La semaine de la liberté d’expression célèbre ses 25 ans du 22-28 février 2009

(J’ai publié ce billet sur un autre blog, Espace B, le blogue des bibliothèques de la Ville de Montréal lors de la Semaine de la liberté d’expression).

Cet événement est l’occasion de se rappeler qu’il s’agit d’un droit qui n’est jamais totalement acquis, même s’il est garanti par la Charte canadienne des droits et libertés.
Certaines histoires de censure apparaissent plus près de la fiction que de la réalité. On dit que Alice au pays des merveilles aurait été censuré par le gouvernement chinois parce que les animaux y parlaient. Robin des bois l’a été dans un état américain : Prendre aux riches pour donner aux pauvres est une philosophie communiste.

Le droit de lire est remis en question chaque fois que les bibliothèques, les écoles, les librairies croisent leur Sarah Palin. Un auteur, comme Stanley Fish, dira que la question de la liberté d’expression et de son contrôle, des limites du discours permis et proscrit, est une question essentiellement politique :

« it is the world of politics that decides what we can and cannot say, not the world of abstract philosophy. Speech always takes place in an environment of conviction, assumptions and perceptions, i.e., within the confines of a structured world.
The thing to do, …is get out there and argue for one position. »
Stanford Encyclopedia of Philosophy.

Cette recommandation fournit un agenda pour les bibliothécaires. Leur engagement et leur voix peuvent faire la différence et contribuer à marquer la frontière séparant la parole libre et de celle qui ne l’est plus. Soyez présent, faites-vous entendre, avant les autres.

L’an dernier à la Centrale-Jeunes, nous avons activement pris parti en faveur de la liberté d’expression. D’abord, en faisant la promotion de la collection Coup de poing (un projet initié dans les bibliothèques de Lachine, Lasalle et Verdun). Nous avons fait le pari, dans le cas des œuvres fortes de cette collection ( à risque de censure ou d’auto-censure…), de prendre les devants, d’en parler, d’en discuter avant que de se faire reprocher d’avoir acquis ce genre de matériel.
La médiation comme rempart à la censure.

Lors de la semaine de la Liberté d’expression 2008, nous avons aussi sélectionné, à partir d’un index de l’UNEQ, une liste de livres jeunesse censurés ou objets d’une tentative de censure. Nous avons monté une exposition et l’exercice a piqué la curiosité de bien des visiteurs.

Cette liste, j’ai vérifié, n’est plus disponible sur le site de l’UNEQ (pourquoi ?!)

Et la censure dans les médias non traditionnels, c’est-à-dire le filtrage de l’Internet, c’est un autre sujet dont on pourrait discuter cette semaine!

En attendant, je vous invite à visiter et à taguer ces pages web consacrées à la censure.
En particulier cette base de données norvégienne Beacon for Freedom of expression, qui contient environ 55 000 titres sur la censure et la liberté d’expression à travers le monde et l’histoire. Un bijou.
Mais aussi,
Freedom to Read Week
Les signets de la BNF
La bibliothèque publique d’Ottawa

Marie D. Martel

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