnaires et encyclopédies classiques. Le résultat est sans appel : le même fossé des genres est observé dans ces publications que sur Wikipédia. On y retrouve ainsi en moyenne près de 10 hommes pour une femme.

Il semblerait donc que nous soyons pris dans une sorte de cercle vicieux. Peu de contenu féminin dans les sources, peu d’identification des femmes au contenu, peu de femmes qui interviennent sur le contenu, peu de contenu féminin dans les sources, etc..

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« Notre postulat est que le taux de participation féminine sur Wikipédia sera directement corrélé au taux de contenus « féminin » de l’encyclopédie2. »

La problématique étant complexe et les actions à poser n’étant pas toutes valables, agir pour augmenter le contenu « féminin » du site semble être un geste qui ne peut qu’être positif. Peut-être ainsi pourrons-nous transformer le cercle vicieux en cercle vertueux tout simplement en changeant le sens de rotation de ce dernier. Ainsi, en augmentant le contenu « féminin », peut-être que plus de femmes s’intéresseront à la modification du site et créeront du contenu qui leur ressemble, contenu qui risque d’attirer d’autres femmes qui créeront elles aussi du contenu qui leur ressemble, etc.

Respect des sources ?

De prime abord, on pourrait croire que le débalancement des genres au niveau des sources encyclopédiques engendre inévitablement un débalancement des genres sur Wikipédia puisque cette dernière se doit d’être le reflet des sources. Cependant, cette croyance doit être fortement nuancée pour deux raisons. Tout d’abord, de nouvelles sources sont produites à chaque jour et le débalancement des genres s’y réduit dans bien des domaines. On peut anticiper, si la tendance se maintient, une réduction significative et généralisée du fossé des genres avec le temps dans ces dernières.

Mais surtout, Wikipédia est loin d’être un projet achevé ayant intégré l’ensemble des connaissances des publications classiques. Seulement pour Wikipédia en français, il existe au moins 10 000 femmes ayant un élément Wikidata associé à l’une des 55 publications recensées et qui n’ont pas d’article sur frwiki3. Ainsi, même s’il y a grosso modo une femme pour 10 hommes dans ces publications, il manque tellement de contenu que n’importe qui peut créer, sans relâche pendant des années, seulement des articles sur des femmes, sans épuiser le sujet, car les sources sont incontestables et donc parfaitement admissibles sur Wikipédia. Elles représentent donc la frontière basse du projet.

Voici une liste de 100 articles à créer possédant le plus de liens vers d’autres versions linguistiques de Wikipédia. Cette liste est mise à jour au fur et à mesure que les articles sont créés. Si vous créez un ou plusieurs d’entre-eux, nous vous invitons à ajouter le mot-clic #womeninred ou #femmesenrouge dans le résumé de modification.

À la suite de ces constats, j’ai décidé de lancer un #moisdesfemmes sur Twitter et sur Facebook en proposant à chaque jour la création d’un article différent sur une femme en rouge. J’ai également proposé d’utiliser les mots-clics #femmesenrouge et #womeninred afin de mieux tracer les contributions faites expressément par volonté d’augmenter le contenu féminin de Wikipédia.

Autrement, il existe aussi plusieurs projets du mouvement Wikimedia visant à créer du contenu sur des femmes.

 

 

                 Bienvenue à tout.e.s !

Source de l’image : Lëa-Kim Châteauneuf, commons, licence cc-by-sa, merci pour l’affiche et la complicité.

Bibliothèques du 21e siècle, Wikipédia et post-vérité

Voici des supports de présentation réalisés pour l’école d’été du numérique 2018 à la Bibliothèque nationale d’Haïti. D’autres contenus sont disponibles sur cette page.

Le volet contributif de cet événement a été abordé dans l’article « Organiser la participation aux communs avec Wikipédia : L’expérience de l’École d’été du numérique à Port-au-Prince ».

Organiser la participation aux communs avec Wikipédia : L’expérience de l’École d’été du numérique à Port-au-Prince

 

Je reviens de Port-au-Prince où j’ai participé avec des collègues à la seconde édition de l’École d’été du numérique principalement dédiée aux projets wikimédiens et OpenStreetMap. Cette initiative visait, telle que conçue avec les partenaires locaux, à mobiliser et à sensibiliser les participant.e.s, issu.e.s des milieux documentaires pour la plupart, aux communs numériques de même qu’à renforcer la présence d’Haïti dans les projets wikimédiens à travers la création d’un réseau de contribution.

