Les notules dominicales de culture domestique en bibliothèque

Je lis depuis plusieurs années les Notules dominicales de culture domestique de Philippe Didion. Merci encore à Benoit Melançon et à François Bon pour ce voyage en Notulie au cours duquel j’ai découvert cette lettre hebdomadaire dont l’esprit, immanquablement, a son effet sur toutes les autres tâches domestiques qu’il faut bien accomplir le dimanche. La proposition d’annonce pour cette lettre va comme suit :

Recension critique hebdomadaire des livres lus pendant la semaine, accompagnée d’un aperçu sur certains chantiers en cours et de quelques considérations plus ou moins inintéressantes sur ma trépidante existence.

La vie de l’auteur s’est avérée particulièrement mouvementée cette semaine puisqu’il s’est rendu en bibliothèque. C’était l’occasion de rendre hommage à une bibliothécaire, une professionnelle du catalogage – opération intellectuelle fondamentale dans la constitution du coeur de la bibliothèque, son catalogue – qui a travaillé toute sa vie jusqu’à sa retraite à la Bibliothèque nationale de France.  Paulette Perec, née Pétras, est disparue l’automne dernier; cette conservatrice était l’épouse de Georges Perec :

Vie littéraire. Le 3 mars est la date anniversaire du décès de Georges Perec mais ce soir c’est à sa femme Paulette que l’on rend hommage, quatre mois après sa mort. L’événement se tient à la Bibliothèque de l’Arsenal, à Paris. La vie commune de Georges et Paulette Perec n’a pas été très longue, mais ils n’ont jamais divorcé. Beaucoup plus longue aura été la vie de Paulette en bibliothèque, à l’Arsenal et à Richelieu. Un de ses collègues raconte sa vie professionnelle et rappelle sa spécialité, le catalogage, le classement, l’intercalation. J’écoute cela avec d’autant plus d’intérêt que tout à l’heure, avant de partir pour Paris par le 14 heures 46, j’ai reçu une nouvelle renversante en provenance d’une bibliothèque. Je suis à la recherche depuis que j’ai découvert l’oiseau, d’un travail universitaire sur Ernest Gengenbach dû à un Italien nommé Dallospedale. Gengenbach est mort, Dallospedale a disparu en Afrique, sa thèse est introuvable. J’ai longtemps cru qu’un exemplaire se trouvait dans la bibliothèque du Musée Louis-Français de Plombières-les-Bains où j’ai fait remuer de la poussière, en vain. Aujourd’hui, ma correspondante à la bibliothèque de Saint-Dié, que j’avais relancée une dernière fois sans grand espoir, m’écrit : la thèse est retrouvée. Elle était mal rangée.

Magnifique. Ça m’a laissée dans un état de ravissement complet, émue en songeant au rôle de Paulette Perec, née Pétras, à la responsabilité sociale de cette profession que j’ai embrassée, aux conséquences prodigieuses liées aux pertes et aux retrouvailles d’ouvrages en tout genre.

Je me suis empressée d’essayer de bonifier le contenu portant sur Paulette Perec, née Pétras, dans la page Wikipédia consacrée à Georges Perec où elle est à peine évoquée.  Bien entendu, j’ai aussi créé la page de Paulette qui n’existait pas.  J’entretiens d’ailleurs le plan secret de prendre soin des pages portant sur les figures de bibliothécaires dans Wikipédia. La vie trépidante de Philippe Didion a souvent un effet contagieux sur moi.

Un enjeu qui a été l’objet de discussion cette semaine (avec @joplam entre autres) dans le contexte des divers édi-a-thons consacrés à la Journée internationale des  femmes : le nom de famille des femmes.

Est-ce que je devrais créer la page Wikipédia sous le nom de fille ou le nom d’épouse pour cet article ? « Paulette Pétras » ou « Paulette Perec » ou « Paulette Perec, née Pétras » ? Controverse sur les noms des femmes dans leur histoire et dans Wikipédia pour la postérité. Je ne doute pas que ma proposition d’article soit rééditée relativement rapidement. Il y a des relevés d’usages et de pratiques culturelles à faire de ce côté.

On peut l’entendre et la voir ici.

Source de l’image : Flickr, Looks like a bicyclette ride is in the cards for today! par Lorie Shaull, cc-by-SA 2.0

La bibliothèque wikipédienne : Quand l’IFLA invite les bibliothèques publiques à s’engager davantage dans le projet de Wikipédia

L‘IFLA (International Federation of Libraries Association) vient de lancer une étude d’opportunités sur les bénéfices d’une collaboration avec Wikipédia où elle invite les bibliothécaires à s’engager davantage pour faire de leur bibliothèque, une bibliothèque wikipédienne. Ce document a été soumis par l’IFLA en même temps que la Fédération lançait une campagne de contribution mondiale auprès de la communauté des bibliothécaires.

