L’employée aux bibliothèques 1:2


Lundi 30 octobre.
Hommage à l’hommage au lauréat. Michel Tremblay a reçu le Prix Gilles-Corbeil 2017 pour l’ensemble de son oeuvre.  Benoit Melançon a signé pour l’occasion un éloge qui a fait vibrer le peuple des lecteurs et des lectrices de Tremblay – et qui l’en remercie  :

Michel Tremblay, c’est Montréal, évidemment, mais ce n’est pas que Montréal; ce sont d’autres territoires imaginaires, l’Amérique, comme le font voir les neuf volumes de La diaspora des Desrosiers, et l’Europe. Si l’Europe ne paraît pas avoir le même statut que les États-Unis, c’est qu’elle est peut-être moins un lieu à explorer qu’un univers culturel à s’approprier, à intérioriser. La France, notamment, est omniprésente, chez Michel Tremblay, par le cinéma, par la chanson, par la littérature. Son œuvre s’inscrit clairement dans une tradition littéraire française, en particulier par son rapport constant avec les grandes chroniques romanesques depuis Balzac.

Michel Tremblay, dit-on souvent, a donné voix aux marginaux sur la scène, à l’écran, dans ses textes. Cela est incontestable, mais il ne faudrait pas oublier qu’il a également donné voix aux femmes (qui ne sont pas des marginales), et d’une façon qui a peu d’égale dans la littérature québécoise. On lui doit encore des réflexions sur ce que le Canada doit aux Premières nations. La palette des personnages de Michel Tremblay — leur humanité diverse, parfois métissée, souvent difficile à revendiquer — est bien plus étendue qu’on semble le croire. La différence est constitutive chez lui.

Mardi 31 octobre.
Le livre est meilleur. Pourquoi ce roman s’est-il intitulé  tour à tour Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? (Do Androids Dream of Electric Sheep?), Blade Runner, ou même, à une certaine époque, Robot Blues ? Pour mettre à l’épreuve la résistance au stress des catalogueurs et des catalogueuses ? Ou pour égarer l’oeuvre littéraire infiniment plus dense et philosophiquement féconde que le cortège des films qu’elle aura engendrée (et engendrera encore à n’en pas douter) et qui leur fait certainement ombrage ?  Où sont passés nos amis les animaux et les poignées à empathie du prophète Mercer qui disent le monde sensible et crédule des humains ? On peut les retrouver dans n’importe lequel des nombreux exemplaires disponibles en version numérique – moins rare que les imprimés (en bibliothèque) :« Il n’y a pas de salut », c’est Rick, qui le dit. Merci à Antoine Tanguay pour la référence archéologique.

Mercredi 01 novembre
Allo, allo ? Jacques Goldstyn, deux fois récipiendaires du Prix du livre jeunesse des bibliothèques de Montréal, vient de remporter le Prix du Gouverneur général 2017 – catégorie Littérature jeunesse– livres illustrés . Il n’avait pas sa page Wikipédia – il fallait y remédier. Ami.e.s bibliothécaires, prenez soin de votre médiation numérique. Cette semaine,  c’est le rendez-vous Mardi, c’est wiki à 18 h 30 à la Grande bibliothèque. Le centième anniversaire de la première bibliothèque centrale de Montréal, jeudi le 16 novembre, sera aussi l’occasion de s’initier aux rudiments de la contribution.

Jeudi 02 novembre
#FREERAIF. Lu la bande dessinée  Raif Badawi : rêver de liberté. Dessins lisses et sages pour une bande dessinée coup de poing. Rêve maintenant d’inviter Ensaf Badawi à l’EBSI et à la Grande bibliothèque pour la Semaine canadienne Freedom to Read.

À noter que le site Freedom to Read, qui se présente exclusivement en anglais, a déjà connu une version dans la langue de Tremblay qui a disparu. Il reste de cette époque, dans un coin discret, une bibliographie en français qui manque passablement de fraîcheur. La dénonciation de la censure francophone est en quelque sorte censurée.

