Justice sociale, justice numérique dans les bibliothèques du 21e siècle

Je partage un extrait du chapitre que j’ai rédigé pour l’ouvrage paru à l’occasion du vingt-cinquième anniversaire de la bibliothèque des Classiques des science sociales et qui a été l’occasion de réfléchir sur les enjeux touchant les bibliothèques numériques, l’accès libre et les communs. 

Martel, M. D. (2018). Justice sociale, justice numérique dans les bibliothèques du 21e siècle. Dans Émilie Tremblay et Ricarson Dorcé (dir.). Les Classiques des sciences sociales : 25 ans de partage des savoirs dans la francophonie. Québec : Éditions science et bien commun.

Le discours et le travail en lien avec la justice sociale occupent une place grandissante, tout en étant l’objet de nombreux débats, dans les bibliothèques nord-américaines. Comme l’affirmait Kathleen M. Hughes, l’éditrice de la revue Public Libraries, dans un des derniers numéros :

Certains estiment que mettre l’accent sur ce travail [lié à la justice sociale] est en dehors de la mission de la bibliothèque, et d’autres affirment, avec passion, que les bibliothèques ont un rôle important à jouer dans ce domaine. Mais peu importe où vous vous situez, il est évident que les bibliothèques publiques partout au pays apportent une contribution essentielle à la justice sociale, l’autonomisation de leurs collectivités et l’amélioration des problèmes d’équité (Hughes 2018, 2).

Cette réflexion sur la justice sociale se développe en prenant en considération des enjeux qui concernent dans une large mesure la transition numérique. Comment s’articule cette justice numérique dans l’écosystème des bibliothèques d’aujourd’hui, et quelles pratiques, dans le contexte québécois, s’inspirent et se construisent en se référant, explicitement ou implicitement, à cette métathéorie?[1] À travers une exploration généalogique du concept de justice sociale, une déclinaison de catégories pour penser la justice numérique se dessine : le développement durable par l’accès à l’information, une conception critique de la littératie informationnelle ou numérique, la perspective de la diversité culturelle et les approches participatives. Issus d’un dialogue outre-Atlantique, les communs numériques, qui comportent une critique sociale du numérique sans revendiquer explicitement un projet de justice sociale, pourraient incarner une forme nouvelle pour l’engagement éthique des bibliothèques du 21siècle.

Généalogie de la justice sociale dans le discours des bibliothèques

L’importance croissante accordée à la justice sociale est discernable à travers les différentes éditions de l’ouvrage de référence, Introduction to Public Libraries de Kathleen De la Pena McCook. Évoquant brièvement les grandes tendances des bibliothèques du 21siècle dans la première édition (2007), l’auteure indique qu’ « une offre de services inclusifs et un engagement pour la justice sociale » définissent le projet à venir des bibliothèques (McCook 2007, 252). Dans le dernier chapitre de la seconde édition (2011), la mission renouvelée de celles-ci fait l’objet d’une discussion élaborée portant sur l’éthique, les droits de la personne, le développement des capabilités dans une perspective de justice sociale – en intégrant, précise-t-elle, les enjeux liés aux mutations technologiques (McCook 2011, 339). La Déclaration universelle des droits de la personne (Nations-Unies 1948) est appelée à constituer, selon McCook, la référence guidant les services de bibliothèque publique au 21e siècle (« We believe that the Universal Declaration of Human Rights will be the lodestar that guides public library in the twenty-first century ») (McCook 2011, 341). Selon ce point de vue, les bibliothécaires vont aménager leurs modèles de service et adopter un langage qui reflète les valeurs des droits de la personne. Dans l’édition la plus récente (2018), McCook expose un cortège d’initiatives à travers le monde qui incarnent ces nouveaux engagements des bibliothèques pour un monde plus juste (McCook et Bosaller 2018, 410). D’un concept prospectif, au cadre théorique jusqu’aux cas pratiques, l’impact de la justice sociale en tant que concept structurant et marqueur professionnel a tracé son chemin dans le monde des bibliothèques.