Les défis n’ont pas manqué et la situation explosive, suite aux soulèvements provoqués par la hausse du prix de l’essence #gazmonte, a entraîné son lot de complications imprévues. Malgré tout, je n’avais pas eu l’occasion jusqu’à ce jour d’assister à un atelier contributif qui se soit avéré aussi productif dans le cadre d’une formation. Il est possible de consulter les résultats du tableau de bord, bien que ces données fournissent une évaluation exclusivement quantitative de l’activité, afin d’en apprécier les retombées.

L’équipe avait fait le choix d’arriver quelques jours avant le début de l’École dans le but d’entamer le dialogue interculturel nécessaire avec les principaux organisateurs locaux (Bibliothèque nationale d’Haïti, Réseau des jeunes bénévoles des Classiques des sciences sociales/REJEBECCS, l’Université Unitech, Bibliothecom) et d’adapter le projet pédagogique aux intentions et à la situation locale.  

Tableau de bord de l’École d’été du numérique

Une quarantaine de participant.e.s étaient attendu.e.s à la Bibliothèque nationale d’Haïti qui accueillait l’événement : Plus de quatre-vingt-dix personnes sont venu.e.s. Les premières journées ont été consacrées à la contextualisation des apprentissages en termes de communs et de savoirs libres, notamment en bibliothèque, ainsi qu’aux projets Wikipédia (en français et en créole), Commons, Lingua Libre et OpenStreetMap. À la fin de la semaine, d’autres contenus liés aux questions d’archivage numérique et à Wikidata ont aussi été présentés.

Je vais revenir plus particulièrement sur le volet pratique de l’événement et le modèle de travail collaboratif qui a été expérimenté au moment de contribuer à Wikipédia. Car il a fallu trouver un dispositif qui tienne compte de contraintes assez sérieuses, soit un nombre considérablement plus élevé de participant.e.s que dans les ateliers contributifs habituels (avec une trentaine de personnes et moins) et un nombre réduit de formateurs disponibles, et puis le fait que tout ce beau monde était desservi par une connexion instable.

Cette expérience nous renvoie au problème de l’organisation de la participation dans les activités contributives wikimédiennes destinées aux nouveaux et aux nouvelles, ainsi qu’à leur impact réel. D’entrée de jeu, je serai tenté de dire que les wikimédien.e.s accordent assez peu d’attention au savoir-faire en matière de méthodes participatives assumant que ces configurations relèvent des soft skills qui sont jugées secondaires par rapport aux connaissances techniques liées aux plates-formes des projets.

Dans la même veine, l’importance que l’on devrait accorder à la contextualisation du projet encyclopédique wikipédien, en le comparant avec ceux qui sont portés par d’autres encyclopédies, qu’elles soient traditionnelles ou classiques, peut aussi faire l’objet de débats entre les responsables des formations; mais pour les fins de cet article, je n’insisterai pas sur cet aspect sinon pour affirmer ma conviction que cette mise en perspective horizontale et verticale n’est pas négligeable et qu’elle apporte une légitimation qui joue un rôle pédagogique stratégique.

Si on se concentre plutôt sur les configurations pédagogiques, notamment sur l’exemple des editathons qui constituent le modèle d’apprentissage wikimédien standardisé, il semble que les retombées effectives de celui-ci restent encore à être démontrées, comme le suggérait la communication de Andrew Lih et Ryan McGrady à Wikimania en 2017. Les editathons incarnent l’appareil le plus répandu pour rejoindre les nouveaux publics, avec des qualités indéniables pour assurer la mobilisation et le call to action; ils sont aussi relativement peu exigeants en termes de préparation, reposant sur un canevas bien ficelé, facile à reproduire , et ils sont suffisamment attrayants pour capter l’attention des médias. Mais les limites de ce qui est devenu le format canonique pour enseigner Wikipédia au public sont assez bien connues et, surtout, son impact n’est pas encore tout à fait « clair » :

there are well-known limitations to this model. Though successful for public relations, generating enthusiasm, gathering data about new users, and educating people about the site, the relative impact on Wikipedia — in contributing high-quality content or recruiting new active editors — is unclear. Similarly, the type and manner of contributions are necessarily constrained, with each individual encouraged to learn about Wikipedia and attempt direct contribution during a typically brief block of time — leaving out other types of contributions. (Andrew Lih et Ryan McGrady, « Edit-a-thons have emerged as the most popular form of Wikipedia outreach. But should they be? », Wikimania, 2017)

