Expédition apprenante dans les nouvelles bibliothèques de Toronto

Voici une présentation sur les nouvelles bibliothèques de la Toronto Public Library et sur le Student Learning Center de l’Université Ryerson réalisée au retour de cette « expédition apprenante » qui a eu lieu les 20 et 21 octobre 2015.

 

Toronto Public Library, un des meilleurs réseaux de bibliothèques publiques au monde, rien de moins

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Toronto Public Library (TPL) constitue le plus grand réseau de bibliothèques publiques au Canada. La centième succursale, le Scarborough Civic Center, vient d’y être inaugurée. TPL est aussi un des systèmes les plus performants au monde en termes de circulation moyenne par habitant et de fréquentation. Sa collection comprend 12 millions de documents.

Une des grandes forces de ce réseau repose sur sa performance stratégique assurée par un travail appliqué et vigilant, scrupuleusement documenté, d’une transparence remarquable où l’information de gestion est facilement accessible sur le site et partagé avec tous. Le processus de planification stratégique est régulièrement actualisé et, en ce moment même, le réseau se questionne encore sur son rôle de partenaire de la ville en engageant la conversation avec les citoyens (Tell TPL) sur les besoins, les attentes, les manières d’améliorer les services.

Sur le fond, les inégalités économiques et la réduction de la pauvreté ainsi que le soutien aux enfants sont identifiés comme des enjeux significatifs pour l’exercice 2016-2019. Sur la forme, on vise en particulier à « 1. répondre aux besoins de la communauté et de la ville; 2. Intégrer/ancrer la planification stratégique au sein de la Ville, de la communauté et de partenariats; 3. et la créer à travers la  consultation  des habitants, des communautés, des parties prenantes et du personnel. »

Le modèle de prestation de services

La structure de TPL est conçue pour lui permettre de remplir son rôle de bibliothèque urbaine de façon performante. C’est un modèle de prestation de services qui fournit des lignes directrices répondant à quatre niveaux de service :

Le premier niveau réunit 80 bibliothèques de quartiers offrant des collections, des services d’information et des programmes qui répondent aux besoins d’une communauté de proximité. Dans cette catégorie, il existe trois types d’établissements de quartier classés selon leur taille et les services.

Le deuxième niveau comprend 17 bibliothèques de district qui donnent accès à des collections plus vastes ainsi que des services et des programmes d’information répondant aux besoins d’une zone géographique plus étendue. Les succursales de district fournissent des services de soutien et constituent des centres administratifs pour un regroupement de succursales de quartier. Ce sont des bâtiments plus imposants à plusieurs étages.

Deux bibliothèques de recherche et de référence forment le troisième niveau. Elles proposent des collections et des services spécialisés en mettant l’accent sur l’accès et la préservation d’un large éventail de ressources d’information. Ce niveau prend en charge les services centralisés comme le développement de collections. Leurs infrastructures physique et technologique sont conçues pour desservir un grand nombre d’utilisateurs à travers la ville.

Le quatrième niveau rassemblent les services en ligne ou ceux qui sont offerts à travers la ville sans être associés à une succursale en particulier : Ils sont offerts grâce à un accès à distance ou d’autres modes de prestation de services alternatifs.

Ces quatre niveaux forment « un continuum dynamique de la prestation de services offrant de multiples points d’accès. »

Les faits saillants du budget 2015

Dans le dernier budget 2015, on rappelle une série de faits saillants du réseau :

  • Au cours des 10 dernières anmées (2004-13), l’utilisation totale de la bibliothèque a augmenté de 13,4%.
  • Les visites en personne dans les bibliothèques ont augmenté de 9,2%, les visites virtuelles ont augmenté de 34 % et la circulation des documents a augmenté de 10,4 % sur une période de 10 ans.
  • La circulation du contenu numérique a augmenté de 100 % chaque année entre 2011 et 2013 et, en 2013, plus de 2 millions de titres numériques ont été empruntés, soit 6,5% de la circulation totale – celle-ci devrait atteindre 10 % en 2014.
  • En 2015, on prévoit que l’utilisation totale (emprunt/usage) augmentera à 101,9 millions ou 36,7 emprunts par habitant.
  • Cette augmentation est liée à l’ajout d’heures d’ouverture dans certaines succursales, à l’ouverture d’une nouvelle bibliothèque, à l’utilisation du wifi et à l’augmentation de la circulation au plan des contenus/ressources numériques.

