Smart growth

Certains n’ont pas besoin du Jour de la Terre pour faire leur part. Malheureusement les données actuelles suggèrent que ce n’est pas le cas de suffisamment de monde. Et il ne faudrait pas se priver de voir aussi ce genre d’événement comme un mouvement collectif qui agit comme un vote populaire dans le but de sensibiliser le politique. L’activité autour du hashtag #earthday sur Twitter, par exemple, pourrait, tant qu’à prendre d’assaut cette plate-forme publique, inciter les politiciens à réfléchir. Qui sait où l’environnement 2.0, pour reprendre le signet de Pierre Chicoine,  peut nous mener ?

Pour cette journée verte, j’ai choisi d’y aller avec un autre concept pour alimenter la discussion sur le développement durable : Le smart growth.

On traduit parfois smart growth par « développement intelligent » pour désigner ce mouvement qui s’inscrit surtout dans un contexte urbain. Encore cette fois, je m’appuie sur les propositions de Claude Marois (Université de Montréal) pour qui le smarth growth est le développement qui « place le territoire au centre des préoccupations, en faisant la promotion de la diversité et de l’offre dans le logement, de la mixité dans l’utilisation des sols, de la variété et du choix dans les modes de transport, notamment en mettant l’accent sur la proximité géographique et sur la qualité de l’infrastructure urbaine. » (L’Autre Forum, vol 13., no 2, mars 2009).

J’ajouterai que, par leur contribution à la littéracie, à l’alphabétisation, au développement culturel, la présence de la bibliothèque de proximité s’insère stratégiquement dans cette démarche visant à améliorer la  qualité de vie des populations urbaines par la valorisation du territoire et de ses communautés.

Un exemple porteur de cette conception du développement urbain existe chez nos voisins autour de l’Ontario Smart Growth Network. Dans ce cas, on met l’emphase sur l’idée de « village urbain » en proposant un retour à la terre (comme préoccupation) qui passe par le  retour au village urbain : « Smart growth is a return to urban villages. We define an urban village as « a place that has almost everything you need on a daily basis and you can walk to get there ». A village includes a centre for locals stores, services and restaurants; schools, daycare and healthcare; and formal and informal recreation areas. It has density to support all these services within a walkable community. » La bibliothèque représente une composante essentielle au coeur du village urbain en termes de services, d’infrastructure et d’espace politique.

Montréal qui compte plusieurs arrondissements avec des fortes densités de population est une ville toute désignée pour adopter l’approche du développement intelligent. Ainsi les projets des bibliothèques à venir pourraient être conçus dans la perspective et à l’échelle du village urbain. De ce point de vue, on cherchera a développer davantage de  bibliothèques, peut-être moins grandes, mais de façon à assurer une meilleure couverture territoriale et une inscription plus étroite, plus pertinente dans le tissu social.

Là-dessus quelques pistes vertes tracées par des bibliothèques en cette occasion :

1. Le Jour de la Terre à BAnQ – Un guide pour  la recherche verte dans les collections.

2. 10 bibliothèques publiques de Gatineau présente une exposition de documents sur la planète Terre, l’environnement, les produits dangereux, le recyclage et le compostage ainsi que la distribution de dépliants informatifs tout au long du mois d’avril.

3. En France, la médiathèque Chermedia a réalisé une activité « Le Développement Durable à la Bibliothèque ! »

4. Cette réflexion de  l’ALA, How Green Will 2009 Be for Libraries?

5. La bibliothèque de HennepinCounty a relayé de l’information citoyenne : différents guides municipaux pour disposer des déchets.

Quelques ressources pratiques ou pédagogiques en vrac :

1. Pour les villes. le Développement durable 2.0.

2. Pour la Ville de Montréal, le Centre d’écologie urbaine de Montréal

3. Le site de l’Education à l’environnement et e-profsDoc pour un développement durable à destination du monde éducatif

À voir dans Wired, si la technologie vous consume et vous entraîne à la consommation, une imagerie spectaculaire,  Where Gadgets Go to Die: Facility Strips, Rips and Recycles

À  suivre sur Twitter : Petitgestevert

À lire : La Sélection du Prix du Livre Environnement-Fondation Veolia

À relire : Le Guide vert de David Suzuki et David R. Boyd chez Boréal

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3 thoughts

  1. Super!

    Retour vers le futur.

    Ça me rappelle Schumacher : Small is beautiful : http://tinyurl.com/cmjmkc. C’était dans l’autre siècle…

    Avec le retour à la terre, le recyclage est complet.

    Mais où vas-tu chercher tout ça? Et ça colle effectivement très bien à la réalité montréalaise décentralisée…

    BiblioBabil

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