De fait, le plan de match pour la partie hands-on de cette École du numérique n’était pas précisément d’organiser un editathon, mais le format pressenti, typiquement individualiste, demeurait essentiellement le même. Selon l’hypothèse de départ, et à la suite des présentations d’usage, il était prévu que chaque participant.e travaillerait individuellement sur un sujet de son choix dans son propre espace brouillon, plutôt qu’en contribution directe, que ce soit sur Fr.wiki ou Ht.wiki. Le choix de travailler dans l’espace brouillon était motivé par l’intolérance croissante des patrouilles à l’égard des nouveaux et des nouvelles. Une liste d’articles portant sur Haïti existant déjà dans la version anglophone, mais qui n’étaient pas encore couverts dans la version Fr, ou dans la version Ht, avaient été identifiés préalablement et pouvaient servir de ressources pour la pige des sujets.

Malheureusement, ce type d’approche individuelle requiert un accompagnement aussi individualisé. On cherche alors, autant que possible, à s’approcher du modèle en binôme permettant un soutien one-on-one (un.e novice avec un.e wikimédien.ne plus expérimenté.e). Dans le cas de cette activité où deux formatrices seulement étaient vraisemblablement disponibles pour près de 75 participan.t.e.s — les deux autres conduisant une chasse photographique (Wikicommons) et une cartopartie (OpenStreetMap) avec le reste du groupe — l’approche individuelle semblait vouée à un échec mathématique. Par ailleurs, il fallait aussi éviter que l’ensemble du groupe soit connecté en même temps pour limiter la pression sur le réseau et ne pas risquer de compromettre l’expérience de contribution par des ralentissements ou des décrochages du côté d’Internet.

L’hypothèse a été de mettre à profit des techniques d’apprentissage/travail collaboratif, inspirées plus particulièrement de la composition des équipes mixtes en design thinking. Le pari a été de réunir des personnes issues des milieux variés et de répartir des rôles en fonction des expériences et des compétences.  Les différents rôles ont été proposé à titre suggestif, et on pouvait procéder à la répartition avec flexibilité (en excluant certaines propositions de rôle ou les combinant) :

  1. ÉCRIVAIN.E : Chargé.e. de la rédaction du contenu (en dehors de l’interface wikipédia).
  2. ÉDIT.EUR.RICE WIKI : Chargé.e d’intégrer le contenu dans l’interface wikipédia ainsi que des enjeux d’admissiblité.
  3. DOCUMENTALISTE 1 et 2  : Chargé.e.s de trouver les contenus précis et pertinents dans les ressources et d’identifier les sources.
  4. SOURC.EUR.EUSE : Chargé.e d’intégrer les références, les liens internes et externes dans l’interface d’édition.
  5. WIKIFICAT.EUR.TRICE : Chargé.e des portails, des catégories, des infobox.
  6. COMMONER : Chargé.e de la recherche d’images dans Commons (ou de la création si nécessaire).
  7. WIKIDATIEN.NE : Chargé de créer l’élément wikidata correspondant.
  8. COORDONNAT.EUR.RICE : Chargé.e d’animer et de faciliter la réalisation des actions.
  9. AIDE : Chargé.e de trouver les réponses aux questions et aux blocages. 

Il faut aussi savoir que les bibliothécaires de la Bibliothèque nationale d’Haïti ont agi, et de manière exemplaire, à titre de embedded librarians en fournissant aux équipes les ouvrages nécessaires pour conduire les recherches sur les contenus. Par conséquent, il convient d’ajouter aussi ce rôle – qui n’avait pas été explicitement désigné au moment de conduire l’activité – au sein de cet aréopage .

10. BIBLIOTHÉCAIRE : Chargé.e de trouver les ressources et les ouvrages nécessaires à la production de contenus.

L’avantage de cette configuration résidait, entre autres, dans le fait qu’un seul ordinateur par table était connecté sur le wifi et ouvert sur la page de l’article Wikipédia à modifier sur laquelle, et selon leurs rôles, les contributeurs et les contributrices se succédaient à leur tour.

