16 grands textes et documents de référence pour tracer l’horizon d’un projet de bibliothèque

DSC_0195

Sur Espace B, j’ai publié une liste avec les fondamentaux qui définissent un cadre conceptuel pour un projet culturel que ce soit un nouveau service, un lieu de diffusion, élaborer un plan d’action culturel ou programmer une bibliothèque. Dans la foulée de la récente Déclaration, Montréal, engagée pour la culture, c’est l’occasion de mettre à jour ses lectures de base. Dans l’article qui suit, on trouvera les liens vers 16 textes essentiels aujourd’hui pour penser la bibliothèque publique considérant que celle-ci est plus qu’un espace, c’est une idée et un projet dans la cité,  Montréal en l’occurrence. Plusieurs de ces déclarations et ces documents de référence peuvent aussi nous aider à mieux saisir les enjeux entourant la réflexion actuelle sur les Objectifs du Millénaire, et le programme de développement pour l’après-2015 en préparation qui est destinée à «aborder de nombreuses problématiques : mettre fin à la pauvreté et à la faim, améliorer la santé et l’éducation, bâtir des villes plus durables, combattre les changements climatiques et protéger les océans et les forêts», et pour lesquels les bibliothèques seront interpellées. Ainsi, la récente Déclaration de Lyon a été précisément élaborée dans le but de positionner les bibliothèques dans le cadre de ce programme.
  1. Déclaration universelle des droits humains (dont l’article 19)
  2. Déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle
  3. Objectifs du Millénaire
  4. Agenda 21 de la culture et Agenda21C 
  5. Manifeste de l’UNESCO sur la bibliothèque publique
  6. Proclamation d’Alexandrie sur la maîtrise de l’information et l’apprentissage tout au long de la vie
  7. Déclaration de Lyon
  8. Manifeste IFLA/UNESCO pour Internet 
  9. Politique de développement culturel (2007)
  10. Plan d’action 2007-2017 Montréal, métropole culturelle 
  11.  Déclaration Montréal, engagée pour la culture
  12. Vers des quartiers culturels durables 
  13. Diagnostic et plan de consolidation des Bibliothèques de Montréal
  14. Montréal, ville UNESCO design 
  15. Montréal, ville de savoir
  16. Manifeste de SavoirsCom1

La liste complète des textes est accessible sur Espace B. Si vous avez d’autres documents à proposer, n’hésitez pas à le faire en commentaire.

Nanoveille du 10 novembre : Génération Hastag, Canadiens branchés, fab labs en France et réalité augmentée dans les bibliothèques

La nanoveille est une petite collection de liens choisis en butinant les actualités dans le monde du livre, de l’information et des bibliothèques sur le fil Twitter. 

 

Veille en architecture et aménagement de bibliothèques : Mars et avril 2014

IMG_3453

Ce billet est d’abord paru sur Espace B, le blogue des bibliothécaires de la Ville de Montréal.

  • So Much More: The Economic Impact of the Toronto Public Library on the City of Toronto. Les résultats de cette étude sur l’impact économique de la Toronto Public Library démontrent que celle-ci offre un retour sur l’investissement important, grâce à la prestation de services des bibliothèque qui améliorent la compétitivité et la prospérité de Toronto et qui contribuent à une meilleure qualité de vie pour tous. Cette étude est la première au Canada qui mesure en termes économiques concrets le retour sur l’investissement des services de bibliothèque.
  • Lire à l’ère du mobile (PDF). À l’occasion de la journée mondiale du livre et du doit d’auteur, le 23 avril dernier, l’Organisation des Nations Unies pour l’Education la Science et la Culture (Unesco) a publié un rapport intitulé « Lire à l’ère du mobile ». L’analyse des habitudes des citoyens de pays dit « en développement » révèle que la technologie mobile y faciliterait la lecture et l’alphabétisation. Actuellement 774 millions de personnes ne savent ni lire, ni écrire sur la planète, en raison de l’accès limité au livre, notamment son coût. Or, l’accès à un réseau mobile, disponible pour 90% de la population, faciliterait l’accès à la lecture en ligne qui s’avère moins coûteux que le livre imprimé. On peut lire aussi à ce sujet sur Rue89 : Avant, pour lire, il fallait des livres. Maintenant les pauvres ont des téléphones et c’est mieux.
  • ALA Releases 2014 State of America’s Libraries Report Including List of Most Challenged Books of 2013. L’American Library Association a publié le rapport sur l’état des bibliothèques américaines 2014. Parmi les faits saillants, on constate que les bibliothèques continuent de se transformer afin de répondre aux nouveaux besoins de la société, et plus de 90 pour cent des personnes interrogées dans le cadre d’une enquête nationale indépendante ont déclaré que les bibliothèques sont importantes pour la communauté. Le texte complet du rapport (HTML,PDF, en anglais) est disponible ici.

