On parle moins de ce qu’elles ont et plutôt de ce qu’elles font : Les bibliothèques et l’inclusion numérique

Fablab à la Martin Luther King Library, Washington, DC.

Après deux décennies d’Internet, les bibliothèques publiques ont réussi à établir une expertise diversifiée en matière de services numériques contribuant à la création d’opportunités individuelles et au progrès des communautés, annonce l’American Library Association. Une étude récente menée aux États-Unis portant sur l’inclusion numérique soulignent leur rôle à cet égard. Selon le président de l’American Library Association, Sari Feldman, le projet social des bibliothèques se décline à travers tout une série de grands enjeux que l’on désigne par les « E » pour éducation, emploi , entrepreneuriat , empowerment et engagement. Les faits saillants de cette enquête sur l’inclusion numérique révèlent que :

  • Presque toutes les bibliothèques (98 pour cent) disposent d’une connexion Wi-Fi gratuite;
  • 95% des bibliothèques proposent des programmes de lecture d’été pour combler le vide susceptible de compromettre l’apprentissage de la lecture pendant les vacances scolaires;
  • Près de 90 pour cent des bibliothèques dispensent une formation de base en littéracie numérique, et une large majorité offrent aussi des ateliers portant sur l’usage des nouveaux dispositifs technologiques (62 pour cent), les pratiques en ligne sécuritaires (57 pour cent) et l’utilisation des médias sociaux (56 pour cent);
  • 76 pour cent des bibliothèques aident les usagers dans l’utilisation des programmes et des services gouvernementaux en ligne;
  • La grande majorité des bibliothèques offrent des programmes qui aident les citoyens à postuler à des emplois (73 pour cent), à accéder à des ressources pour découvrir des emplois en ligne (68 pour cent) et à utiliser des ressources pour les entreprises en ligne (48 pour cent);
  • Une grande majorité des bibliothèques accueillent des événements pour les adultes (61 pour cent) et les adolescents (60 pour cent) qui encouragent la sociabilité et les échanges, comme les groupes de discussion ou les programmes de jeux;
  • 45 pour cent des bibliothèques fournissent des technologies d’apprentissage précoce pour les enfants d’âge pré-scolaire; et plus d’un tiers des bibliothèques offrent des programmes d’alphabétisation, des programmes de type STEAM, du soutient dans la préparation aux épreuves GED et des activités parascolaires.

Où en sont les bibliothèques publiques québécoises et canadiennes par rapport à ces résultats? L’étude est à faire, des volontaires?

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