Cette campagne, menée entre le 15 janvier et le 3 février 2017, visait à encourager les bibliothécaires à ajouter une source (au moins) dans l’encyclopédie libre.  Imaginez un monde où chaque bibliothécaire ajoutait une référence à Wikipédia... disait l’accroche de cette campagne. J’ai joué le jeu en signant mes contributions, comme nous étions tous invités à le faire, à l’enseigne  de #1lib1ref.*

Vous avez manqué ce rendez-vous ? Il est évidemment possible de se reprendre à n’importe lequel moment :). On peut même s’y adonner tout au long du mois de mars dans le cadre du Mois de la contribution au sein de la Francophonie.

Les échanges sur les fausses nouvelles (Fakes News) à l’ère de la post-vérité interpellent les bibliothèques et toutes les institutions qui se préoccupent de la littératie de l’information. Sourcer fait partie de ces habiletés cruciales que commande la pensée critique pour découvrir la vérifiabilité d’une nouvelle donnée\information et pour la justifier en tant que connaissance.  Comme les bibliothèques, Wikipédia martèle l’importance de la vérification des faits (FactChecking) et de la production participative (Crowdsourcing)  pour repérer les faussetés. Ce sont des alliés épistémologiques stratégiques.

Êtes-vous une bibliothèque wikipédienne ?

Le sommaire exécutif de l’étude

Pour en revenir à l’étude intitulée « Opportunities for Public Libraries and Wikipedia »  j’ai traduit en français le sommaire exécutif de celle-ci pour en faciliter la diffusion. Et comme les bibliothécaires de l’IFLA savent bien faire les choses, son contenu est placé sous la licence « Creative Commons 4.0 », une licence qui encourage la réutilisation libre du contenu. Voici le texte :

« Wikipédia constitue un outil d’une grande puissance pour les bibliothèques publiques, particulièrement dans certaines parties du monde où l’accès à d’autres ressources est problématique en raison des coûts qui sont prohibitifs: il complète au besoin les ressources de la bibliothèque avec des informations utiles; il sert d’outil pour les bibliothécaires de référence; il fournit des pistes vers des références et des sources primaires et secondaires; il aide les usagers de la bibliothèque dans leurs recherches; et il fournit une plate-forme vitale pour recueillir et préserver les connaissances locales, dans les langues locales, et qui ne sont pas généralement soutenues par le monde de la recherche et de l’édition.

Les expériences menées au sein des communautés existantes suggèrent qu’en participant à Wikipedia, les bibliothèques sont en mesure d’exposer, à la fois leur personnel et leurs usagers, à des stratégies plus complexes et plus sophistiquées pour faire face aux transformations du paysage numérique. Les bibliothèques publiques et leurs réseaux de soutien tireront des grands bénéfices d’une stratégie de collaboration avec Wikipedia. Des stratégies impliquant Wikipedia pourraient, en outre, rencontrer d’autres besoins des bibliothèques : encourager l’usage d’une ressource clé pour l’éducation et l’apprentissage au XXIe siècle ; fournir un modèle d’alphabétisation numérique complexe ; créer un lieu de partage des contenus en liant avec le patrimoine et l’héritage culturel auprès d’un large public. Ces opportunités sont encore plus évidentes dans les pays en développement, où les bibliothèques sont devenues des points d’accès à l’information incontournables, mais qui n’ont pas nécessairement la capacité ou les ressources pour investir dans des outils numériques.

Wikipedia peut également orienter les usagers vers les bibliothèques où ils sont en mesure de trouver des ressources dans leurs champs d’intérêt. La collaboration Wikipedia-bibliothèque relie Wikipedia au rôle important que jouent les bibliothèques dans la réduction des inégalités d’accès à l’information, tout en constituant une source pour trouver des connaissances locales comme régionales ainsi que pour découvrir diverses ressources.

Grâce à cette collaboration active avec Wikipedia, les bibliothèques publiques sont en mesure de:
● Documenter et mettre en évidence des exemples de projets collaboratifs réussis et exposer le personnel et les usagers à la communauté élargie des bibliothèques.
● Plaider en faveur des efforts de la communauté Wikimedia visant à faire reconnaître les créateurs de contenu des GLAM (Galleries-Libraries-Archives-Museums) comme des contributeurs efficaces (plutôt que des «éditeurs rémunérés» conflictuels).
● Promouvoir l’importance des outils et des modèles d’analyse permettant de suivre l’utilisation des
documents fournis par les bibliothèques aux projets Wikimedia.
● Promouvoir la valeur des bibliothèques qui contribuent aux données liées de Wikidata et qui s’appuient sur Wikidata pour l’enrichissement sémantique des autorités dans les catalogues. »

Des collaborations fructueuses

Des collaborations réussies entre Wikipédia et des bibliothèques publiques à travers le monde sont mentionnés dans l’étude, en voici quelques exemples :