On peut dresser des éléments de comparaison avec les autres bibliothèques canadiennes (Montréal, Winnipeg, Ottawa) quant à la performance de TPL par le biais des résultats de l’OMBI.  TPL figure au somment du classement pour trois des quatre indicateurs de performance soit la fréquentation, les collections, la circulation (taux de roulement).

La planification stratégique

Si cette situation est déjà enviable, que vise-t-on encore avec la nouvelle planification stratégique? Voici des orientations qui sont considérées :

  1. Améliorer de l’accès, accroître la sensibilité/conscientisation (awareness).
  2. Faire progresser la littératie et l’inclusion numérique.
  3. Élargir les possibilités de l’apprentissage, le développement de compétences et de capacité pour prendre part à l’économie mondiale du savoir.
  4. Renforcer les liens communautaires en élargissant l’accès à un large éventail d’expériences culturelles, localement et dans toute la ville.
  5. Transformer la prestation de services.

L’impact économique de TPL

Il faut aussi savoir que le statut de partenaire de la ville a été souligné dans une étude sur l’impact économique de la bibliothèque publique de Toronto. Selon ce rapport, pour chaque dollar investi dans la bibliothèque, un retour sur l’investissement de 5,63$ est estimé :

The results of Toronto Public Library’s economic impact study clearly demonstrate that Toronto Public Library delivers a strong Return on Investment, through the delivery of library services that enhance Toronto’s competitiveness and prosperity and contribute to a better quality of life for all. This study is the first Canadian public library study to measure in concrete economic terms the Return on Investment for library service.

C’est la première fois au Canada qu’une étude se penchait sur l’évaluation de l’impact économique des services en bibliothèque.

Une offre de services de haut niveau orientée sur le développement

Ce retour sur l’investissement est assuré pour une offre de services et une programmation de grande qualité orientées sur le développement à la fois social et culturel. Lorsque l’on consulte le What’s On qui présente le calendrier des activités, on peut rapidement avoir le vertige en constatant la profusion des interventions en matière de culture, de savoirs partagés et de développement des littératies.

Le diaporama ci-haut montre des éléments de la récente rénovation du vaisseau amiral de ce réseau hiérarchisé : La bibliothèque centrale de Toronto (Toronto Reference Library) sur la rue Younge. On découvre son café, sa boutique de bandes dessinées, son mur d’actualités doté de dômes sonores, sa section de butinage (browsery) qui met en valeur le matériel nouveau et populaire, son laboratoire d’innovation numérique (Digital Innovation Hub) avec sa presse pour l’auto-édition et une diversité d’espaces de collaboration et d’apprentissage. Les rénovations ont été réalisées au coût de 34 millions.

 Dans d’autres articles, je présenterai les nouvelles bibliothèques de ce réseau et les services innovants, notamment ceux qui réécrivent la signature de TPL pour le 21ième siècle : les Digital Innovation Hubs.

 

10 petits liens pour octobre : nouvelles bibliothèques, vieilles tablettes, Alberto Manguel, Wikipédia et le partenariat transpacifique

C’est le retour de la nanoveille qui rassemble quelques contenus indispensables publiés au cours du mois d’octobre.

Passer du chhhhut à une prise de parole politique : La semaine des bibliothèques publiques, parlons-en!

Un atelier Wikipédia à la bibliothèque Mordecai-Richler en collaboration avec Mémoire du Mile End.

Un atelier Wikipédia à la bibliothèque Mordecai-Richler en collaboration avec Mémoire du Mile End.