Les bibliothèques sont appelées à promouvoir une société juste, c’est-à-dire, une société « dans laquelle les individus et les groupes sont traités équitablement et bénéficient d’une part équitable des bénéfices de cette société » (Rioux 2010, 9-10). Selon Rioux, cette définition prête à la justice sociale un statut de métathéorie qui est sous-jacente aux sciences de l’information et des bibliothèques. Au-delà d’un principe général, les pratiques et les cadres théoriques qui se réfèrent à la justice sociale se sont déployés suivant un éventail assez vaste d’intentions et d’approches qui peuvent se décliner en quatre catégories principales.

Quatre chemins pour penser la justice sociale en bibliothèque

Le développement par l’accès à l’information

La première catégorie se rapporte à une perspective globale orientée sur le développement par l’accès à l’informationCette approche est activement revendiquée par l’International Federation of Libraries Association (IFLA) et elle rejoint le point de vue de McCook. Cette perspective soutient l’engagement des bibliothèques à promouvoir un accès à l’information en vue de contribuer à l’atteinte des objectifs de développement durable des Nations Unies[2]. Comment l’IFLA et les bibliothèques sont-elles impliquées dans la réalisation de l’agenda 2030 de l’ONU[3]? En 2013, l’IFLA promulgue une Déclaration sur le développement qui affirme que « l’accès à l’information est un droit humain fondamental qui peut rompre le cycle de la pauvreté et soutenir le développement durable »[4]. En 2014, la Déclaration de Lyon représente un engagement international paraphé par les membres associatifs et visant à assurer que « tout le monde ait accès et soit capable de comprendre, utiliser et partager l’information nécessaire pour promouvoir le développement durable et les sociétés démocratiques »[5]. Par la suite, l’IFLA entame l’inventaire des actions par le biais duquel les bibliothèques contribuent à ce programme dans les termes de la Déclaration de Lyon :

L’accès public à l’information permet aux individus de prendre des décisions éclairées qui peuvent contribuer à améliorer leurs conditions de vie. Les populations ayant accès à des renseignements adéquats et pertinents sont mieux outillées pour éradiquer la pauvreté et les inégalités, améliorer l’agriculture, assurer une éducation de qualité, et soutenir la santé des gens, la culture, la recherche et l’innovation[6].

Les activités des bibliothèques québécoises en lien avec ce programme sont encore peu documentées. Le projet des Classiques des sciences sociales, mené en collaboration avec l’Université du Québec à Chicoutimi, est un exemple évocateur qui devrait figurer dans cet état des lieux. La mission de cette bibliothèque numérique consiste à « donner accès gratuitement aux œuvres en sciences sociales et humaines de langue française » par le biais de textes numérisés téléchargeables gratuitement et en différents formats, qui comprennent des publications dont les auteurs (ou leur ayant-droit) ou les éditeurs ont consenti à donner leur accord pour leur diffusion, ainsi que des œuvres du domaine public canadien, de même que des œuvres inédites. L’impact de cette bibliothèque en termes d’accès est considérable : entre 2006 et 2012, on compte plus de 12 millions de visites et plus de 31 millions de téléchargements[7]. Elle accompagne, en outre, pour ajouter à la portée globale du projet, des initiatives comme le REJEBECSS, un collectif de bénévoles regroupant de jeunes universitaires haïtiens engagés dans la numérisation et la diffusion en libre accès du patrimoine scientifique haïtien en sciences sociales[8].

Le mouvement de l’accès libre à l’information scientifique à travers les archives ouvertes des différentes universités québécoises et canadiennes ainsi que les projets GLAMs (Galleries, Libraries, Archives and Museums) mis en place avec le soutien de Wikimedia Canada constituent d’autres exemples suggestifs. Plus précisément, ces GLAMs visent à favoriser l’accès et la valorisation des contenus éducatifs libres, par le biais de plates-formes en open source, à partir des fonds et des collections des institutions impliquées : Bibliothèques et archives nationales du Québec, la section des Archives de l’Université de Montréal, la Cinémathèque québécoise, etc. Ces projets participent à l’essor des données ouvertes et liées, qui contribuent à la découvrabilité, condition de l’accès dans le monde des réseaux. Ils appartiennent à un écosystème des « communs du savoir » entendu comme projet où les membres d’une communauté définissent des règles de gouvernance ou des droits d’usage autour de ressources partagées (Dujol 2017).