  • Des ateliers d’apprentissage pour les bibliothécaires.
  • Des ateliers sur les bases de la contribution à Wikipedia pour les usagers
  • Des ateliers sur littératie de l’information. L’évaluation de Wikipédia, comment s’appuyer sur des sources et des ressources notamment en ligne, incluant parfois les bases des apprentissages numériques.
  • Des clubs de lecture wiki. Dans un club de lecture existant, on ajoute l’amélioration des pages concernant l’auteur ou l’oeuvre au programme.
  • L’écrivain favori. La bibliothèque choisit un auteur local vivant et travaille avec des volontaires à la rédaction ou l’amélioration d’articles en lien avec cet auteur. Ceci permet de relier plus étroitement le milieu littéraire aux bibliothèques. Une stratégie qui serait très populaire en Catalogne 😉
  • Édit-a-thon locaux. Les bibliothèques publiques sont, en principe, les championnes pour la promotion du contenu local et l’engagement auprès des communautés locales. Dans cette veine, un atelier de contribution Wikipédia sur les femmes célèbres du Plateau à la bibliothèque du Plateau Mont-Royal aura lieu en mars.

Les bibliothèques de Montréal et la Grande bibliothèque mettent en place des activités Wikipédia et OpenStreetMap à tous les mois. À la Grande bibliothèque, Les mardi c’est Wiki, c’est ce soir !

Le défi aujourd’hui au Québec consiste à sensibiliser davantage les bibliothécaires à la qualité de cet engagement au-delà du prêt d’espace.

Et une autre suggestion de traduction qui serait de circonstance, cette infographie :

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Une toute dernière suggestion : Avez-vous essayé l’outil de chasse à la citation dans Wikipédia? Bonne pêche! 😉

Pour plus d’informations sur ces ateliers en bibliothèque publique, n’hésitez pas à m’écrire.

*J’ai compté 5 ou 6 #1bib1ref, plutôt que sa contrepartie anglaise #1lib1ref, et j’aurai dû soutenir ce mot-clic ou au moins mettre les deux, j’en conviens. Leçon pour l’an prochain.

La fabrique du domaine public

Dans la foulée de l’article précédent, je partage le contenu d’une présentation qui a servi lors d’un atelier de préparation pour la dernière édition du calendrier de l’avent du domaine public.

On retrouve des informations sur le domaine public et sur les activités du Café des savoirs libres, mais aussi:

Des sources pour repérer des entrants

Il faut savoir qu’au moment de faire cette présentation à la bibliothèque Mordecai-Richler en octobre dernier, nous n’avions pas envisagé de recourir à la base de données Wikidata, « une base de données libre, collaborative et multilingue, qui collecte des données structurées » pour effectuer le repérage des entrants 2017. C’est Benoit Rochon, président de Wikimédia Canada, qui participait à l’atelier, qui nous amenés à considérer l’exploration de cette piste. Il nous a aussi gracieusement fourni les requêtes pour la recherche.

Cette démarche s’est avérée très fructueuse. Elle nous a permis de compléter, de manière autrement plus performante, une liste que nous avions commencé à élaborer avec l’aide de BAnQ (que nous remercions !) et des sources mentionnées plus bas.

Le recours à Wikidata aura été, par ailleurs, l’occasion de constater ouch ! combien le Québec\Canada étaient désavantagés par rapport à des pays comme la France ou les États-Unis. La recherche des personnes décédées en France ou aux États-Unis sur Wikidata permet de faire remonter des personnalités de toutes les sphères de la société : architectes, penseurs, sculpteurs, écrivains, scientifiques d’une grande diversité de domaines, etc. Du côté du Québec/Canada, la situation est fort différente.

En examinant les résultats des requêtes au début, j’ai cru qu’il y avait eu une hécatombe dans le monde du sport Qc en 1966, une épidémie qui avait décimé quelques équipes de hockey et la moitié de la classe politique canadienne. J’ai fini par comprendre que ces données reflétaient l’état de la base de données et surtout les intérêts – pour le sport et la politique – des contributeurs masculins actuels qui alimentent le volet canadien. On espère que nos grandes institutions documentaires se feront bientôt un devoir d’équilibrer ces biais.

Voici donc, outre Wikidata, diverses sources pour repérer les entrants dans le domaine public :

•  BAnQ > Iris

•  BAnQ > Dalfan

•  BAC > Amicus

•  Encyclopédie Canadienne

•  Data.bnf.fr •  Gallica

•  The Public Domain  Review

•  Biography.com

•  NNDB

•  On this day

•  Wikipédia via différentes catégories : Décès en 1966 / 1966 au Québec / Liste des auteurs par ordre chronologique / List of Canadian Writers, etc.

