Le zine a une longue histoire qui a croisé le temps des bibliothèques à partir du moment où celles-ci ont commencé à s’intéresser à la contre-culture ⎼ aussi bien en bibliothèque publique qu’en bibliothèque universitaire. La pandémie a entraîné de nombreuses initiatives de récit de soi et des projets de quaranzine (parfois en collaboration) ont été initiés.

Qu’est-ce qu’un zine ? L’article « zine » dans Wikipedia (en anglais), que j’ai partiellement traduit, couvre bien le sujet – mieux en tout cas que son équivalent en français. En attendant d’y remédier en voici un aperçu :

Un zine ( /z iː n / ZEEN ; abréviation de magazine ou fanzine ) est un travail auto-publié à petit tirage de textes et d’images originaux ou appropriés, généralement reproduits via un photocopieur. Les zines sont le produit d’une seule personne ou d’un très petit groupe, et sont généralement photocopiés en impressions physiques pour la circulation. Un fanzine ( mot-valise créé à partir de fan et de magazine ) est une publication non professionnelle et non officielle produite par les passionnés d’un phénomène culturel particulier (tel qu’un genre littéraire ou musical) pour le plaisir des autres qui partagent leur intérêt.

Habituellement caractérisé par un tirage de 1000 exemplaires ou moins, dans la pratique, de nombreux zines sont produits en édition de moins de 100 exemplaires. Parmi les diverses intentions de création et de publication figurent la recherche identitaire, le partage d’une compétence ou d’un art de niche, ou le développement d’une histoire, par opposition à la recherche de profit. Les zines ont servi de moyen de communication important dans diverses souscultures et s’inspirent fréquemment d’une philosophie du «bricolage» associée à la philosophie du do-it-yourself qui fait fi des conventions traditionnelles du design professionnel et des maisons d’édition, proposant une contribution alternative, confiante et auto-réflexive (self-aware).[1]Des zines manuscrits, ou des zines au carbone, sont créés individuellement, mettant l’accent sur un lien personnel entre le créateur et le lecteur, [1] transformant des communautés imaginées en communautés incarnées. [2] Les zines ont une valeur culturelle et académique en tant que preuve tangible de communautés marginales, dont beaucoup sont par ailleurs peu documentées. Cela s’est reflété dans la création d’archives zine et de programmes connexes dans des institutions traditionnelles telles que le musée Tate et la British Library . [3] (Source : Zine, Wikipedia, ma traduction)

Parlons-en du zine. Dans le cadre du cours « Services d’information pour les jeunes » à l’EBSI,  j’ai invité Ramon Vitesse à présenter aux futur.e.s bibliothécaires jeunesse ce média qu’il pratique depuis longtemps en bibliothèque. C’est un zoom (appréciez l’antanaclase ici) sur le zine que son auteur a décrit ainsi : «  un topo sur la bibitte, assortie d’une présentation colorée des multiples potentialités du médium et, d’un ersatz d’atelier – maniement d’un format de base avec ouvroir d’imaginaire, »

On peut retrouver celui dont le motto est, pour le citer encore : « Les rêves, les utopies et les révoltes sont l’oxygène de la culture » dans d’autres capsules vidéo :

C’est une invitation à explorer ce format littéraire en bibliothèque par le biais de collections et d’ateliers de création même virtuels. 🙂

Publié par :Bibliomancienne

Bibliothécaire, auteure d'un carnet, professeure à l'EBSI.

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