Une étude visant à cartographier les initiatives québécoises et canadiennes supportant l’accès à l’information pour le développement et les communs du savoir devrait être conduite dans le but de mieux connaître, valoriser et défendre celles-ci à l’échelle locale, tout en enrichissant le répertoire global élaboré par l’IFLA. Plus récemment, l’IFLA a proposé une Déclaration sur la littératie numérique qui fait le pont avec le volet suivant (IFLA 2017).

La perspective critique de la littératie de l’information

Cette perspective constitue un second registre pour aborder le thème de la justice sociale. Cette position qui émerge dans la foulée de la bibliothéconomie critique problématise les rapports de pouvoir et dénonce les inégalités liées aux genres, aux préférences sexuelles, à la provenance ethnique, aux classes sociales. La critique du néolibéralisme, et en particulier la manière dont la notion de littératie de l’information est détournée aux fins de ce dernier, occupe une place significative dans les réflexions (Gregory et Higgins 2013).

L’usage du terme « littératie de l’information » est déjà répandu parmi les universitaires dans les années 60 et 70 (Seale 2013, 39). Il est formellement codifié dans le domaine de la bibliothéconomie avec le rapport final de l’American Library Association (ALA) consacré au sujet en 1989[9]. Le comité suggère une définition fonctionnelle de la personne qui est habilitée en matière d’information (« information literate person ») en tant que celle-ci est apte à « reconnaître quand l’information est nécessaire et qu’elle a la capacité de localiser, d’évaluer et d’utiliser efficacement l’information nécessaire » (Fieldhouse et Nicholas 2008, 52, ma traduction). Dans les années 90, la mise en place de programmes de littératie numérique s’est poursuivie dans les écoles de sciences de l’information (Seale 2013, 39). À partir de cette époque, la littératie de l’information est devenue le principal référentiel en ce qui concerne le rôle des professionnels de l’information, avec une insistance plus marquée du côté des bibliothèques universitaires et scolaires (Seale 2013).

Des objections ont fait valoir que la conception de la littératie de l’information promue par l’ALA institutionnalisait l’idéologie néolibérale au sein de la bibliothéconomie sans perspective critique et au détriment de la justice sociale. Dans sa réflexion sur la « bibliothèque néolibérale », Seale analyse comment, dans le rapport de l’ALA, la littératie de l’information est principalement abordée en fonction des « besoins du monde des affaires », en valorisant son rôle pour « l’avancement », « l’environnement économique », « les emplois », « la concurrence internationale », plutôt qu’en lien avec la citoyenneté (Seale 2013, 48). Il est posé que les « inégalités économiques » doivent être surmontées pour parvenir à une « aristocratie de la réussite ». Ce rapport suggère aussi que les individus sont responsables de leur situation en termes de littératie de l’information, et considérant que la littératie de l’information est susceptible de réduire les inégalités économiques, ceci implique que les inégalités sont abordées comme des enjeux individuels et personnels plutôt que sociaux (Seale 2013, 48). Une approche critique de la littératie de l’information s’opposant à ce point de vue est alors préconisée :

un engagement critique de la production du savoir et du néolibéralisme par les théoriciens critiques et les chercheurs en éducation est le premier pas pour développer une notion de littératie de l’information qui est critiquement engagée, contextualisée, et qui promeut la justice sociale (Seale 2013, 40).

Dans le contexte québécois, la bibliothéconomie critique apparaît plus tardivement dans le discours[10]. En dépit de son émergence récente, le milieu québécois des sciences de l’information et des bibliothèques s’est néanmoins déjà trouvé au carrefour de ces deux positions en regard de la littératie de l’information : soit le cadre néolibéral et le projet progressiste ou social. Ainsi, le projet de ville intelligente à Montréal, qui se voulait principalement une stratégie de développement économique où les bibliothèques publiques étaient impliquées à travers un chantier sur la littératie numérique, en fournit un exemple (Ville de Montréal 2016). Par ailleurs, l’emphase placée sur la littératie numérique comme levier économique dans le contexte de la Stratégie numérique du Québec en 2017 du gouvernement libéral rappelle aussi les termes de ce débat[11]. Dans la Déclaration des communs numériques, les signataires opposent une rationalité citoyenne à cette logique :

L’éducation au numérique doit viser le développement de compétences structurantes : la collaboration, l’esprit critique, la citoyenneté active, la littératie numérique et médiatique, la sensibilisation aux enjeux du numérique. Ces compétences doivent précéder les apprentissages liés aux usages technologiques dans les établissements scolaires, les bibliothèques et les organismes dédiés. Elle doit supporter la formation continue et la formation tout au long de la vie, en intégrant les différents acteurs du milieu éducatif, formel et informel, et culturel afin de profiter des opportunités éducatives, économiques et sociales offertes par ces technologies dans une perspective d’inclusion numérique (Déclaration des communs numériques 2018).