Vendredi 03 novembre
La bibliothèque de Lola Lafon. C’est dans l’excellent roman Mercy, Mary, Patty, Actes Sud, 2017 (en bibliothèque) :

Dans la bibliothèque, les livres sont rangés par ordre alphabétique, des biographies historiques pour la plupart. Une lecture encouragée car tant qu’à rester sur ses fesses autant que ça serve à apprendre quelque chose, martèle son père. (p.43)

Samedi 04 novembre
Montant et les miennes. Est-ce que ma mère a aimé son cadeau de fête ? Nous l’avons emmené ma soeur et moi voir et entendre Lambert chante Montand. Elle a répondu oui pour nous faire plaisir. Et est-ce que nous avons aimé ma soeur et moi ? Nous avons répondu oui pour faire plaisir à Lambert Wilson.


Dimanche 05 novembre
Un paradis pour les vivants. C’est le 165e anniversaire de ce joyau du patrimoine de Montréal et de l’au-delà (1852-2107). La cartopartie prévue au cimetière Mont-Royal a été annulée ce matin en raison de la pluie et du manque d’abri disponible sur le lieu qui est, dans des conditions plus favorables, un « paradis pour les vivants » – une expression tirée, de mémoire, de l’ouvrage Une mort très digne de Brian Young (en bibliothèque). Celle-ci sera peut-être reportée un peu plus tard si un redoux se profile à l’horizon de ce qui reste de l’automne. En attendant cette occasion, sinon le printemps, j’attire votre attention sur cette nouvelle publication Parcours historiques au cimetière Mont-Royal (Myriam Cloutier, 2017) disponible au comptoir du cimetière au coût de 10$. Pour le parcours gratuit, c’est un autre type d’arrangement.

 

 

|Source de l’image de la couverture du livre Do Androids Dream of Electric Sheep? :  Fair use, https://en.wikipedia.org/w/index.php?curid=21070569 et source des autres photos : Marie D. Martel, cc-by-nc-sa |

Compte-rendu : Communs du savoir et bibliothèques sous la direction de Lionel Dujol

Compte-rendu de Communs du savoir et bibliothèques, sous la direction de Lionel Dujol, Paris, Éditions du Cercle de la librairie, « collection Bibliothèques », 2017. Publié dans l’infolettre de l’ASTED pour ses membres le 3 octobre dernier sous la licence cc-by-sa.

L’ouvrage Communs du savoir et bibliothèques est un collectif sous la direction de Lionel Dujol publié aux Éditions du Cercle de la librairie (2017). Cette synthèse sur le thème des communs du savoir à l’intention des professionnel.le.s était attendue puisqu’elle est au coeur des enjeux fondamentaux touchant le renouvellement du modèle des bibliothèques au 21e siècle : la transition numérique, la communauté et le partage au sein d’une démocratie inclusive. “Nous parlons de communs de la connaissance dès lors qu’il y a une activité collective et horizontale pour créer, maintenir et offrir des savoirs en partage. L’émergence du numérique a facilité et encouragé ses usages de création et de diffusion au point d’offrir une opportunité extraordinaire pour construire une société du savoir ouvert et partagé à l’échelle du monde” (p.11)

Le texte de Valérie Peugeot en ouverture donne la portée de cette réflexion ancrée dans la conviction que le savoir s’accroît par accumulation, que les crises globales requièrent une créativité démocratique pour laquelle la mise en commun des connaissances s’avère nécessaire et urgente en vue d’”inventer les savoir-vivre ensemble de demain”. (p.19) Une exploration du champ des communs de la connaissance (cc) permet d’articuler différentes pratiques sociales, dont les déclinaisons peuvent varier à l’infini, à partir des critères établis à partir de la ressource partagée, de la gouvernementalité (les règles), de la communauté.

En contrepartie, Hervé Le Crosnier discute des conditions susceptibles de nuire à cette inventivité démocratique et que l’on désigne sous le nom d’enclosures. Ces méthodes dites d’enclosures, qu’elles soient d’ordre juridique, économique ou technique, consistent à restreindre l’accès au commun, et son usage, au moyen de procédés et de règles. (p. 29-30) Les risques de ce “vol silencieux”, qui concernent, par exemple, les espaces publics des villes, la diffusion des articles scientifiques, le domaine public, doivent faire l’objet d’une compréhension sociale élargie et d’une résistance permanente. Les bibliothèques, enchaîne Lionel Dujol, incarnent à ce titre des lieux privilégiés, c’est-à-dire des tiers-lieux, et en tant que telles, ce sont les “maisons des communs” lorsqu’elles contribuent à imaginer et à construire “l’espace politique des communs et en deviennent les gardiens vigilants.” (p. 38)

La suite de cet ouvrage collectif élabore une approche des communs en bibliothèque autour de trois grands champs d’actions disponibles : i. la préservation et la valorisation des biens communs du savoir; ii. la contribution aux cc et enfin, iii. le soutien à l’émergence d’une cogestion des cc par la présentation d’initiatives concrètes qui traduisent ce chantier.

