Idées, propositions et question pour un gouvernement qui prend ses responsabilités en matière de bibliothèques publiques

Les bibliothèques publiques sont orphelines au Québec. Alors qu’elles sont mobilisées ailleurs dans le monde pour soutenir la société dans les grands chantiers que sont la littératie numérique, l’intégration des nouveaux arrivants et le rapprochement interculturel ainsi que la réussite éducative, alors qu’elles sont devenues les nouveaux forums citoyen, les gouvernements au Québec ne reconnaissent pas leur apport, ils ont démissionné de leurs responsabilité à leurs égards et nuisent à leur développement.

Au Québec, il n’y a pas de loi sur les bibliothèques, il n’y a pas de tête qui réfléchit au sujet des grandes orientations à prendre, ni à la façon de les mettre en action lorsqu’elles sont identifiées; il n’y a pas de think thank – comme on en retrouve aux États-Unis, dans les pays scandinaves…et en Ontario 😉 qui s’occupent de ces données. On accumule beaucoup de données via StatBib, mais personne n’est mandatée pour veiller à leur qualité; chaque municipalité produit ses rapports individuels; il n’existe pas de responsable pour les analyser et mesurer la performance à l’échelle nationale dans le but de les améliorer.

Le gouvernement du Québec a démissionné de ses responsabilités en matière de bibliothèques publiques, les abandonnant à l’arbitraire des décisions municipales; ce qui entraîne une grande inéquité en termes de services d’une ville à l’autre. On a confié une partie de ce rôle directeur des bibliothèques publiques à BAnQ lors de sa création, sans lui donner les moyens d’avoir un impact significatif et véritablement structurant pour les bibliothèques publiques – au contraire, on réduit sa capacité année après année. Le gouvernement finance les collections, porté par une préoccupation qui est davantage celle de soutenir l’industrie du livre, à une époque où les bibliothèques du 21e siècle ne sont plus seulement à propos des livres. Ce sont des actrices de changement dans la transition numérique, des infrastructures sociales, comme on pouvait le lire dans le NYT récemment, et ces nouveaux rôles, qui relèvent tout autant du domaine de la culture que de l’éducation, sont occultées.

Mes questions : Est-ce qu’un gouvernement formé par l’un de vos parties va prendre la responsabilité de structurer et de soutenir le développement des bibliothèques publiques au Québec de manière conséquente en créant, sinon une loi, au moins un service ou une direction nationale qui aura le mandat d’étudier et d’évaluer les performances comme l’impact des bibliothèques publiques québécoises tout en leur fournissant des orientations stratégiques ainsi que des ressources pour servir les citoyen.ne.s du 21e siècle et éliminer les inéquités actuelles ?

Et les bibliothèques scolaires en auraient tout en autant besoin, qu’en pensez-vous ?

 

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