Bibliothèques scolaires et publiques : Penser la réussite éducative en contexte interculturel

 

Les étudiant.es. du cours sur les bibliothèques publiques ont été invité.e.s à participer à la Table de concertation annuelle des bibliothécaires scolaires et publi.c.que.s (TCBSP). C’est une invitation généreuse qui ne pouvait se refuser pour plusieurs raisons.

D’abord, le cours actuel s’inscrit dans une perspective de bibliothéconomie critique. La bibliothéconomie critique trouve ses fondements dans la théorie critique en proposant une pratique de la littéracie critique de l’information qui explore l’autorité à travers les forces historiques, culturelles, idéologiques structurant les conditions sociales. Motivée par la justice sociale, cette approche vise, en particulier, à « remettre en question notre compréhension de la réalité et à ébranler (disrupt) les lieux communs; interroger une diversité de points de vue pour identifier le statu quo et les voix marginalisées; et se concentrer sur les questions sociopolitiques qui façonnent et suppriment l’information [dont les gens ont besoin] pour agir de manière informée dans le monde. » (Gregory et Higgins, 2013, 3; ma traduction). C’est une orientation qui met l’emphase sur les retombées sociales de la profession.

Pour l’édition de cette année, la TCBSP avait choisi d’amorcer une réflexion sur les pratiques en milieu pluriethnique ; un programme dont l’esprit était en phase avec cette approche.

Par ailleurs, et puisque ce cours s’inspire aussi de la pédagogie critique, en cohérence avec le contenu du cours, cette invitation est apparue comme l’occasion de combiner théorie et pratique en participant activement à la réflexion menée par les professionnel.le.s. de ces milieux (exemple par le biais du World Café le matin).

À ces considérations, on peut aussi ajouter que les gouvernements municipaux s’attendent à ce que les bibliothèques publiques collaborent avec les milieux scolaires. C’est ce qu’indique le rapport d’une vaste enquête menée auprès des gouvernements locaux aux États-Unis à propos de leurs perceptions et leurs attentes quant aux rôles des bibliothèques publiques dans la communauté. (The ICMA/Aspen Institute/PLA Libraries Survey, The Role of Libraries in Advancing Community Goals, 2017). Or, selon les gouvernants, l’éducation est un des rôles prioritaires des bibliothèques publiques qui doivent, c’est qu’on attend d’elles, se coordonner avec les écoles locales, notamment pour fournir des ressources aux enfants et leur offrir des expériences d’apprentissage en ligne (par le biais des makerspaces, par exemple, selon une majorité de répondant.es). La collaboration entre les bibliothèques publiques et scolaires est appelée à faciliter cette coordination.

Je remercie donc, encore une fois, les organisatrices de la Table pour cette invitation. Voici 3 moments, parmi bien d’autres, que je retiens de cette rencontre.

1. Les politiques publiques en matière de bibliothèques scolaires et publiques et/ou qui soutiennent une approche interculturelle : On gagne à les connaître – quand elles existent – et à les questionner.

Politiques ministérielles. D’abord, lancée en juin, il faut connaître la Politique pour la réussite éducative du Ministère de l’éducation et de l’enseignement supérieur du Québec : http://www.education.gouv.qc.ca/fileadmin/site_web/documents/PSG/politiques_orientations/politique_reussite_educative_10juillet_F_1.pdf

Le tableau synthèse : http://www.education.gouv.qc.ca/fileadmin/site_web/documents/PSG/politiques_orientations/tableau-synoptique_politique-reussite.pdf

Le sommaire : http://www.education.gouv.qc.ca/fileadmin/site_web/documents/PSG/politiques_orientations/sommaire_politique_reussite_educative.pdf

En revanche, aucun des documents mentionnés ci-dessus, ne fait référence explicitement (comprendre 0 occurrence des termes) aux bibliothèques scolaires ou publiques ou aux bibliothécaires scolaires ou publi.c.que.s. À la TCBSP, on considérait que la suggestion dans l’axe 3, Orientation 8.2 : «Raffermir les liens entre les milieux éducatifs et les différents acteurs de la communauté» comportait une référence implicite, dont on se contentait (?),  au rôle des bibliothécaires dans la réussite éducative.  