Le premier volet explore les opportunités liées aux ressources numériques alternatives libres auxquelles s’ajoutent les dispositifs de valorisation et de communication destinés à permettre aux usagers d’y accéder. C’est aussi le sujet du patrimoine numérisé et du copyfraud, comme espèce particulière d’enclosure, consistant à revendiquer des droits de propriété injustifiés limitant la circulation d’une oeuvre. (p.63) Cette pratique des institutions culturelles françaises que décrit Pierre Carl Langlais, et qui révèle une tension sinon une contradiction dans leur mission, est une dérive qui est aussi répandue au Canada, faut-il le reconnaître.

Prolongeant la discussion autour de cette problématique, Lionel Maurel examine la question délicate de la réutilisation des produits de la numérisation patrimoniale par ces institutions culturelles à travers différents modèles économiques. Au terme de cet exercice critique, l’importance de garantir des financements publics élevés demeure indispensable, selon lui, en soulignant, comme il se doit, le caractère exemplaire de la stratégie du Rijksmuseum .(p.82)

Le second volet étudie les circonstances entourant la co-production des cc en bibliothèque à travers deux pistes principales liées à l’open data et l’open access. L’enrichissement des savoirs par le crowdsourcing dans le contexte du patrimoine numérisé et des projets de la Fondation Wikimedia complètent cet inventaire.

Le troisième volet retrace les signaux faibles qui peuvent être interprétés comme des marqueurs transformationnels du modèle de la bibliothèque. Cette lecture prospective s’ouvre sur la bibliothèque hors-les-murs et concerne la gestion des ressources via la trame et l’organisation sociale des microbibliothèques ainsi que celles impliquées dans les grainothèques. À cette occasion, Silvère Mercier développe en surplomb des éléments d’analyse portant sur une anthropologie de la participation des agent.e.s; cette avenue qui observe l’émergence d’une culture des communs est extrêmement pertinente et mériterait d’être approfondie. (pp.157-159) Enfin, la dernière partie consacrée à la bibliothèque des communs campe par l’entremise de scénarios d’usages une vision substantielle du tiers lieu comme espace de co-apprentissage et comme programme territorial.

Si les enjeux abordés dans cet ouvrage sont globaux, cette investigation sur les cc reste très française, même si elle chemine en pointant quelques exemples puisés dans un registre international. Une perspective francophone reste à documenter et à écrire avec des correspondances pour la nourrir. Les échanges et la complicité entre les collectifs Savoircom1 et le Café des savoir libres au Québec par le biais de certaines activités, comme le Calendrier de l’avent du domaine public, incarnent les prémices d’un tel dialogue interculturel.

Plus généralement, au Québec la question des communs s’est posée à travers différents événements qui approchaient de manière frontale le défi de la transformation sociétale : création d’un réseau de fab labs en bibliothèque, la conférence Wikimania 2017, la consultation sur la Stratégie numérique québécoise. Dans la foulée de cette dernière, une Déclaration des communs numériques a émergé au sein de laquelle les bibliothèques étaient directement interpellées dans le codesign d’une alternative en termes de sens et de survie numérique. Cet ouvrage phare vient conforter ces discours et ces efforts.

Et si l’intention de l’ouvrage était d’expliciter la place des bibliothèques comme place des communs au sein de ce mouvement tout en promouvant l’adhésion des parties prenantes, celle-ci est pleinement réussie. A fortiori, cette contribution légitime une conception de l’action publique et une démarche de mobilisation sociale que le monde des bibliothèques hésite à rejoindre, pour des motifs épistémologiques et politiques, sinon par habitude d’hésiter, et pourtant. Pourtant, il suffirait aux bibliothécaires de regarder autour d’eux et de se connecter avec ce qui se passe sous leurs yeux, avec les gens qui s’organisent dans les communautés qu’ils et elles sont sensé.e.s accompagner – et afin de mieux les desservir en dehors de l’appareil figé de la prestation de services – pour trouver des réponses et des raisons qui les engagent là déjà à participer à la réalité et au projet des communs.