Au lieu de s’en remettre à une liste de sujets générée automatiquement dont la pertinence n’était pas assurée, nous avons puisé des informations dans les propositions faites par les participant.e.s au moment du brise-glace. À cette étape initiale, nous avions demandé aux participant.e.s de prendre un moment, en mode introspectif, pour identifier des passions ou des intérêts susceptibles de les engager et de soutenir leur motivation à contribuer. La récolte avait été fort riche, et sa présentation sur un mur avait permis de percevoir et de reconnaître les envies de contribution et de valorisation des savoirs haïtiens de même que la portée de cette oeuvre collective. Les sujets étaient principalement associés à la culture populaire en lien avec la musique, la danse, le cinéma, la littérature, la cuisine, le sport incluant, de façon prévisible, le monde des bibliothèques. Ce sont des instances reliées à ces sujets qui ont été amenées pour créer ou modifier des articles dans chacune des équipes, par exemple : la soupe Joumou, l’écrivaine Kettly Mars, le Racing Club Haitienla Bibliothèque nationale d’Haïti, le Konpa dirèkPort-au-Prince/Pòtoprens, etc. 

La soupe joumou, Par Lëa-Kim Châteauneuf [CC BY-SA 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0)%5D, de Wikimedia Commons
Est-ce qu’on croyait vraiment que ça allait fonctionner ? Pas tout à fait, même si, à bien des égards, l’intensité de la formation avait largement dépassé le cadre habituel des ateliers contributifs. On espérait qu’un bon nombre d’équipes soient relativement opérationnelles… La vérité, c’est que toutes les équipes ont relevé le défi. Lors de la plénière qui a été ajoutée pour un partage public des projets, toutes les équipes ont présenté des contributions qui allaient au-delà de nos attentes et des résultats généralement rencontrés au sein des ateliers contributifs. La plupart des équipes ont investi la plateforme en créole, où les possibilités de contribution sont considérables, en choisissant du même coup de poser une action en faveur de la décolonisation de la culture haïtienne.

Mouvement de danse Kompa Par Lëa-Kim Châteauneuf [CC BY-SA 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0)%5D, de Wikimedia Commons
Ce modèle de co-édition présente des affinités naturelles avec la philosophie des communs. On y retrouve le profil d’une communauté s’auto-organisant (à petite échelle), s’appuyant sur ses capacités et investie dans la création de communs qui ont une valeur significative pour elle. Cette pratique du travail en commun s’avérait aussi susceptible d’installer un souci et une responsabilité partagés pour la culture locale ainsi qu’un sentiment d’appartenance amplifiée par ces émotions sociales singulières qui accompagnent une création ou un projet collectif. Cette approche permet, par ailleurs, de rendre visible en live les bénéfices de l’intelligence collaborative, qui est un des référentiels épistémologiques fondamentaux de la wikiway, par le biais d’un dispositif permettant d’aller plus loin que l’action individuelle ne l’aurait permis. 

Elle permet enfin de distribuer l’effort, mais peut-être surtout d’explorer, en les incarnant, le registre assez étendu des compétences qui sont à maîtriser pour collaborer à Wikipédia en réalisant un accomplissement plus gratifiant puisqu’il rend possible de modifier ou de créer un article (si un.e des membres possède un compte depuis suffisamment de temps ou si cette intervention se déroule dans un espace wiki comme Ht.wiki) au lieu de se consacrer à la correction des virgules ou des fautes d’orthographe, qui sont en voie de devenir les rares avenues accessibles aux nouveaux et nouvelles. Il y a des profils pour la correction des virgules ou des fautes d’orthographe, et ce n’est pas un jugement sur la valeur des contributions qui ont toutes, à leur façon, une importance capitale. Par contre, lorsque l’on fait la promotion des événements en prétendant que les actions feront une différence dans la valorisation du patrimoine et des savoirs locaux, et qu’on finit par faire de la révision linguistique, il y a un décalage et une promesse qui risque d’être déçue.