Est-ce que ceci ne constitue pas un déni de reconnaissance flagrant de la valeur de la contribution des bibliothécaires scolaires et publi.c.que.s en matière de littéracie émergente ? 

Mais, dans la même journée, le (nouveau) Ministre de l’éducation inaugurait, en ce 16 janvier,  la Stratégie relative aux services éducatifs offerts aux enfants de 0 à 8 ans, Tout pour nos enfants, visant à appliquer la Politique de la réussite éducative. Un investissement de près de 1,4 G$ est prévu pour offrir aux 800 000 enfants de 0 à 8 ans «les mêmes chances de réussir d’ici 2022.»

Dans ce document, on reconnaît la contribution des bibliothèques aux activités d’éveil à la lecture et l’impact de celles-ci pour le développement des lecteurs et lectrices qui «apprécient davantage la lecture et ont de meilleurs résultats en mathématique.»

La stratégie : http://www.education.gouv.qc.ca/fileadmin/site_web/documents/PSG/politiques_orientations/Strate__gie_0-8_ans.pdf

Parmi les faits saillants, le ministère annonce une série d’«Initiatives novatrices en littératie pour les petits et les grands : un meilleur accès à la lecture» grâce auxquelles «[L]es parents de jeunes enfants auront accès à un programme de littératie familiale en bibliothèques publiques ainsi qu’à un programme d’accompagnement à l’éveil et à l’apprentissage de la lecture en bibliothèques scolaires.»

L’UMQ, par l’entremise de l’ABPQ [L’Association des bibliothèques publiques du Québec]  «a salué le dépôt de la Stratégie 0-8 ans annoncée par le ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Monsieur Sébastien Proulx, et par le ministre de la Famille, Monsieur Luc Fortin.» L’ABPQ dit se  réjouir «de constater que les bibliothèques publiques sont partie prenante des mesures entourant le développement de la littératie chez les enfants et leurs parents en élaborant un programme de littératie familiale dans les bibliothèques publiques.» L’ABPQ poursuit : «Les bibliothèques publiques sont judicieusement positionnées, au cœur des communautés afin de jouer un rôle de premier plan dans le développement des compétences essentielles en lecture, en écriture et en mathématiques dès le plus jeune âge. Au cours des prochaines années, les bibliothèques publiques du Québec se verront mieux outillées afin de proposer aux familles des services de littératie familiale, positionnant ainsi le parent en tant que premier éducateur de l’enfant.», a indiqué Ève Lagacé, directrice générale de l’ABPQ.»

Les études actuelles en littératie et en alphabétisation supportent cette vision d’une approche concertée des acteurs de la communauté : services de garde, bibliothèques, organismes communautaires en reconnaissant explicitement le rôle de chacun. L’école ne peut pas y arriver seule. L’exemple de l’État du Colorado figure à ce titre dans la StratégieÀ suivre.

Politiques municipales. Un autre document de référence qui permet cette fois de soutenir une approche interculturelle des services : Le livre blanc municipal : L’avenir a un lieu. D’abord, face au défi que représente «La cohésion sociale et le vivre-ensemble», la municipalité de demain s’engage à être «plus accueillante».  Les recommandations 19 et 20, par exemple, suggèrent de [Q]ue les élus municipaux s’engagent à garantir et à améliorer l’accessibilité aux services publics locaux pour leurs citoyens. Plus spécifiquement, ils s’engagent à : «Proposer au gouvernement des solutions plus efficientes basées sur les synergies possibles entre les points de services de leur réseau respectif et leur complémentarité fonctionnelle (Services Québec, Emploi Québec, services aux immigrants, réseau de bibliothèques municipales par exemple).» On souligne, en outre, le rôle du gouvernement du Québec (recommandation 20) dans l’accompagnement des élus municipaux et l’amélioration de l’offre de services publics en vue de «conclure des partenariats permettant l’intégration des points de services de son réseau avec celui de la municipalité, et le réinvestissement des économies possibles dans l’amélioration de ces services.» Les bibliothèques, croit-on, pourraient contribuer à jouer ce rôle intégrateur à différents niveaux.