Des sources pour trouver des oeuvres

Les sources pour trouver les oeuvres sont légion, en voici quelques unes.

WikiHow – How to Find Public Domain Materials

Wikisource

Wikimedia Commons

Internet Archives

Project Gutenberg

Europeanna

Library of Congress

New York Public Library

Flickr : The commons

Digital Public Library of America

OpenGlam

The Public Domain  Review

Les collections numériques de nombreuses universités, etc…

Attention, attention !

Le Public Domain Review a présenté au début de l’année sa classe de 2017 et mentionne quelques entrants que nous n’avons pas sélectionnés dans notre édition de cette année. Pour ne pas les passer sous silence, ajoutons à notre célébration du domaine public canadien les oeuvres de :

Pour les intéressé.e.s, les activités de Communia, un organisme de défense du domaine public mérite également notre attention :

Sur Facebook : https://www.facebook.com/pg/communia/

 

 

Le café des savoirs libres à Montréal : Wikipédia et Open Street Map en bibliothèque

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Les Bibliothèques de Montréal (BM) ouvrent leurs portes aux amateur.e.s des savoirs libres ! À l’instar de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), et de tant d’autres bibliothèques et institutions éducatives dans le monde, les BM collaborent désormais avec la Fondation Wikimédia pour faire connaître le projet de l’encyclopédie Wikipédia et proposer des ateliers dédiés au processus de contribution à l’édition francophone. Cette nouvelle initiative coïncide avec le passage à Montréal du fondateur de Wikipédia, Jimmy Wales dans quelques jours.

Au début de l’année, Wikipédia entamait les  célébrations entourant son quinzième anniversaire en invitant les bibliothécaires à participer à ces festivités et à l’encyclopédie. Au-delà de l’événement, quelques uns d’entre eux, liés aux activités de Bookcamp Montréal, ont fait le pari de poursuivre cette invitation dans la durée à travers des rencontres mensuelles dans les BM.

On le répète partout : Wikipédia est l’un des cinq sites les plus visités sur Internet, consultés chaque mois par près de 480 millions de visiteurs, il compte plus de 29 millions d’articles en 280 langues. Le projet Wikisource, qui constitue en lui-même une bibliothèque riche de 180 000 textes libres et gratuits, et celui de Wikimedia Commons, avec près de 27 millions de fichiers d’images, composent ce vaste réservoir des connaissances du monde. Wikipédia représente la principale source de référence au monde, la première source de documentation des écoliers et des étudiants. Si la référence a encore un sens en bibliothèque, leur destin est lié.

Par ailleurs, ce dépôt colossal des savoirs humains comporte des lacunes qui sont à la hauteur des contributions. Le volet québécois, qui est aussi montréalais, est préoccupant. Si l’on juge que le territoire des nouvelles entrées dans l’encyclopédie est presque couvert aujourd’hui, il n’en est pas de même pour le portail du Québec qui apparaît comme le « parent pauvre » de Wikipédia. L’importance de ces rendez-vous dans le contexte local prend ici une dimension d’autant plus significative en termes de responsabilité sociale:

Quand l’un ou l’autre des 20 millions de francophones qui visitent Wikipédia fait par exemple une recherche sur l’histoire du Québec, que trouve-t-il aujourd’hui ? Il ne trouve ni projet de développement de ce champ de connaissance, ni communauté de wikipédistes qui anime un tel projet, ni même un portail qui sert de vitrine présentant aux visiteurs le meilleur du contenu sur ce thème. Il trouvera au mieux, disparates et lacunaires, environ 5000 articles qui traitent de ce sujet, dont 80 % sont à peine des ébauches. Une étude de la Fondation Lionel-Groulx réalisée en 2014 afin d’évaluer la qualité des articles traitant de 10 grands événements de notre histoire et des principaux personnages associés à ces événements, étude portant sur plus de 200 articles, confirme la lamentable pauvreté des contenus sur le Québec et son histoire dans Wikipédia.

Résultat de l’absence de préoccupation et de soutien gouvernemental et institutionnel, de l’indifférence du milieu académique et du milieu de l’histoire, du manque de formation et de ressources, cette situation déplorable ne peut plus être ignorée par les personnes qui ont le Québec au coeur et qui ont à coeur la promotion de son histoire.(Pierre Graveline, Le Québec, parent pauvre de Wikipédia, Le Devoir)

Pourtant, quelques wikipédiens dévoués encouragés par des esprits éclairés comme l’ancien PDG de BANQ, Guy Berthiaume et son équipe, ont soutenu le développement de l’encyclopédie au Québec. Il faut espérer que leurs successeurs continueront à revendiquer cette vision forte et engagée dans les savoirs libres pour favoriser la présence des contenus québécois sur le territoire numérique. Depuis 2014, les Mardi, c’est wiki ainsi que d’autres projets emballants ont vu le jour à la Grande bibliothèque:

Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ ) possède une masse d’ouvrages et de documents, anciens et modernes, ainsi que de riches archives portant sur les grands thèmes abordés, et met à la disposition des participants la documentation nécessaire à l’écriture d’articles wikis bien documentés. Les participants bénéficient sur place de l’aide de contributeurs d’expérience, ainsi que du soutien de bibliothécaires et d’archivistes spécialisés. Ces ateliers visent à améliorer le contenu francophone de Wikipédia, à augmenter le nombre de contributeurs québécois, à tirer profit des ressources documentaires et professionnelles de BAnQ et à mieux faire connaître le Québec, la Nouvelle-France, le Canada français ou, plus largement, l’Amérique française.