Wikipédia devient plus fiable, capable de résister aux fausses nouvelles grâce à ses règles qui sont appliquées avec une vigilance qui va en s’accentuant du côté des éditeurs et des éditrices; mais la contre-finalité de ce zèle est de créer un « obstacle à l’entrée » : « Il y a une politique stricte sur Wikipedia que les gens voient comme un véritable obstacle à l’entrée pour pouvoir commencer à éditer, parce qu’il y a une énorme phase d’apprentissage…Si tu sources un blog, un site personnel ou un truc du genre, cela va rapidement mordre la poussière. » (« Pourquoi Wikipedia reste fiable dans un monde de fausses informations », repéré par Robin Panfili, Slate.fr) « Mordre la poussière » n’est pas un dispositif d’accueil particulièrement engageant pour les apprenant.e.s. Or, il est difficile de voir comment il serait possible d’agir sur les règles, ou leur assouplissement, à l’ère du syndrome des fausses nouvelles. Quelles sont les options si on préoccupe des activités de outreach et de l’accompagnement des apprentissages des aspirant.e.s wikimédiennes ? L’expérience de l’atelier en co-édition de l’École du numérique de Port-au-Prince révèle qu’il y a encore des prototypes de participation organisée à expérimenter, des réflexions possibles à mener du côté du design des dispositifs pédagogiques des communs wikimédiens et des soft skills à cultiver pour la conception de ces nouvelles configurations. Il y a aussi, pour une activité de ce type comme pour d’autres en lien avec la littératie numérique en bibliothèque et dans lequel celle-ci s’insère, des outils d’évaluation de l’impact à élaborer pour soutenir le développement des communautés numériques.

Quelques remarques et informations complémentaires au sujet de cette initiative 

Rency Michel Inson, coordonnateur du REJEBECCS au moment de créer le Projet:Haïti

Le REJEBECCS, par l’entremise de son coordonnateur, Rency Michel Inson, a annoncé son intention de créer un groupe d’utilisateurs Wikimedia en vue de fonder à terme un chapitre Wikimedia Ayiti. La Bibliothèque nationale d’Haïti a indiqué son intention de poursuivre la collaboration avec les porteurs du projet REJEBECCS-Haïti. La nouvelle bibliothèque publique de Pétionville a aussi exprimé le souhait de collaborer et d’accueillir des cafés wiki au sein de son espace médiathèque. 

De très nombreux participant.e.s ont exprimé des besoins en matière de professionnalisation du métier tant du côté des bibliothèques que des archives; ce qui nous amène à réfléchir aux

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Avec Franceline Cadet Robas, directrice de la BNH (crédit photo : Jimmy Borgella)

moyens d’aborder les cours ou la formation continue dans une perspective globale de manière, en d’autres termes, à rendre accessibles les contenus pédagogiques aux étudiant.e.s et aux professionnel.le.s des Sud. Le sujet de la professionnalisation a fait l’objet d’une des revendications principales lors des Assises nationales des bibliothèques menées en 2017 en Haïti.

L’équipe de formation de l’École d’été du numérique, deuxième édition, était composée de Simon Villeneuve (Cégep de Chicoutimi), Lëa-Kim Châteauneuf (Wikimédia Canada), Marina Gallet (Cinémathèque québécoise), Pierre Choffet (OPenStreetMap) et moi-même (EBSI, Wikimédia Canada). Deux autres conférences se sont ajoutées au programme, l’une sur L’environnement et le numérique (à l’UNITECH) et une seconde sur Les enjeux et modèles du numérique dans une perspective philosophique (à Jacmel).  Une troisième conférence prévue a dû être annulée en raison des émeutes.

Des partenaires de WikiFranca (Wikimedia France, Wikimedia Suisse, Wikimedia Belgium) ont fait part cette semaine (le 23 juillet) de leur décision d’accepter la demande de micro-financement pour l’École du numérique.

D’autres liens  :

Dans les médias sociaux et les journaux :

 

 

 

Les bibliothécaires du monde entier font le cadeau d’une citation à Wikipédia. Parce que #lesfaitscomptent #factsmatter #1bib1ref #1lib1ref

« Librarians all over the world are giving Wikipedia the gift of a citation. Because #factsmatter. » J’ai repris dans le titre l’un des slogans les plus populaires de l’année passée pour annoncer le retour de la campagne 2018  #1bib1ref #1lib1ref qui se tiendra à partir du 16 janvier.

Je m’adresse à la communauté des milieux documentaires, bibliothèques et archives, comme aux organisat.rice.ur.s de la planète wikimédia qui voudraient se joindre à la campagne  #1bib1ref #1lib1ref.