Licence : CC-BY-SA

L’employée aux bibliothèques 1:1

« j’ai soif de nouvelles, qu’elles quelles soient ; même si ce sont de fausses nouvelles, elles doivent bien signifier quelque chose. » – La Servante écarlante, Robert Laffont, p. 29.

Lundi le 17 juillet
J’ai parcouru, émue, la thèse de Isabelle Fortier, alias Nelly Arcan, en remerciant plusieurs fois les bibliothèques de l’UQAM de nous avoir redonné, comme on donne à boire, encore un peu (disons 122 pages) de cette voix bouleversante par la magie de la numérisation. Je n’ai pas tout compris des enjeux entourant les Mémoires d’un névropathe de Daniel Paul Schreber qu’elle décrypte, même si l’écriture est cristalline. Frisson garanti.

Mardi 18 juillet
La magie de la numérisation est compromise de l’autre côté de la rue, à BAnQ, provoquant cette manifestation monstre (une centaine de personnes convaincues). Michael David Miller, l’auteur du mot-clic #JeSoutiensBAnQ, était présent. La fortune de ce mot-clic aurait dû suffire à lui garantir une carte de membre à vie de l’UNEQ venue partagée notre indignation bruyante – car ce n’est pas tous les jours, dans cette profession, qu’on lève le ton et qu’on descend dans la rue. C’est ce que rappelle la pancarte au message iconique qui remonte à Occupy Wall Street, ressortie pour l’affaire « Grab my pussy » de Washington – que j’avais bricolée pour l’occasion, en v.o. et en français.

J’en ai profité pour fouiner dans les rayons et emprunter cinq super ouvrages sur le fromage, mais passablement lourds, – et qui s’ajoutent à ceux de la bibliothèque Outremont cueillis  ce weekend. Cette collection servira à la préparation de l’événement Wikifromages qui aura lieu Montréal dans le cadre de Wikimania. Deux poids, deux mesures. (BAnQ, bibliothèque publique)

Mercredi, 19 juillet
J’ai fini de lire Déjà Dead de Kathy Reich (bibliothèque publique)  pour mon club de lecture de course. Ce roman policier ne parle pas de course comme l’exige habituellement le motif de nos rendez-vous. Mais après avoir lu Courir,  méditation physiques par Guillaume Le Blanc (bibliothèque publique), mes compagnes avaient autant envie de courir que de tuer. Kathy Reich est réputée marathonienne, c’est devenu le prétexte et un enjeu de sécurité publique. On concèdera que cette oeuvre relaie son imaginaire à pied levé  : « My battered legs trembled as though I’d just run a marathon » ou encore « From the moment I’d opened my eyes I feld charged, like a runner on a marathon day. »

Jeudi 20 juillet

Jean-François Cusson a annoncé sur mon mur que La servante écarlate était maintenant disponible sur Prêt numérique. Je l’ai emprunté avant de partager la nouvelle 😉 Après avoir vu la série télévisée, j’ai eu envie de le relire (comment expliquer que j’ai quatre fois Lady Oracle dans ma bibliothèque dont un exemplaire signé par l’auteure, mais aucune Servante ???). Le peuple des fans de Defred, dont je suis, s’est retrouvé la capuche basse dans un épisode de dystopie littéraire : Impossible de trouver cette oeuvre nulle part ces derniers temps – voir l’article du Devoir.

Un esprit un peu parano aurait pu se demander si ce n’était pas une conspiration en lien avec #JeSoutiensBAnQ visant à empêcher un retour en popularité de Margaret Atwood connue pour jeter des malédictions de toutes sortes sur ceux et celles qui font des coupures dans les bibliothèques.

Vendredi 21 juillet

J’ai une semaine pour lire Une histoire de Montréal par Paul Andrée Linteau (bibliothèque publique) car je prévois céder à la fièvre du 375e anniversaire en famille vendredi prochain. J’ai hâte de découvrir la Promenade Fleuve-Montagne surtout dans la partie Fleuve où nous avons rendez-vous pour débuter notre parcours. Il paraît que ça requiert quand même une bonne dose d’imagination…

Samedi 22 juillet

Festival Juste pour rire : J’aime Hydro. MAJ. : J’aime J’aime Hydro.