Toutefois, à l’instar de constats qui sont faits dans les milieux académiques nord-américains, le défi actuel qui consiste à relier davantage la théorie et la pratique dans le domaine de la littératie de l’information au Québec n’est pas négligeable (Beheshti 2016). Pour les bibliothèques québécoises, il s’agit encore de se positionner comme des actrices significatives en matière de littératie de l’information, littératie numérique ou littératie médiatique dans l’écosystème de l’éducation aux médias, tant du côté théorique que pratique en incluant les politiques publiques qui les concernent.

La Déclaration des bibliothèques québécoises (2016) aurait pu être l’occasion d’une telle remise en question et d’un tel positionnement. Cette Déclaration décrit notamment l’apport démocratique des bibliothèques par le développement de compétences informationnelles qu’elles soutiennent :

La bibliothèque outille ses usagers et rend accessible et diffuse le savoir afin que ceux-ci puissent développer des compétences en recherche et en évaluation de l’information. Ces compétences leur sont aussi utiles dans l’exercice de leurs droits démocratiques et peuvent les aider à jouer un rôle actif au sein de leur communauté (Table permanente de concertation des bibliothèques québécoises 2016).

La médiation numérique est posée « au cœur des services de la bibliothèque » et opère « par la formation aux outils technologiques ou par la mise à la disposition d’outils et de ressources documentaires numériques » en visant à « réduire la fracture numérique » (Table permanente de concertation des bibliothèques québécoises 2016). L’usage créatif ou participatif du numérique est oblitéré, et l’emphase est placée sur les outils technologiques et les ressources documentaires en adoptant un angle typiquement limité aux compétences numériques (digital skills) qui ne s’étend pas à la littératie numérique (digital literacy) dans la mesure où l’enjeu n’est pas seulement de savoir comment utiliser ces outils technologiques, mais bien de comprendre ce qui est en jeu en contextualisant ces usages et en y convoquant une perspective critique (Pewhairangi 2016). De plus, ce discours, en évitant toute référence explicite à la littératie de l’information, littératie numérique ou littératie des médias, tend à isoler le milieu des bibliothèques en les plaçant à la marge des échanges et des débats actuels sur ces sujets. Si le discours semble manquer de conviction, c’est peut-être encore parce que l’on peine à structurer les contributions effectives en matière de littératie numérique et à en faire valoir l’impact par le biais d’évaluations.

Le développement d’une bibliothéconomie critique est appelé à créer des ponts avec le champ de l’éducation aux médias, à mieux accompagner la formation des professionnels et professionnelles quant à ces enjeux et à clarifier le rôle des bibliothèques comme des bibliothécaires à l’égard d’une littératie numérique critique. On peut déjà contribuer à créer ce passage et introduire le champ de l’éducation aux médias, plus spécifiquement de la littératie numérique critique, en référant aux travaux de Anne-Sophie Letellier et Normand Landry :

Si la littératie numérique aide à comprendre et à utiliser les technologies dans un contexte en constante mutation, elle tend parfois à évacuer tout sens critique en « enseignant des compétences techniques aux étudiants sans problématiser celles-ci, en reproduisant les représentations [associées aux technologies] et en ignorant les implications idéologiques de ces pratiques[12] ». Le fait d’inscrire ces apprentissages « dans un domaine d’application de la recherche critique sur les médias » s’avère donc essentiel dans la mesure où cette recherche « produit des savoirs concrets visant le développement non seulement d’une praxis de la pensée critique chez les apprenants, mais aussi d’une pléthore de compétences cognitives techniques, éthiques et comportementales ancrée dans les approches critiques en communication et en éducation[13] » (Landry et Letellier 2016, 189).

Et on voudrait ajouter en science des bibliothèques et de l’information.