L’initiative #1lib1ref prépare sa troisième édition pour 2018. La campagne prend la forme d’une invitation à célébrer l’anniversaire de Wikipédia en ajoutant une référence dans les articles. Ce simple geste, celui de « sourcer« , fait partie de l’hygiène de vie démocratique, a fortiori dans le métier, et plus que jamais depuis que les événements politiques récents ont ramené au devant de la scène la question de la fiabilité des sources d’information – pour ne pas évoquer les « fausses nouvelles ». Améliorer Wikipédia pour en faire une ressource plus fiable devient aussi l’occasion d’échanger, dans une perspective plus large, au sujet de la relation complexe que nous entretenons avec l’information et l’opinion dans nos démocraties.

Depuis l’année dernière en particulier, l’International Federation of Library Association (IFLA) soutient activement le rapprochement entre les bibliothèques et les projets WMF,  notamment à travers l‘initiative #1lib#1ref. 

De l’EBSI à BAnQ, en passant par la Corpo, l’ASTED, les Bibliothèques de Montréal, de Québec ou de Laval, du SAG-LAC,  les BAnQ en région, BAC et ses centres aussi, les bibliothèques universitaires (UdeM, McGill, les BU du réseaux UQ, Concordia, Laval, etc.), la super médiathèque de la Cinémathèque québécoise, les bibliothèques francocanadiennes, francophones, etc., etc., etc., c’est un bar ouvert. Avec le mot-clic à utiliser en français : #1bib1ref.

Des faits, encore des faits

Quelques faits ludiques (#funsfacts) au sujet de l’édition 2017 :

  • 18 différentes langues dans différentes communautés
  •  4 171 modifications avec les mots-clics de la campagne
  • 741 contributeurs ont amélioré 2 588 pages
  • Une campagne plus longue d’une durée de 3 semaines
  • Une augmentation du nombre d’ateliers dans les bibliothèques du monde entier
  • Certaines bibliothèques ont ajouté un mot-clic pour s’identifier, ce qui a généré des concours inter-institutionnels – de même qu’un outil pour évaluer l’impact de leurs contributions.
  • Le personnel de la Bibliothèque d’État du Queensland a relevé le défi d’ajouter 1000 citations pour la campagne!
  • Certaines rivalités sportives historiques, notamment sur le court de basketball entre l’Université de la Caroline du Nord et l’Université Duke, se sont prolongées sur le terrain de # 1lib1ref. (Et c’est la Caroline du Nord qui l’a emporté dans le duel  #UNCvsDuke).

Outil de chasse et source-O-thon

Un outil de chasse à la citation est disponible en français (et en bien d’autres langues). À l’aide de celui-ci, la chasse à la [référence nécessaire] vous permet de repérer des extraits de code Wikipédia qui ne sont pas validés par une source fiable et de les corriger. Par exemple, la page Fauvisme :

« Le grand danger pour l’art, c’est l’excès de culture » « Que gagne-t-on à manquer de culture ? » (A. Derain)[réf. nécessaire]

Un source-O-thon, ça vous tente ?

Comment ça marche ?

On peut trouver un complément d’informations en français sur cette page consacrée à #1bib1ref.

Le coordonnateur des GLAMs, Alex Stinson, a aussi partagé une liste de liens utiles pour soutenir l’organisation et les communications des équipes intéressées :

La page principale de la campagne: https://meta.wikimedia.org/wiki/The_Wikipedia_Library/1Lib1Ref
Les instructions « Comment participer »: https://meta.wikimedia.org/wiki/The_Wikipedia_Library/1Lib1Ref/Participate
Les instructions d’aide à la citation: https://meta.wikimedia.org/wiki/The_Wikipedia_Library/1Lib1Ref/Help
La page Connect: https://meta.wikimedia.org/wiki/The_Wikipedia_Library/1Lib1Ref/Connect
La barre latérale: https://meta.wikimedia.org/wiki/Template:The_Wikipedia_Library/1Lib1Ref/Sidebar
« Le kit du café »: https://meta.wikimedia.org/wiki/The_Wikipedia_Library/1Lib1Ref/Coffee_Kit
Une page pour enregistrer les mentions presse / blog: https://meta.wikimedia.org/wiki/The_Wikipedia_Library/1Lib1Ref/Press
Une page pour enregistrer les événements: https://meta.wikimedia.org/wiki/Template:The_Wikipedia_Library/1Lib1Ref/Connect/Events
Des exemples de matériel de communication produit au cours de l’édition 2017:
https://meta.wikimedia.org/wiki/The_Wikipedia_Library/1Lib1Ref/Press/2017

Bonne chasse  !

