Petite médiagraphie de la bibliothèque participative : des fab labs aux biens communs

Voici une petite médiagraphie qui a été préparée pour les participants de la journée « Bibliothèques et fablabs : mode d’emploi des communs, une démarche de cocréation pour passer à l’action ensemble! » et pour les étudiants du cours de René Audet sur Les médiations numériques à l’Université Laval. Les références dans chaque rubrique sont organisées du général vers le particulier – ou tout comme. C’est vrai que cette médiagraphie qui se voulait petite ne l’est pas tant que ça, mais j’ai mis en gras les must-read pour les lecteurs pressés. Si, au contraire, vous trouvez qu’elle est encore trop petite, merci de me suggérer ce qui a été omis et qui n’aurait pas dû l’être.

Bonne découverte à tou.tes !

Fab Labs / medialab en bibliothèque

1. T. Willingham, J. De Boer, Makerspaces in Libraries, Rowman & Littlefield, Lanham, Maryland, 2015, 1-10.
2. M. Simon, Fab Lab en bibliothèque : un nouveau pas vers la refondation du rapport à l’usager ?, Bulletin des bibliothèques de France (BBF), 2015 6, 138-151. Disponible en ligne : http://bbf.enssib.fr/matieres-a-penser/fab-lab-en-bibliotheque_66269 ISSN 1292-8399.
3. C. Muller, Fab Labs en bibliothèques – épisode 1, [article de blogue ENSSIB], 2013. Disponible en ligne : http://www.enssib.fr/content/les-fab-labs-en-bibliotheques-episode-1
4. C. Muller, Fab Labs en bibliothèques – épisode 2, [article de blogue ENSSIB], 2013. Disponible en ligne : http://www.enssib.fr/content/les-fab-labs-en-bibliotheques-0
5. C. Muller, Fab Labs en bibliothèques – épisode 3, [article de blogue ENSSIB], 2013. Disponible en ligne : http://www.enssib.fr/content/les-fab-labs-en-bibliotheques-episode-3
6. Espace Temps, Tenue d’un processus de co-création sur la conception d’un médialab à BAnQ, BAnQ, 2014. Disponible en ligne : http://www.banq.qc.ca/documents/services/espace_professionnel/milieux_doc/ressources/medialab/Medialab_Rapport_de_cocreation.pdf
7. Communautique, Documentation des usages et processus d’implantation de Fab Lab, Medialab et makerspace dans les organisations culturelles québécoises, Ministère de la Culture et des Communications, Québec, à paraître.
8. P. Bender Sebring, Teens, Digital Media, and the Chicago Public Library : YOUmedia Report, Chicago University, 2013. Disponible en ligne : http://consortium.uchicago.edu/sites/default/files/publications/YOUmedia%20Report%20-%20Final.pdf
9. G. Bergougnoux, Fab lab et bibliothèque publique – Canada,[Présentation Slideshare], 2016. Disponible en ligne : http://www.slideshare.net/GalleBergougnoux/fab-lab-et-bibliotheque-publique-canada
10. Fab Labs Québec. Disponible en ligne : http://fablabs-quebec.org/
11. C. Bosqué, La fabrication numérique personnelle, pratiques et discours d’un design diffus : enquête au coeur des FabLabs, hackerspaces et makerspaces de 2012 à 2015, [Thèse de doctorat en Esthétique et sciences de l’art. Spécialité design], Université de Rennes, 2016. Disponible en ligne : http://www.theses.fr/2016REN20009

Biens communs et bibliothèques

11. V. Peugeot, Communs numériques et au-delà : quel horizon politique, [Présentation], 2016. Disponible en ligne : http://www.cyberjustice.ca/docs/V.-Peugeot-2016_09_19_FACILMontre%CC%81al_communs_V2SC.pdf
13. H. Le Crosnier, Les communs de la connaissance : De quoi parlons-nous, Bibliothèque(s), Revue de l’Association des bibliothécaires de France, 2014 76, 8-14. Disponible en ligne : http://abf.asso.fr/boutique/bibliotheques/2-bibliotheques76.html