Par ailleurs, et pour élargir encore cet horizon, une conception de la littératie de l’information portée par la justice sociale s’est aussi développée, en parallèle avec la critique du néolibéralisme, à travers des efforts positifs consistant à valoriser la diversité des identités culturelles sous-représentées dans les plates-formes et les contenus accessibles. […]

On peut lire la suite de ce chapitre (et le livre en entier) sur le site de la maison d’édition Science et Bien commun en html et sous licence Creative Commons Attribution 4.0 International :

https://scienceetbiencommun.pressbooks.pub/classiques25ans/chapter/justice-sociale-justice-numerique-dans-les-bibliotheques-du-21e-siecle/

Références 

  1. Rioux, Kevin. 2010. « Metatheory in library and information science : A nascent social justice approach ». Journal of Education for Library and Information Science 51 (1) : 9-10. 
  2. Libraries, Development and the United Nations 2030 Agenda : https://www.ifla.org/libraries-development L’agenda de développement durable 2030 des Nations Unies (https://sustainabledevelopment.un.org/post2015/transformingourworld) propose un cadre de 17 objectifs de développement durable (ODD) (https://sustainabledevelopment.un.org/sdgs) qui comprend 169 objectifs couvrant le développement économique, environnemental et social. Ce plan vise à favoriser le développement de sociétés plus économiquement et socialement inclusives par l’accès à l’information notamment par le biais des bibliothèques : https://da2i.ifla.org/ 
  3. How do libraries further development? https://www.ifla.org/node/7408 
  4. IFLA Statement on Libraries and Development (August 2013) : https://www.ifla.org/publications/ifla-statement-on-libraries-and-development 
  5. La Déclaration de Lyon : https://www.lyondeclaration.org/content/pages/lyon-declaration-fr.pdf 
  6. Un accès et des opportunités pour tous. Comment les bibliothèques contribuent à l’Agenda 2030 des Nations Unies : https://www.ifla.org/files/assets/hq/topics/libraries-development/documents/access-and-opportunity-for-all.pdf 
  7. Les Classiques des sciences sociales. « À propos » : http://classiques.uqac.ca/inter/a-propos.php. Le fondateur et directeur bénévole de cette bibliothèque, qui célèbre en 2018 ses 25 ans d’existence, est Jean-Marie Tremblay. 
  8. SOHA. s.d. « Le Réseau des jeunes bénévoles des Classiques des sciences sociales – Haïti (REJEBECSS) ». https://www.projetsoha.org/?page_id=1221 
  9. American Library Association Presidential Committee on Information Literacy. 1989. Final Report. http://www.ala.org/acrl/publications/whitepapers/presidential 
  10. Lapointe, Jean-Michel et Michael D. Miller. 2018. « Quand la bibliothéconomie devient critique ». À Bâbord! (73) : 36-37. Cet article suggère que ce courant de pensée « qui fait école un peu partout en Occident… s’implante timidement au sein du discours des bibliothécaires au Québec ». Ce texte constitue la première publication francophone sur la bibliothéconomie critique. Le cours de bibliothéconomie dispensé à l’École de bibliothéconomie et des sciences de l’information (EBSI) à l’hiver 2018 (SCI6305) proposait comme objectif l’analyse des « nouveaux développements de services concernant les bibliothèques publiques avec une approche de bibliothéconomie critique ». 
  11. La Stratégie numérique québécoise, dont la démarche a été portée par le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, place, dans la cible 2, le développement de la littératie numérique dans un positionnement exclusivement économique – ce qui a suscité un débat : « Que tous les citoyens développent davantage de compétences numériques de manière à ce que le Québec figure parmi les chefs de file de l’OCDE en matière numérique d’ici cinq ans ». https://www.economie.gouv.qc.ca/fileadmin/contenu/documents_soutien/strategies/economie_numerique/sommaire-dynamique/strategie-numerique-du-quebec.html 
  12. Kellner et Share (2007) cité dans Landry et Letellier (2016), p. 189. 
  13. Landry, N. et J. Basque. 2015. « L’éducation aux médias : contributions, pratiques et perspectives de recherche en sciences de la communication ». Communiquer, Revue de la communication sociale et publique (15) : 48 dans Landry, Normand et Anne-Sophie Letellier. 2016. L’éducation aux médias à l’ère numérique, 189. Montréal : Les Presses de l’Université de Montréal. 

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