Pour Montréal, s’ajoute le 2e volet de l’Entente Réflexe Montréal (sur le statut de Montréal comme métropole) où l’on revendique la consolidation des relations interculturelles par la mise en place d’ententes sectorielles, notamment en matière d’immigration, de culture, de patrimoine, d’infrastructures et d’équipements scolaires.

D’autres exemples de politiques contiennent des orientations significatives, les politiques culturelles par exemple, comme celle de Ville Mont-Royal ou celle de la Ville de Montréal, sans oublier la Politique de l’enfant.

Remarques :  Le positionnement de Montréal, ville interculturelle aurait également pu être mobilisé comme un appui politique pour des initiatives qui soutiennent les pratiques et le développement des savoirs interculturels. (Et pendant ce temps, on attend de voir le sort que réserve la Ville de Montréal au programme des agents de liaison en bibliothèque – qui pourrait être compromis dans un avenir proche.)

Dans une perspective globale, d’autres politiques récentes de l’IFLA sur le développement humain, ou moins récente comme le Manifeste sur la bibliothèque multiculturelle, représentent des contributions clé pour aborder les défis du pluralisme culturel.

Au sein de cette cartographie politique, on ressent aussi le besoin en creux d’un discours qui ferait le pont entre le souci ministériel pour la réussite de tous les élèves, incluant ceux et celles qui sont issu.e.s de l’immigration, et le rôle des municipalités en matière d’accueil, d’intégration, d’inclusion, auprès des familles. Cet exercice pourrait passer par un effort coordonné des bibliothèques scolaires et publiques (avec l’École montréalaise ?), une politique sur le partenariat scolaire-publique, qui n’existe pas encore.

À noter aussi que la structure Un école Montréalaise pour tous a déjà développé des pistes pour l’adoption de pratiques éducatives équitables en milieu défavorisé et en milieu défavorisé pluriethnique, le partage de celles-ci pourraient enrichir celles des bibliothèques scolaires et publiques.

2. Idéologies linguistiques et interventions en milieu pluriethnique et plurilingue pour les Bibliothécaires et … futurs bibliothécaires, une conférence de Françoise Armand (Université de Montréal). Cette présentation a exposé les bénéfices d’apprendre à travailler dans la diversité, d’aller à la rencontre de la langue de l’autre, de développer le plurilinguisme et des compétences pluriculturelles dans le contexte des systèmes éducatifs. Cette ouverture à la diversité reconnaît notamment l’importance des langues maternelles pour les enfants issus de l’immigration, tant au plan affectif, identitaire que cognitif, et surtout l’importance de les légitimer et les valoriser. On prend note de l’outil ELODIL : www.elodil.umontreal.ca qui propose des bibliographies pour matérialiser la diversité culturelle et linguistique à la bibliothèque et à l’école.

3. Une veille sur des outils et des pratiques interculturelles inspirantes. La veille réalisée par Olivia Marleau, bibliothécaire à Ville Mont-Royal, dans les revues professionnelles illustre l’engouement des bibliothécaires jeunesse en Amérique du Nord pour des pratiques sensibles à la diversité et l’équité. Plusieurs de ces réflexions invitent à une remise en question radicale des pratiques ethnocentriques actuelles.  On espère que sa riche récolte sera largement partagée.

Pour conclure, les professionnel.le.s ont exprimé le désir d’un projet commun ambitieux : Une campagne promotionnelle qui mise sur une amnistie à vie, la fin des amendes au moins pour les enfants ? À suivre.

À ajouter aux recommandations de lecture, l’ouvrage de Nicole A. Cooke. 2017. Information Services to Diverse Populations: Developing Culturally Competent Library Professionals. Libraries Unlimited.

Je partage le pad qui contient les notes rassemblées par les étudiant.e.s du groupe du matin et de l’après-midi: https://mypads.framapad.org/mypads/?/mypads/group/ebsi-ep2wm97hp/pad/view/notes-collectives-de-la-tcbsp-4r2wn973b

Merci aux braves qui ont documenté la TCBSP 2018.