Culture ouverte et savoir libre à l’EBSI #SQIL2017 #COPIBECpasenmonNOM


C’est la rentrée, c’est la Semaine de l’Informatique libre (SQIL), quoi de mieux qu’une session éclair (traduction de Ignite Session) pour déclencher, ou ranimer, les étincelles de l’engagement personnel, professionnel et académique ?  Ce midi à l’EBSI en l’espace d’une heure ont défilé des actrices et des acteurs parmi les plus investi.e.s  dans les mouvements du libre et des communs numériques à Montréal. L’invitation était formulée comme suit par mon collègue, Guillaume Boutard, responsable du cocomi :

Les conférences midi en partenariat avec la Semaine québécoise de l’informatique libre (SQIL) accueillent une session éclair sur la thématique de la culture ouverte et des savoirs libres. C’est donc des communs numériques, de l’accès général à la ressource numérique et de ses modalités d’accès et de mise en place dont il sera question. On pourra y croiser les thèmes des contenus culturels et éducatifs libres, de l’éducation au numérique, de la participation au débat publique, de l’accès aux publications, aux données ouvertes et liées.
À l’heure, notamment, du lancement de la Stratégie numérique du Québec et de l’ouverture du fonds Stratégie numérique du Conseil des arts du Canada, la question des savoirs libres est au cœur de l’actualité. Ne manquez pas ce premier rendez-vous de la saison où plusieurs conférencières.ciers viendront présenter en session éclair des projets autour de la SQIL.

Les étudiant.e.s ont répondu en grand nombre, et j’ai reçu des courriels me demandant de partager les contenus et les projets présentés.

Voici, en ordre de présentation, quelques notes et des liens qui ont servi de support lors des interventions.

 Le Café des savoirs libres

François Charbonnier et Lëa-Kim Châteauneuf, tous les deux bibliothécaires, ont présenté le Café des savoirs libres et le sens de l’engagement de ceux et celles qui le font vivre à travers une diversité d’actions portant sur les communs numériques. Les projets et les activités du collectif se déroulent presque toujours en partenariat avec les bibliothèques publiques, notamment les bibliothèques de Montréal, et d’autres organismes dont les missions sont convergentes : Wikimedia Canada, OpenStreetMap, FACIL, SavoirsCom1, etc. Le Calendrier de l’Avent du domaine public a fait l’objet d’une attention particulière : il fait beau, mais pour nous, Noël s’en vient, et nous avons besoin de mains pour écrire les notules destinées à célébrer l’aréopage 2018 des entrants dans le domaine public.

Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ (volet bibliothèque)

Anne-Marie Boisvert, bibliothécaire à BAnQ, a décrit trois activités en collaboration avec Wikimedia Canada et OpenStreetMap qui offrent aux participant.e.s la possibilité de contribuer à la diffusion du patrimoine documentaire québécois sur Internet : Mardi, c’est wiki, Wikicommons, Mercredi cartographie.

Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ (volet archives)

Frédéric Giuliano de BAnQ, archiviste et coordonnateur, a fait le récit de la collaboration croissante entre les archives nationales et Wikimedia Canada. Comme Anne-Marie Boisvert, il a insisté sur les motifs de cette transformation de la culture professionnelle et organisationnelle qui nous pressent à s’engager dans cette voie.

J’ajoute la captation vidéo de la conférence livrée à Wikimania 2017 par Hélène Laverdure, conservatrice et directrice générale des Archives nationales de BAnQ, et Frédéric Giuliano, ainsi que les articles produits sur les activités réalisées au cours de ce congrès par Radio-Canada :

OpenStreet Map Montréal

Responsable du chapitre montréalais d’OpenStreet Map, Pierre Choffet a présenté les fondamentaux de la cartographie libre en soulignant l’intérêt de travailler avec les bibliothèques publiques au sein d’activités qui rejoignent les citoyen.nes dans les quartiers, véritables expert.e.s de leur territoire. Outre, les Mercredi cartographie à BAnQ, les Café des savoirs libres dans les bibliothèques publiques, des cartoparties sont aussi organisées au fil des saisons.