Souhaitons que cette collaboration avec des wikipédiens-en-résidence se prolonge de façon durable afin de consolider les efforts et multiplier les activités, ateliers, édi-athons, etc., autour de la création de contenus québécois au moment où les autres bibliothèques publiques québécoises vont de l’avant.

Les Jeudi c’est wiki dans les bibliothèques de Montréal viennent prolonger par une proposition locale, cette initiative exceptionnelle en visant à sensibiliser le personnel des bibliothèques, à augmenter le nombre de contributeurs québécois et, particulièrement, à faire croître la présence documentaire et la visibilité de Montréal sur le web à l’aide des citoyens.ne.s passionné.e.s de leur quartier et des sociétés d’histoire. C’est aussi une occasion de faire rayonner l’intelligence collaborative de Montréal au moment où le palmarès des villes intelligentes du Intelligent Community Forum (ICT) est en cours.

L’originalité des ateliers montréalais consistent à accueillir également des formateurs d’Open Street Map (OSM) qui ajoute à l’offre la transmission de l’art de la cartographie libre.

Cette communauté nomade Wiki & OSM adopte le rythme souriant des voyageurs du code et se déplace à chaque fois dans une nouvelle bibliothèque le dernier jeudi de chaque mois. La formule conviviale est celle d’un café-conversation où l’on s’appuie sur la force des apprentissages informels, du pair à pair, de la création collaborative de biens communs pour s’ancrer. Ce sont des tiers-lieux éphémères dont les retombées sont pérennes. Déjà deux rencontres se sont déroulées à la bibliothèque Mordecai-Richler (en collaboration avec Mémoire du Mile End) et celle de Frontenac. Une flotte de portables est mise à la disposition des participants qui n’auraient pas accès à des équipements; on offre aussi le soutien aux compétences numériques, et ces conditions sont intégrées dans une démarche globale de partage des savoirs et de littératie numérique.

Au-delà de Montréal, les bibliothèques publiques du Québec ont démontré leur intérêt à prendre la relève en invitant le vice-président de la Fondation Wikimédia Canada à relater ces initiatives québécoises lors du prochain Rendez-vous des bibliothèques publiques.

Pour mémoire, voici quelques unes des raisons qui ont déjà été énoncées pour inviter les wikipédiens en bibliothèque :

1. Il existe une convergence entre la mission de Wikipédia et celle des bibliothèques autour de l’accès libre et universel à la connaissance :

The mission of Wikimedia is to empower and engage people around the world to collaboratively collect and develop open educational content, and to disseminate it effectively and globally. We see libraries as our natural partners in this endeavor. Working together, we can promote scholarly and cultural knowledge, information literacy, and open access.

2.Wikipédia clame haut et fort son amour des bibliothèques. La bannière et le modèle Wikipedia Loves Libraries proposent des ressources, des liens et des activités pour favoriser un rapprochement avec les bibliothèques.

3. Les wikipédiens veulent étendre le registre des sources utilisées grâce aux bibliothèques, ce qui signifie aussi d’autres types d’encyclopédie!

4. L’utilisation et la valoriation des collections de la bibliothèque, et notamment de présenter les ressources en ligne.

5. La venue des wikipédiens amène des nouveaux usagers, vraisemblablement des réguliers, ce qui favorise la fréquentation.

6. Les bibliothèques aiment non seulement l’information valide, elles aiment aussi accueillir les citoyens et les soutenir dans leurs projets territoriaux, selon qu’ils portent sur des sujets qui intéressent la communauté ou qui concernent l’identité locale.

7. La référence morte ou vivante ? La section de référence se meurt dans la bibliothèque, les ouvrage ont été élagués, remplacez celle-ci par une section vivante! La question est ouverte quant à la forme que prendra cette relation qui oeuvre à l’émergence d’une nouvelle référence vivante. Ce défi est précisément posé et expérimenté, avec le personnel et les usagers, lors des cafés Wiki-OSM.