 

#ALAAC17 La diversité et l’inclusion pour transformer les bibliothèques

Le grand Congrès 2017 de l’American Library Association (ALA) fait d’un projet de transformation, son thème, Transforming Our Libraries, Ourselves. Jour 1 : Une pré-conférence sur les fondements de l’inclusion et de la diversité dans une perspective de justice sociale. #ALAAC2017

Je débarquais hier à Chicago pour cet atelier intensif après avoir passé le début de la semaine sur les bancs de l’école d’été : Pratiques et politiques en contexte interculturel  (avec Bob W. White, Lomomba Emongo, Danielle Gratton au programme). L’un des apprentissages clé de ce cours consiste à développer une meilleure compréhension de la pensée pluraliste et des trois types de discours sur la diversité, la discrimination et le dialogue qui la fondent. Cela m’a permis de reconnaître, assez vite, que les préoccupations de mes collègues américain.e.s étaient fondamentalement orientées sur les questions de discrimination avec un regard oblique sur la diversité – mais alors on l’invoque surtout lorsqu’il faut se donner un peu de répit dans la lutte contre les inégalités, ou pour ne pas heurter ceux ou celles qui ne veulent simplement pas, ou ne veulent plus, aborder ces enjeux de front.

L’atelier était organisé par le ALA Office for Diversity, Literacy, and Outreach Services (ODLOS). Selon son énoncé de mission, ce  bureau :

appuie les bibliothèques et les chercheurs en sciences de l’information en créant des espaces responsables et inclusifs qui servent et représentent l’ensemble de la communauté. Pour ce faire, nous décentrons le pouvoir et les privilèges en facilitant les conversations autour de l’accès et de l’identité qui ont une incidence sur la profession et ceux que nous servons. Nous utilisons un cadre de justice sociale pour informer [et soutenir] le développement des ressources des bibliothèques et des sciences de l’information. Nous nous efforçons de créer une culture d’association où ces préoccupations sont intégrées au travail quotidien de tous.

Il faut savoir que l’ALA accorde, depuis cette année, une importance nouvelle à l’Équité, la Diversité et l‘Inclusion qui forment ensemble l’une des quatre orientations stratégiques de l’Association, ainsi que le rappelle Julie B. Todaro dans son mot d’introduction aux participant.e.s de #ALAAC2017.

La justice sociale, comme cadre de référence, est certainement un des courants majeurs de l’approche des bibliothécaires américain.e.s et de la manière dont ils.elles traduisent leurs valeurs et la signification de leur travail au 21e siècle. David Lankes (2016) ou De La Pena McCook (2007, 2011) y référent en ces termes dans leurs ouvrages d’introduction en bibliothéconomie, des webinaires , des initiatives, des conférences sont aussi conçues pour soutenir ces idées.

Lors de l’atelier du matin, la responsable, Anne Phibbs, a explicitement abordée la question de la justice sociale en la reliant à celle de nos identités à partir d’une conférence TED (Bryan Stevenson). On ne peut pas, de ce point de vue, s’engager à promouvoir la créativité, la technologie, l’innovation, la culture, comme on s’y adonne, en ce moment, dans les bibliothèques, sans que ce parti pris ne soit assombri par la souffrance, la pauvreté, le racisme, la marginalisation qui nous entourent et qui contribuent à faire ce que nous sommes collectivement. Ces conditions d’oppression menacent notre identité puisqu’elles serviront de repères pour nous juger, comme institutions et comme société; elles diront ce que nous sommes à moins d’y répondre par davantage d’humanité, de compassion, de justice dans nos vies et notre travail. #librariesrespond

Cette séance au-delà de la diversité 101 abordait également les biais (conscients ou inconscients), les préjugés, l’oppression, le pouvoir, les privilèges, les micro-agressions et les micro-équités – avec un débat sur le préfixe micro- et la banalisation qu’il suggère vis-à-vis un processus de stigmatisation des personnes qui s’accumule sur des semaines, des mois, des années, une vie.