Pour aller plus loin :

| Photo : L’espace SODA pour les ados à la bibliothèque Georgette Lepage de Brossard, source : Marie D. Martel,d’autres images sont disponibles ici |

 

La mesure de la société de l’information

La semaine dernière, on annonçait le lancement, sous l’égide de l’UNESCO, de la World Digital Library prévu pour le 21 avril prochain. Comme le faisait remarquer Martin Lessard, on apprend peu de choses sur cette bibliothèque qui soit susceptible de nous mettre réellement en appétit. Mais, j’ai commenté son propos en faisant valoir que la valeur de cette bibliothèque réside dans son capital symbolique et politique. Car, il faut bien reconnaître que l’UNESCO est une organisation qui a une stature imposante mais qui n’a pas toujours les moyens de son envergure internationale.

Ainsi, on discute, en ce moment, de la possibilité d’un portail numérique du Québec qui rassemblerait et soutiendrait les différentes bibliothèques numériques et les projets de numérisation locaux : notre Europeanna. Une association avec le portail de l’UNESCO, qui vise précisément à favoriser le regroupement de partenaires, donnerait une valeur ajoutée au projet qui faciliterait sa défense au plus haut niveau. C’est surtout là, à mon avis, que la World Digital Library va compter : Pour son impact stratégique en ce qui concerne l’advocacy, comme on dit, des initiatives de numérisation nationales et publiques auprès des décideurs.

Cependant, une autre nouvelle récente, tout aussi significative, sinon plus, (mais qui semble avoir eu moins de retentissement), est également associée à l’UNESCO. La newsletter de cette organisation annonçait au début de mars, la parution d’une publication intitulée Measuring the Information Society. Cette édition comprend un index, le ICT Development Index information. Cet index vise à saisir « the level of advancement of information and communication technologies (ICTs) in more than 150 countries worldwide and compares progress made between 2002 and 2007. Its main objective is to provide policy makers with a useful tool to benchmark and assess their information society developments and to monitor progress that has been made globally to close the digital divide ». Je ne crois pas que la version française soit encore disponible.

On y aborde 3 questions considérables ;
1. Qu’est-ce qu’une société de l’information, à quelles conditions une société est-elle une société de l’information ?
2. Comment se positionne notre région, incidemment le Canada, quant à l’accès et l’usage de l’information ? Comment celui-ci évolue-t-il dans son développement en tant que société de l’information ?
3. Quel est l’ampleur actuelle du fossé numérique (digital divide) ?

D’abord, une société de l’information est un concept relatif qui résulte de l’évaluation de 3 critères chapeautant différents indicateurs :
1. La disponibilité de l’infrastructure des TICs (ICTs) et l’accès individuel aux TICs (le taux de lignes de téléphones fixes par 100 habitants; le taux d’abonnement à des téléphones cellulaires par 100 habitants; la bande passante internationale d’Internet (bit/s) par utilisateur d’Internet; la proportion des ménages avec un ordinateur; la proportion des ménages avec un accès internet à la maison).

2. L’usage et l’intensité de l’usage qui sont associés aux TICs
(les utilisateurs d’internet par 100 habitants, les abonnés à une bande passante fixe par 100 habitants, les abonnements à une bande passante mobile par 100 habitants)

3. Les compétences et les capacités à utiliser de façon efficace les TICs
(la littéracie chez les adultes, l’éducation secondaire et post-secondaire)

Suivant ces indicateurs, le Canada se situe au 19ième rang en 2007, soit 10 rangs derrière sa position au moment de la dernière enquête, il y a 5 ans. Bien que, globalement, le Canada est enregistré une progression en termes de l’accès et de l’usage des TICs, sa condition générale s’est relativement peu améliorée si l’on compare aux pays qui poussent la société de l’information vers l’avant. On constate que la pénétration des téléphones cellulaires n’est que de 62 % au Canada alors que celle des téléphones fixes a diminué. Les abonnements à des bandes passantes mobiles progressent très lentement sous notre latitude (1,5 connections par 100 habitants). Ce sont la Suède, la Corée, le Danemark, la Hollande et l’Islande qui apparaissent dans le top 5 des pays qui définissent le standard de la société de l’information. Si on cherche la société de l’information, on sait dans quelle région du monde la trouver.

La situation des Etats-Unis, au 17ième rang, est similaire à celle du Canada : il y a progrès mais ce dernier est moindre qu’ailleurs. La France se place au 23ième rang.

L’étendu du fossé numérique est resté pratiquement le même. Les pays les moins développés se situent au bas de l’index alors que les pays riches le dominent. La révolution au plan des télécommunications que représente la progression fulgurante de la téléphonie mobile dans les pays en voie de développement n’aura pas suffi a diminué, de façon significative, l’écart entre les pays qui sont en haut de l’échelle en termes de TICs et ceux qui sont au bas. On observe néanmoins des signaux faibles de rétrécissement.

Il est possible de télécharger gratuitement la version PDF de ce document. Le collectif ITU qui dirige les activités de recherche et de diffusion de cette publication dispose également d’une vitrine web.

Les informations concernant cette bibliothèque et cette publication me sont parvenues par l’entremise de la newsletter du volet information et communication de l’UNESCO.