8. Réduire le fossé des genres ? L’équation est à la fois simple et compliquée. Les wikipédiens sont, dans une majorité écrasante, des hommes et les bibliothèques appartiennent à un milieu principalement composé de femmes, que ce soit pour le personnel ou les publics. Ces exemples récents d’édiathon lors du 8 mars, et de cette étudiante qui crée des articles sur le rôle des femmes dans l’histoire des sciences depuis l’âge de 12 ans, sont assez éloquents à cet égard. Car si le portail du Québec est pauvre, les contenus qui concernent les femmes ou le féminisme et son histoire au Québec, apparaissent dans une situation encore plus précaire.

Surveillez le prochain café Wikipédia & OSM dans une bibliothèque près de chez vous, ou à la Grande bibliothèque, mardi prochain, le 5 avril à 17h.

| Source : Wikimédia, auteur : Jean-Marc Plumauzille, http://www.acasafeliz.com, oeuvre personnelle, GFDL et CC-BY-SA-3.0 |

Ils sont faits les uns pour les autres : Wikipédia, l’histoire locale et la bibliothèque

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La Journée Contributive : Le Mile End dans Wikipédia a eu lieu samedi dernier dans le cadre du Mois de la contribution au Canada. Cet événement a été organisé par l’organisme Mémoire du Mile End à la bibliothèque publique du Mile End dont la page Wikipédia a, incidemment, été créée lors de l’atelier. Le nombre d’articles décrivant ce quartier a doublé grâce aux soins assidus des participants. Une fabrique à biens communs et à bonne humeur.

Le contenu, c’est la communauté

Connecter une société d’histoire locale, la fondation Wikimédia et une bibliothèque publique est une manoeuvre puissante. Ce ménage à trois, qui est fait pour s’aimer toute la vie, s’est rencontré samedi dernier en vue de constituer un fonds participatif d’articles destinés à enrichir la catégorie : Mile End dans la célèbre encyclopédie. L’après-midi s’est ouvert sur une formation pour les nouveaux ou un rappel efficace pour les autres. Puis, tout le monde s’est mis à l’ouvrage, chacun choisissant son sujet dans la page Projet, et les caractères se sont enfilés comme les heures sous la mezzanine inspirante de la bibliothèque, baignée dans la lumière vaporeuse des vitraux de l’ancienne église.

On sait que les femmes sont considérablement moins nombreuses à contribuer à Wikipédia. 87 % des contributeurs en 2011 étaient des hommes. Le crowdsourcing wikipédien est aussi démocratique que le reste du monde. Et, de fait, on pouvait compter deux fois plus d’hommes que de femmes lors de cette activité; ce qui représente un pourcentage de contributrices qui est tout de même significativement supérieur à ce qui est observé dans le contexte de la collaboration wikipédienne via les réseaux habituels.

J’avais pour voisins-contributeurs-trices, une mère et son ado :

-Vous êtes du quartier? j’ai demandé.
-Pas du tout, de Laval. Mon fils voulait absolument venir à cette activité. Tant qu’à lui donner un lift, j’ai décidé d’y participer. Vous êtes du quartier ?
-Hummm…J’habite Outremont, mais disons que le Mile End, c’est dans mon quartier subjectif.

Peu importe que l’on soit d’ailleurs, nous a rassuré un organisateur, tout le monde peut avoir son passe-port pour le territoire imaginaire du Mile End.

Et les conversations ont roulé avec des anecdotes sur les « guerres d’éditions pathétiques », ou les dérapages des zélés qui produisent, ô dérive épistémologique, du «travail inédit», appelé également « travail d’auteur inventé ». Certains en ont aussi profité pour se plaindre des robots mal élevés et mal dressés qui ratissent les articles dans Wikipédia et peuvent néantiser, sans remords ni discernement, les petits comme les grands efforts. Et puis des questions quasi-éthiques : qui mérite d’avoir une page et pourquoi? Combien de minutes de célébrité faut-il compter pour accéder au rang des communs ? Cet échange m’a rappelé que l’on m’avait déjà demandé de créer une page pour un quidam à partir de son c.v. de trois pages et que j’avais mis la demande dans le panier «À faire d’ici 1000 ans», appelé aussi «les oubliettes». Quelle est la frontière entre partager des connaissances et faire du marketing pour quelqu’un ou quelque chose?

Des questions pratiques : quelles images insérées, et comment le faire, quand on peine à les repérer dans Wikicommons dont le moteur de recherche est à peu près nul ? Dans quel cas, devrait-on faire des pages d’homonymie ? Qu’est-ce qu’une bonne source ? Et du côté du contenu local, on se demandait aussi comment décrire la ville et ses composantes ? Est-ce qu’une avenue est une voie ou une rue ou …? Depuis quand l’église Saint-Michel-Archange a-t-elle deux noms ? St-Viateur Bagel a-t-il été le premier à cuire les bagels avec la méthode du four à bois à Montréal? À part Mordecai Richler qui pourrait bien figurer dans la page Écrivains du Mile End ?