14. H. Le Crosnier et L. Maurel, Biens communs numériques séance #1 (saison 1) [Webinaire] Disponible en ligne: https://www.youtube.com/watch?v=UvvDthsT608
15. B. Pagnot, Mais en quoi les biens communs concernent-ils les bibliothèques ?, Bulletin des bibliothèques de France (BBF), 2015 Disponible en ligne: http://bbf.enssib.fr/tour-d-horizon/mais-en-quoi-les-biens-communs-concernent-ils-les-bibliotheques_65490
16. L. Maurel, T. Fourneux, Biens communs et bibliothèques, [Présentation Slideshare], 2015. Disponible en ligne : http://www.slideshare.net/Biblioveilleur/biens-communs-et-bibliothque
17. SavoirsCom1, Qu’est-ce que les communs (numériques) ? [article de blogue], 2016. Disponible en ligne :
18. Le manifeste de SavoirsCom1. Disponible en ligne : http://www.savoirscom1.info/manifeste-savoirscom1/
19. Silvère Mercier, Ce que change le numérique en communs, réflexions à partir du film Demain, [article de blogue], 2016. Disponible en ligne : http://www.bibliobsession.net/2016/04/18/change-numerique-communs-reflexions-a-partir-film-demain/
20.L. Maurel, S. Mercier, Le domaine public, un bien commun, SavoirsCom1, [vidéo YouTube],2013. Disponible en ligne : https://m.youtube.com/watch?v=YRHnrUWzeu8

Tiers lieux et culture de la participation

21. R.D. Lankes, Expect More : Demanding Better Libraries for Today’s Complex World 2e éd., Auteur.
22. R.D. Lankes, The New Librarianship Field Guide, MIT Press, Cambridge, MA, 2016.
23. A. Jacquet (éd.), Bibliothèques troisième lieu, collection Médiathèmes,ABF, Paris, 2015.
24. M.D. Martel, Trois générations de tiers lieux en Amérique du Nord, collection Médiathèmes, ABF, Paris, 2015, 99-112.
25. H. Jenkins. Participatory culture in a networked era : a conversation on youth, learning, commerce, and politics, Polity Press, Cambridge, MA, 2016.
26. Mizuko Ito et als., Hanging Out, Messing Around, and Geeking Out : Kids Living and Learning with New Media, MIT Press, Cambridge, MA, 2010. Disponible en ligne : https://mitpress.mit.edu/sites/default/files/titles/free_download/9780262013369_Hanging_Out.pdf

Ce que participer veut dire

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Nous avons vu jusqu’ici comment, au 21ième siècle, la bibliothèque est appelée à soutenir la sphère publique en contribuant aux droits humains et aux conditions d’une vie plus digne par le développement des capabilités.

Nous avons suggéré que cette réflexion engageait une transformation dans la matrice disciplinaire des sciences de la bibliothèque et de l’information.

Nous avons soulevé la question à savoir si nos propres instruments, politiques, textes stratégiques, etc. dans le monde des bibliothèques québécoises, ou ailleurs, supportaient cette vision. Ce travail archéologique reste à faire.

On peut aussi se demander maintenant si les modèles de bibliothèques dont nous nous revendiquons sont en phase avec ce programme.

Dans quelle mesure, en effet, la bibliothèque supporte-t-elle l’émergence de la sphère publique en favorisant l’accès à l’information non-numérique et numérique, en défendant la liberté d’expression, le droit de participer à la culture, la diversité, l’inclusion, les échanges ?