 

Collection de résistance #LibrariesResist

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Une liste fascinante qui rassemble le travail de curation de bibliothécaires américains engagés dans la résis-tance politique armés d’une collection de ressources (en anglais). Bienvenue dans la résisthèque !

https://docs.google.com/document/d/1g79sSAlP03rdiVHraeb9PFlhbL_5ZLVFFRYiOqhZs_w/pub

Le contenu

On peut suivre leurs activités à travers ces comptes :

|Image : source Flickr, Jessamyn West, CC BY 2.0 |

La fabrique du domaine public

Dans la foulée de l’article précédent, je partage le contenu d’une présentation qui a servi lors d’un atelier de préparation pour la dernière édition du calendrier de l’avent du domaine public.

On retrouve des informations sur le domaine public et sur les activités du Café des savoirs libres, mais aussi:

Des sources pour repérer des entrants

Il faut savoir qu’au moment de faire cette présentation à la bibliothèque Mordecai-Richler en octobre dernier, nous n’avions pas envisagé de recourir à la base de données Wikidata, « une base de données libre, collaborative et multilingue, qui collecte des données structurées » pour effectuer le repérage des entrants 2017. C’est Benoit Rochon, président de Wikimédia Canada, qui participait à l’atelier, qui nous amenés à considérer l’exploration de cette piste. Il nous a aussi gracieusement fourni les requêtes pour la recherche.

Cette démarche s’est avérée très fructueuse. Elle nous a permis de compléter, de manière autrement plus performante, une liste que nous avions commencé à élaborer avec l’aide de BAnQ (que nous remercions !) et des sources mentionnées plus bas.

Le recours à Wikidata aura été, par ailleurs, l’occasion de constater ouch ! combien le Québec\Canada étaient désavantagés par rapport à des pays comme la France ou les États-Unis. La recherche des personnes décédées en France ou aux États-Unis sur Wikidata permet de faire remonter des personnalités de toutes les sphères de la société : architectes, penseurs, sculpteurs, écrivains, scientifiques d’une grande diversité de domaines, etc. Du côté du Québec/Canada, la situation est fort différente.

En examinant les résultats des requêtes au début, j’ai cru qu’il y avait eu une hécatombe dans le monde du sport Qc en 1966, une épidémie qui avait décimé quelques équipes de hockey et la moitié de la classe politique canadienne. J’ai fini par comprendre que ces données reflétaient l’état de la base de données et surtout les intérêts – pour le sport et la politique – des contributeurs masculins actuels qui alimentent le volet canadien. On espère que nos grandes institutions documentaires se feront bientôt un devoir d’équilibrer ces biais.

Voici donc, outre Wikidata, diverses sources pour repérer les entrants dans le domaine public :

•  BAnQ > Iris

•  BAnQ > Dalfan

•  BAC > Amicus

•  Encyclopédie Canadienne

•  Data.bnf.fr •  Gallica

•  The Public Domain  Review

•  Biography.com

•  NNDB

•  On this day

•  Wikipédia via différentes catégories : Décès en 1966 / 1966 au Québec / Liste des auteurs par ordre chronologique / List of Canadian Writers, etc.

Des sources pour trouver des oeuvres

Les sources pour trouver les oeuvres sont légion, en voici quelques unes.

WikiHow – How to Find Public Domain Materials

Wikisource

Wikimedia Commons

Internet Archives

Project Gutenberg

Europeanna

Library of Congress

New York Public Library

Flickr : The commons

Digital Public Library of America

OpenGlam

The Public Domain  Review

Les collections numériques de nombreuses universités, etc…

Attention, attention !

Le Public Domain Review a présenté au début de l’année sa classe de 2017 et mentionne quelques entrants que nous n’avons pas sélectionnés dans notre édition de cette année. Pour ne pas les passer sous silence, ajoutons à notre célébration du domaine public canadien les oeuvres de :

Pour les intéressé.e.s, les activités de Communia, un organisme de défense du domaine public mérite également notre attention :

Sur Facebook : https://www.facebook.com/pg/communia/