Une initiative stratégique appuyant la diversité peut prendre la forme d’une posture d’allié qui « dépasse la honte, la culpabilité, le blâme, et travaille à comprendre la manière dont les privilèges fonctionnent dans sa vie, de même que la manière dont les « autres » marginalisés sont perçus à travers des stéréotypes et des mythes culturels ». (Anne Phibbs)

Un motif récurrent consistera à dire que nous avons en commun une histoire de divisions profondes et qu’il est illusoire de penser qu’il sera possible de se diversifier ou de célébrer la diversité sans une pratique de centration, sans regarder en arrière, sans authentiquement assumer cette connection avec nos sources socio-culturelles et notre passé.

Un atelier sur le design universel a complété l’exercice dans l’après-midi avec des recommandations concrètes en matière de stratégies de communications inclusives.

Si je tente à vif de situer l’approche et la pratique québécoises dans les bibliothèques – mises en relief à l’aide de certaines notions discutées à l’école – en regard des signaux perçus aujourd’hui au #ALAAC2017, je proposerais les éléments suivants :

  • Le discours sur la justice sociale n’a pas encore trouvé d’écho dans le milieu des bibliothèques au Québec. Le Rendez-vous des bibliothèques publiques 2017 s’en approchait à travers les thèmes choisis : diversité, accessibilité, inclusion.
  • Ce discours s’avère, en revanche, un levier solide pour formuler une intention et définir une stratégie cohérente. Il permet d’initier les conversations en renouvelant le discours sur l’accès, les inégalités, les responsabilités et les compétences mises en oeuvres par les professionnel.le.s auprès de divers groupes : groupes racisés, historiquement défavorisés, discriminés en fonction de leur identité sexuelle, de leurs genres et leurs expressions, de l’âge, de la religion,  des handicaps, en fonction de la nationalité ou de la langue, du statut socio-économique, des vulnérabilités, qu’ils/elles soient immigrantes, réfugiés, etc.
  • Comme au Canada, pour nos voisins du sud, le projet est multiculturel, ou il n’est pas.
  • L’approche interculturelle, revendiquée au Québec, qui favorise le dialogue et une compréhension patiente (herméneutique) avec la recherche d’une nouvelle solidarité, n’est pas apparue comme une option qui semblait disponible pour cette assemblée américaine. Comme on le disait plutôt, il est question de discrimination et de diversité, mais l’on n’a guère évoqué l’aménagement de conditions pour l’écoute et le dialogue dans un horizon d’attente. Le sentiment d’urgence qui résulte du contexte politique immédiat conforte possiblement ce choix pour la lutte.
  • Les questions coloniales semblent exercer une fascination au Québec qui n’a pas d’équivalent chez les librarians.
  • L’approche américaine serait-elle individualiste ? Le titre de l’atelier est suggestif à cet égard en interpelant la responsabilité des individus : Everybody’s Everyday Work: Diversity and Inclusion Foundations. Le modèle interculturel québécois se conçoit selon une approche systémiste.
  • Les réflexions sur la gouvernance et le pouvoir de la communauté dans la bibliothèque sont assez timides, ici comme ailleurs, alors qu’elles sont au coeur des analyses et des moyens d’agir sur la situation des villes et du monde aujourd’hui. #designsocial #transform
  • La célébration de la diversité, de par et d’autres, fabrique un quilt de solitudes où les traces d’interculturalités ne semblent pas désignées et, forcément, pas valorisées. La célébration est-elle vraiment célébrée?  Il y a du monde au rendez-vous, mais la fête est à quelle heure ?
  • De part et d’autres, la célébration de la diversité échoue à faire une place qui inclue vraiment les Premières Nations. On disait aujourd’hui que la diversité « was all black and white ».
  • De part et d’autres, on retrouve cette conviction que l’on ne pourra pas avancer sans accepter de faire un retour sur l’héritage culturel commun, avec un projet de narration négocié et partagé, même si ça promet de ne pas être nécessairement joli.

À demain, au programme du jour 2 : Project Outcome Workshop: Simple Tools to Measure Our True Impact on the People We Serve, de 9h à 16h.