Cette question est aussi vaste et difficile. Si, comme à l’habitude, on consulte les données statistiques, le succès se révèle assez  relatif. Les citoyens ne sont pas encore majoritairement abonnés aux bibliothèques publiques du Québec, les taux varient entre 20 et 30 %. Le vaisseau amiral de la Grande bibliothèque tire les données globales pour les abonnements et la fréquentation vers le haut à Montréal. La fréquentation physique qui apparaît en hausse suggère une transformation dans les usages. La fréquentation numérique est à inventer. Comme pour le reste, collections, superficies, la performances des bibliothèques canadiennes est nettement supérieure, pendant que le taux de décrocheurs au Québec est le plus élevé au Canada. Or, l’existence d’une corrélation positive entre la persistance scolaire et la fréquentation des bibliothèques publiques est bien démontrée.

Pourtant, même au Canada, dans une perspective plus qualitative, on remet en question le modèle actuel de la bibliothèque publique en considérant qu’elle constitue une instance entretenant des obstacles systémiques qui perpétue l’exclusion sociale. Les bibliothèques canadiennes se disent qu’elles pourraient faire mieux.

Dans ce contexte, il s’agirait alors d’une contre-finalité assez fâcheuse s’il s’avérait, en effet, qu’un des dispositifs conçus par la société civile pour favoriser l’inclusion/éducation/participation des citoyens à la sphère publique représentait elle-même un facteur d’exclusion.

Dans les travaux canadiens regroupés sous le projet « Working Together », les blocages qui freinent l’utilisation des ressources et des services, de même que la fréquentation des bibliothèques auprès de certains groupes marginalisés ont été examinés.

On a fait valoir que, quoiqu’on en dise, notre culture, nos politiques, le design de nos établissements ne favorisaient pas l’inclusion et la participation des personnes :

Quand nous nous sommes penchés sur l’exclusion sociale, nous avons appris de membres de la communauté comment l’exclusion influe leur vie et définit leurs besoins. Nous avons découvert que les services de bibliothèque, que nous pensions être inclusifs, n’étaient pas en mesure de répondre à de nombreux besoins de la communauté et, dans certains cas, pouvaient même aliéner certains de ses membres. Nous avons appris la situation de diverses personnes, comme celle d’un adolescent qui craignait venir à la bibliothèque car il était certain que les dispositifs de sécurité alerteraient le personnel qu’il avait des amendes. Cet adolescent pensait que le personnel de la bibliothèque confisquerait sa planche à roulette puisqu’il n’avait pas l’argent pour payer ses amendes. Nous avons appris qu’un groupe de mères qui étaient venues assister à une heure du conte n’y sont jamais revenues. Elles étaient gênées car elles avaient parlé pendant que la bibliothécaire chantait et on leur avait demandé de se taire. Dans une communauté, les personnes handicapées, les parents avec des poussettes et les personnes âgées ne pouvaient pas grimper le sentier irrégulier à forte pente qui était le seul chemin entre l’arrêt d’autobus et la bibliothèque.

Sur le plan conceptuel, les bibliothèques peuvent sembler être des institutions inclusives, mais il faut continuellement se demander si les réalités de la priorisation des services, la manière dont les services sont dispensés et la culture institutionnelle en tiennent compte.

La participation des citoyens y est envisagée comme un moyen pour agir contre les obstacles systémiques en bibliothèque :

Les bibliothécaires qui ont participé au Projet ont rencontré beaucoup de personnes qui ne se sentaient pas à l’aise d’utiliser la bibliothèque. Certains ont dit que la bibliothèque est comme un club dont ils ne sont pas membres. D’autres ont dit qu’ils ne comprenaient pas comment s’y prendre pour trouver ce qu’ils cherchaient et craignaient d’avoir l’air stupide s’ils demandaient de l’aide. Encore d’autres ont dit qu’ils étaient trop gênés de demander de l’aide. Pour quelques membres de la communauté, les bibliothèques peuvent être opprimantes. Leurs règles et codes peuvent être aliénants et le personnel peut sembler inabordable ou intimidant. Les bibliothèques demandent une vérification de l’identité et de l’adresse pour devenir membre, imposent des amendes pour les retours tardifs et ont des politiques régissant le comportement, comme par exemple concernant les « usagers malodorants » ou les adolescents trop bruyants lorsqu’ils jouent des jeux à l’ordinateur. Les bibliothèques mettent en œuvre des politiques et ont une configuration de l’espace qui distancent le personnel des usagers, en plus d’utiliser un jargon complexe pour parler des services. Beaucoup de personnes socialement exclues ne se sentent pas bienvenues à la bibliothèque et il est vrai que souvent elles ne sont pas bienvenues.