Contribuer à Wikipédia, c’est apprendre. Contribuer à plusieurs, c’est apprendre plus. Partage des savoirs, y compris des savoirs-faire-coder-écrire, et apprentissage par les pairs sont les dispositifs à l’oeuvre dans ce genre de journée. On y expérimente une production live, ouverte et synchrone de l’intelligence collaborative généralement à l’oeuvre dans Wikipédia sous forme asynchrone.

Les affinités : 10 raisons pour inviter les wikipédiens dans sa bibliothèque

1. Il existe une convergence entre la mission de Wikipédia et celle des bibliothèques autour de l’accès libre et universel à la connaissance :

The mission of Wikimedia is to empower and engage people around the world to collaboratively collect and develop open educational content, and to disseminate it effectively and globally. We see libraries as our natural partners in this endeavor. Working together, we can promote scholarly and cultural knowledge, information literacy, and open access.

2. Wikipédia clame haut et fort son amour des bibliothèques. La bannière et le  modèle Wikipedia Loves Libraries proposent des ressources, des liens et des activités pour favoriser un rapprochement avec les bibliothèques. Parmi les activités qui peuvent s’organiser facilement : des meetups, des visites de la bibliothèque pour faire connaître vos ressources aux wikipédiens, des ateliers de formation à l’écriture dans Wikipédia pour le personnel ou les abonnés, des édiathons qui sont des sessions d’édition autour d’une thématique particulière à la manière de l’activité tenue à la bibliothèque Mile End. Ces activités requièrent généralement peu d’investissement et d’espace. Le modèle des GLAMs, acronyme pour Galleries, Libraries, Archives, Museums, est une autre initiative qui vise à susciter et à soutenir des collaborations et des partenariats entre ces institutions et Wikipédia.

3. Les wikipédiens veulent étendre le registre des sources utilisées grâce aux bibliothèques. Les wikipédiens, comme les bibliothécaires, aiment la connaissance fiable.  Une des principales recommandations faites par le maître wikipédien samedi aux apprentis contributeurs : Sourcer! C’est-à-dire, indiquer des sources fiables pour les contenus qui sont créés. Or, y a-t-il un lieu plus idéal pour écrire des articles d’encyclopédie qu’une bibliothèque qui regorge de sources imprimées et numériques ?

Selon Simon Villeneuve, les sources numériques ont l’avantage par rapport aux sources imprimées de pouvoir faire l’objet d’une co-vérification sans contraintes spatio-temporelles à l’échelle de la Francophonie. Mais, qu’à cela ne tienne, plusieurs des collections numériques des bibliothèques sont aussi à la disposition des publics connectés.

Par ailleurs, les wikipédiens reconnaissent qu’une grande partie des sources n’est pas encore accessible en ligne alors que Wikipédia souhaiterait exploiter et rendre compte de la totalité des connaissances pour mener son projet. D’où l’idée de s’associer aux bibliothèques pour étendre le registre des références disponibles et accessibles, comme le soulignait naguère le président du chapitre Wikimedia de New York :

We want to bring Wikipedians to the library,” Richard Knipel, president of the Wikimedia New York City chapter, told American Libraries. The concept was created to supplement the sourcing of Wikipedia’s information, he said. “Ideally we want our searches to be drawn from the whole body of knowledge in the world. Unfortunately, a large portion is still drawn from online available sources, and we want to broaden that.

4. Le smartsourcing à la place du crowdsourcing. Wikipédia a été critiqué à propos du fait qu’un grand nombre de contributions provenaient d’un petit nombre de gens au risque d’orienter les développements de la connaissance en fonction de leurs intérêts, et aux dépens d’une croissance plus équilibrée des différents champs du savoir. Une des stratégies pour éviter cette situation recommande que l’on s’appuie, non seulement sur l’appel à tous, mais aussi sur des collaborations plus ciblées visant à rejoindre des bibliothécaires ou des contributeurs ayant accès à des sources d’information et de connaissances fiables :

In other words, instead of soliciting for help more widely, a group (such as Wikipedia) can now sharpen its focus on what it expects from outsiders (online articles on a specific category) and who it is reaching out to for help (librarians and patrons with access to well-sourced information). (Sanhita SinhaRoy, Libraries Tap into Crowd Power)

5. L’utilisation et la valorisation des collections de la bibliothèque. Les activités wikipédiennes sont l’occasion d’utiliser les collections et les ressources de la bibliothèque et d’en favoriser la diffusion et la visibilité auprès d’un public très large. Après tout, Wikipédia est le cinquième site le plus visité au monde.

6. Un impact sur la fréquentation. La venue des wikipédiens amène des nouveaux usagers, vraisemblablement des réguliers, ce qui favorise la fréquentation.  Et la tenue d’événements amis de Wikipédia est susceptible de générer de nouveaux contributeurs qui sont aussi appelés à devenir de nouveaux fréquentants des bibliothèques. Le cercle est vertueux.