La Cinémathèque québécoise

Marina Gallet, responsable de la Médiathèque Guy-L.-Coté,  a présenté le projet de la Cinémathèque québécoise autour des communs via les projets Wikimédia. Trois types d’activités sont prévus dès cet automne :

  • Une séance photo de cinéastes invités au dévoilement des activités et du graphisme des prochains Sommets du cinéma d’animation, qui s’est déroulée le mercredi le 13 septembre et dont les images ont été versées dans Commons.
  • Un atelier contributif tous les 3èmes mercredis de chaque mois, de 18h à 21h, du 20 septembre au 20 juin. Chaque atelier est dédié à un.e cinéaste d’animation québécoise. Un premier edit-a-thon consacré à Janet Perlman a eu lieu cette semaine ; les photos de l’activité sont visibles sur Commons.
  • Une présentation de wikipédia/wikidata/wikimediaCommons, visant principalement les professionnels du cinéma, qui aura lieu lors du festival des Sommets du Cinéma d’animation.
  • La page GLAM de la Cinémathèque québécoise 

Marina Gallet a rappelé les raisons qui ont amené la Cinémathèque québécoise à s’engager dans cette collaboration avec Wikimedia Canada et le Café des savoirs libres. En tant que référence mondiale en cinéma d’animation, conservant et documentant un important patrimoine en la matière, la Cinémathèque a estimé qu’elle avait une responsabilité à l’égard de la qualité des données et des ressources offertes au public sur cette plate-forme qui est une des plus visitées dans le monde ; ensuite, cette visibilité contribue à la promotion du cinéma d’animation QC et, du même coup, à préserver le positionnement de cette institution comme une autorité dans le domaine.

Il était aussi important de réaliser, selon elle, qu’il est dommage de garder ce travail de documentation et de préservation pour soi en interne ou sur le site Web (sur le Web et non dans le Web), alors qu’il peut servir à tellement d’autres personnes lorsqu’on le rend accessible librement.

FACIL et la SQIL

Président de FACIL et responsable de la coordination de la SQIL, Mathieu Gauthier-Pilote a présenté les Services FACIL, un projet complémentaire aux Chatons de FRAMASOFT, qui visent à contribuer à la dégooglisation de l’internet. C’était aussi l’occasion d’aborder, la question de l’inclusion numérique en considérant, à rebours des interventions des invité.e.s précédent.e.s qui célébrait l’ouverture et le partage, la configuration de ce territoire numérique dont on voudrait s’exclure et des informations que l’on souhaiterait ne pas partager.

Le recours collectif de Copibec c. l’Université Laval

Invité surprise, et qui a bien voulu accepter de se joindre à nous malgré une invitation tardive : Emmanuel Château-Dutier, professeur à l’Université de Montréal, est venu exposer le sujet très chaud du recours collectif de Copibec c. l’Université Laval. Il a parlé des conséquences néfastes que ce procès pourrait entraîner si le principe de l’utilisation équitable des oeuvres dans le contexte de l’éducation et de la recherche au Canada était remis en question par le biais d’un jugement défavorable à cette exception. Les auteur.e.s d’ici, et d’ailleurs, soumis au régime de COPIBEC, et qui sont sensibles à la question du droit collectif dans un tel contexte, sont invité.e.s à se retirer avant le 15 octobre de ce recours collectif.  [Je propose le mot-clic  #COPIBECpasenmonNOM ]

Emmanuel Château-Dutier a accepté de fournir également des contenus au sujet de l’affaire Copibec sous forme de revue de presse :

La Déclaration des communs

Pour clôturer la séance, des copies de la Déclaration des communs, qui résument les principes et les partis pris de ces engagements à l’endroit de la culture ouverte et des savoirs libres, ont été remises à l’audience. Rappelons que nous attendons toujours que la ministre Anglade nous disent ce qu’elle en pense, et où elle loge en regard de ces propositions soumises dans le contexte de la consultation citoyenne pour la Stratégie numérique – et qui se fait attendre.

C’était court, dense et intense…Un immense merci à tou.tes. les intevenant.e.s et  les participant.es. Si vous avez des questions sur ces initiatives, il me fera plaisir d’y répondre ou de vous re-diriger vers les porteurs et les porteuses de projets.

Note : Cette année, l’EBSI est partenaire d’activités de la SQIL.