Le personnel ne peut pas éliminer les obstacles systémiques en discutant des politiques et en faisant des recommandations. Le personnel ne peut pas apprécier les obstacles aux services de bibliothèque auxquels font face les personnes socialement exclues car ses membres ne sont pas eux-mêmes socialement exclus. Afin de recenser, reconnaître et supprimer les obstacles systémiques, nous devons engager la participation des membres de la communauté qui perçoivent ces obstacles.

Pour avoir une meilleure compréhension de ce que « participer » veut dire, Working Together propose un continuum de la participation susceptible d’aider les institutions à évaluer stratégiquement leur planification et l’approche participative appropriée pour les services en bibliothèque qui seront programmés en se situant sur cette échelle.

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Cet outil de visualisation nous permet aussi de faire l’hypothèse que la programmation actuelle des bibliothèque se concentre encore aujourd’hui, d’une façon générale, à l’extrémité la plus faible sur l’échelle des niveaux de participation.

Ce continuum rappelle certains schémas en théorie de la participation citoyenne qui sont repris pour appuyer la démarche des approches de type laboratoire vivant.  Les processus d’innovation ouverte et de co-design que supposent ces approches ont été mis à profit dans le cadre du projet de la médiathèque de Lezoux en Auvergne (France). Il y a certainement un parallèle à faire entre ces méthodes orientées à partir de l’usager, mais qui mettent l’emphase dans un cas, sur l’inclusion sociale et dans l’autre, l’innovation ouverte.

Avec les études et le travail de terrain qui ont été menés dans le cadre du projet Working Together, une trousse d’outils a aussi été développé afin d’aider les bibliothèque à mettre en place une approche de la « planification en collaboration avec la communauté » qui ne vise pas seulement une réorganisation des services, mais une transformation plus radicale et plus durable. Car « [r]econnaître que les modèles actuels de bibliothèque ne servent pas les personnes socialement exclues c’est nécessairement reconnaître qu’un changement plus fondamental s’impose. »

Or, l’accès à l’information, le droit de participer à la culture, l’ouverture à la diversité commencent par cet engagement en faveur d’une planification en collaboration à la communauté. C’est ce que participer à la  bibliothèque ou faire du design participatif devrait d’abord vouloir dire en réalité.

Ce n’est pas ce genre de projet qui se dit participatif, dans cette version réductrice et consumériste, façon me-too marketing, qui consiste à mettre du mobilier mobile ou modulaire en s’excitant devant un catalogue IKEA.

Les techniques et les méthodes qui sont proposées dans Working Together visent à « recenser et éliminer les obstacles aux services d’une part et, d’autre part, élaborer et mettre à l’essai un modèle de service dans lequel les personnes socialement exclues peuvent participer activement, en tant qu’égales, à la prise de décision et à la planification de la bibliothèque. » Je reviendrai plus loin (dans un article ultérieur) sur cette méthode.

Pendant quatre ans, Ressources humaines et Développement social Canada (RHDSC) (devenu Ressources humaines et Développement des compétences Canada) a soutenu ce projet qui visait à « étudi[er] l’adoption des techniques du développement communautaire pour planifier des services de bibliothèque publique plus inclusifs. »

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New Central Public Library of Halifax, Canada. Ouverture 2014.

Ce travail a été réalisé  sous la direction de la Vancouver Public Library avec les bibliothèques partenaires − Halifax Public Libraries, Toronto Public Library et Regina Public Library  et a constitué

une importante reconnaissance de la part de quatre des plus grands systèmes urbains de bibliothèques publiques du Canada du fait que les bibliothèques publiques doivent trouver de nouveaux moyens de comprendre et de servir les membres des communautés socialement exclues si nos établissements doivent remplir les importants rôles sociaux et économiques que nous cherchons à assumer. 