7. Développer le sens de la communauté. Les bibliothèques aiment non seulement l’information valide, elles aiment aussi accueillir les citoyens et les soutenir dans leurs projets territoriaux, selon qu’ils portent sur des sujets qui intéressent la communauté ou qui concernent l’identité locale. La bibliothèque se définit comme le coeur d’un quartier durable, la gardienne de la mémoire. Elle représente, à l’ère des espaces tiers-lieux, la créatrice de liens au sens sociale, mais aussi, littéralement, au sens de la connaissance en ligne dans le cadre du développement de l’encyclopédie collaborative.

8. La référence morte ou vivante ? La section de référence se meurt dans la bibliothèque,  les ouvrage ont été élagués, remplacez celle-ci par une section vivante! C’est ce que permette de faire les activités de contribution à la façon des édiathons. Lorsque la bibliothèque accueille régulièrement de tels événements,  les wikipédiens locaux voudront la considérer comme «un centre de collaboration et de recherche pour la communauté.»

9. Réduire le fossé des genres. L’équation est à la fois simple et compliquée. Les wikipédiens sont, dans une majorité écrasante, des hommes et les bibliothèques appartiennent à un milieu principalement composé de femmes, que ce soit pour le personnel ou les publics. Il y a une rencontre, un mélange, à faire ici, pourrait-on simplement penser, en vue de réduire les déséquilibres de genre entre les uns et les autres. Pourtant, les multiples raisons en matière de culture, de manque de confiance, de style de communication, de format, et qui pourraient être à l’origine de cette résistance des femmes à l’égard de l’encyclopédie réputée pour tous, sont complexes. Néanmoins, c’est en expérimentant, et les bibliothèques offrent cette opportunité , que l’on est susceptible de mieux comprendre et d’améliorer ce qui ne fonctionne pas pour les femmes du côté de Wikipédia – qui voudrait atteindre une participation féminine  de 25 % d’ici 2015.

10. Des catégories partagées et une capacité de recherche décuplée.  Les bibliothèques aiment les systèmes de classification performants et Wikipédia s’améliore. Au départ, Wikipédia a cherché à éviter les systèmes complexes utilisés pour organiser les contenus dans les bibliothèques, laissant les contributeurs libres d’inventer les titres opérant comme des mots-clés pour le repérage. Puis, on a tenté de recourir à des métadonnées « amis des bibliothèques » pour certaines pages Wikipédia (via le projet VIAF, le service Book sources) afin de mieux interconnecter les ressources entre les deux.  Un nouvel outil  a encore été créé récemment qui se sert du titre comme sujet ou comme mot-clé de recherche en utilisant le système de gestion de la bibliothèque de son choix.  Un article que je mentionnais la semaine dernière dresse l’historique de ces tentatives qui ont été menées de part et d’autre, en vue de trouver un terrain d’entente et de mieux relier les articles de Wikipédia avec les collections des bibliothèques, et qui présente ce template. Ce sont d’autres manières prometteuses d’inviter les wikipédiens dans les bibliothèques, et vice versa. L’article en question a été traduit en français.

Bibliothécaire et wikipédien en résidence

Pour les gens des bibliothèques, une page a été créée qui explorent différents modèles d’interventions professionnelles en lien avec Wikipédia : formation des professionnels, échanges et débats à propos de la valeur et de la place de Wikipédia comme média, etc. On propose aussi aux bibliothécaires de se positionner comme point de contact auprès des organisations locales ou encore comme wikipédien en résidence :

People in every community with Internet access use Wikipedia. When people have questions about Wikipedia, who could be better as the local in-person Wikipedia expert than a librarian at the local library? Consider encouraging your library to have at least one staffperson be a contact for Wikipedia-related issues. For libraries which have done this, this has been a great way to rally the community around the library for research meetings, editathons, and otherwise raising community interest and ability to work with each other in the library for education sharing. (Wikipedia Loves Libraries)

Au-delà de l’histoire locale, d’autres contenus locaux touchant la santé, les services gouvernementaux, le patrimoine, la culture, les attractions méritent aussi d’être représentés, organisés, connus et diffusés. Le partage de ces informations peut être aisément réalisé par les organismes locaux ou par des communautés d’intérêt soutenus par des wikipédiens habilités et par des bibliothèques qui les accueillent et sur laquelle ils peuvent compter.

***Difficile de parler de Wikipédia, sans parler de ce cas récent, en France, où la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI) a menacé un administrateur de Wikipédia pour supprimer un article jugeant que celui-ci portait atteinte au secret de la défense nationale. Avec les débordements et les effets qui ont suivis. On souhaite bon courage au confrère Rémi Mathis!

Pour aller plus loin :

Mes articles précédents sur Wikipédia :

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