Working Together représente un instrument de planification et de co-design social très puissant pour la bibliothèque du 21ième siècle, dite participative, qui vise à soutenir les droits humains par le développement des capacités humaines.

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Réinventer l’expérience des lieux culturels avec Museomix via Montréalmix ?

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L’équipe de Museomix est à Montréal et recherche des mixeurs pour prototyper les musées d’aujourd’hui dans un monde de réseaux.

Qu’est-ce que Museomix ?

C’est une organisation qui facilite la création d’une communauté visant à réinventer le modèle du musée.

Cette démarche se cristallise autour de trois jours de laboratoire vivant + laboration de fabrication et de création qui rassemblent des professionnels des musées, innovateurs, experts numériques, apporteurs de technologie en tout genre, bricoleurs sociaux, amateurs d’art ou de science. Par conviction, par intérêt ou par passion de l’éducation et de la culture, les participants se rassemblent en vue  de co-créer et d’explorer de nouvelles manières de pratiquer la médiation, mais surtout de réenchanter l’expérience des musées.

Dispositifs pour capter et faire résonner les bruits des quartiers; projection et mapping sur le texte gravé des artefacts (stèles romaines ou autres) pour leur faire raconter leurs histoires; tables Multitouch qui interfacent avec les collections; partage des données culturelles ouvertes des collections entre les musées à l’aide d’un pôle data, les limites sont celles de l’imagination.

Museomix vise à développer un musée qui est:

  • plus ouvert, où chacun peut y trouver quelque chose pour soi-même,
  • un acteur de réseautage entre plusieurs collectivités,
  • un laboratoire vivant qui évolue avec les utilisateurs et les visiteurs.

Ce happening est une parenthèse, un moment de jeu collectif, un espace pour penser et questionner nos relations et nos désirs avec ces lieux culturels que l’on chérit, mais qui peine à trouver leur place au sein de la culture numérique.

Le Musée des arts décoratifs de Paris en 2011, le Musée Gallo-Romain de Lyon en 2012 ont accueilli les mixeurs. D’autres aventures sont prévues encore en France (Nantes, Strasbourg), en Angleterre et au Québec en 2013. Le Musée de la civilisation de Québec a manifesté un vif intérêt:

Québec veut faire son entrée dans un réseau de «happening» techno international avec la fin de semaine Muséomix au Musée de la civilisation (Valérie Gaudreau, Le Soleil, 29 janvier 2013)

On évoque des initiatives en Espagne, au Danemark, au Smithsonian. La rencontre de ce soir au Studio xx visait à partager la vision et à identifier des joueurs possibles pour un Museomix sur le territoire montréalais.

Museomix 2013 se tiendra le 8, 9 et 10 novembre à travers un événement distribué dans plusieurs musées du monde. Les participants intéressés sont invités à soumettre leurs candidature à partir du 15 juin.

Bibliomix ?

Il faudrait aussi penser à élargir le concept de Museomix à celui de Bibliomix à travers un appel aux acteurs de l’écosystème du livre.

Que ce soit dans les musées, dans les bibliothèques, ou ailleurs, avec la multitude d’œuvres accessibles aujourd’hui, en plus de celles qui sont créées par les amateurs, partagées, remixées, celles-ci ont perdu leur aura et les publics sont moins enclins à se déplacer pour consommer les produits culturels in situ. Un projet de co-création orienté sur l’expérience représente une avenue pour favoriser la réconciliation entre les lieux culturels et les publics.

Il y a certes les lieux qui sont interpelés (bibliothèques, librairies), mais ne pourrait-on pas projeter aussi, par exemple, un Bibliomix autour de la thématique des oeuvres appartenant au domaine public?

Pour aller plus loin :