Dans l’édition de vendredi du Devoir, Stéphane Legault sort du placard à l’occasion de la 17e Semaine des bibliothèques publiques. Et cette année, on ne fait pas dans le gnangnan. Le président de l’Association des bibliothèques publiques du Québec (ABPQ) porte un discours d’une intensité politique que l’on a rarement entendu dans le monde feutré des bibliothèques. Il a bien raison de ne pas chuchoter.

 

C’est compliqué

Le Québec et ses bibliothèques…L’itinéraire difficile d’une société qui porte un lourd héritage de sous-scolarisation et d’analphabétisme avec en prime des couches sédimentées de méfiance atavique, sinon catholique, par rapport aux livres, à la lecture, et plus généralement, pour la chose intelloculturelle. Comme le soulignait l’historien des bibliothèques, Marcel Lajeunesse, s’appuyant lui-même sur Jean-Paul Baillargeon et quelques autres, la relation des Québécois et des bibliothèques est « compliquée » :

Depuis plus de deux décennies, le sociologue Jean-Paul Baillargeon scrute et analyse, statistiques à l’appui, l’institution bibliothèque publique. Il a raison de souligner que l’histoire des relations des Québécois avec la lecture est bien compliquée. L’historien de la littérature Maurice Lemire avait constaté, dans ses recherches, que le peuple québécois avait été soumis pendant plus d’un siècle à une campagne systématique contre la lecture. Baillargeon fait remarquer que le ministre Georges-Émile Lapalme, créateur du ministère des Affaires culturelles et du Service des bibliothèques publiques, homme de culture, a rédigé trois gros volumes de mémoires sans même mentionner le mot bibliothèque. Malgré cela, il constate que la bibliothèque publique a, depuis le début de la décennie 1990, un haut taux de fréquentation ou d’assistance par rapport aux autres pratiques culturelles et qu’elle est l’institution culturelle la plus intensément fréquentée par les usagers. Par ailleurs, il constate que les bibliothèques publiques n’ont pas une vision très claire de leur place et de leur rôle dans l’ensemble des pratiques culturelles. Ceci s’explique en grande partie par le fait que peu de travaux ont été réalisés sur les rapports de la bibliothèque publique avec la société en ce qui concerne la transmission de la culture.

C’est compliqué parce que, justement, il est loin d’être clair que la vision des bibliothèques québécoises est si clairement culturelle quoiqu’en pensent ces théoriciens qui se succèdent depuis 20 ans en forçant la dominante du « projet culturel ». Mais, cela dit, si l’on force la note, c’est pour des raisons que l’on peut aisément comprendre puisque l’enjeu de ce projet est étroitement associé à des revendications identitaires et des enjeux de survie pour lesquels les bibliothèques sont convoquées en tant que gardienne de la mémoire et de l’avenir culturel d’une nation.

C’est compliqué parce que dans la pratique, les usages bibliothéconomiques au Québec sont nourris par des échanges et des comparaisons avec les bibliothèques publiques canadiennes, américaines ou anglomontréalaises bien ancrées dans un discours et une proposition sociale, hérités du Public Library Movement.  La comparaison est souvent un peu décourageante, mais elle agit comme un horizon régulateur incontestable. Même si, et pour ajouter à cette situation compliquée si c’est possible, le fait que les bibliothèques relèvent du Ministère de la culture tend à avantager le modèle culturel au détriment du modèle social ou éducatif à l’occasion des allocations que l’on prononce sur elles.

Du désordre dans [la vision de] la bibliothèque?

Si la vision n’est pas claire, c’est peut-être que l’on peine à assumer et à reconnaître cette dualité essentielle :bibliothèque culturelle, oui certes mais souvent, et plutôt, sociale quoique cette signature soit rarement reconnue comme telle, ainsi que le souligne Stéphane Legault dans l’article :

Tout ce qui est éducation et accès à l’information n’est pratiquement pas reconnu ici comme une de nos missions. Et l’alphabétisation, pas du tout. C’est malheureux dans une province dont 49 % de la population est analphabète.

À cet égard, l’agenda 21 de la culture ouvre la possibilité de réconcilier cette identité plurielle en promouvant la culture par le social et le social par la culture. Mais l’arrivée de l’appareil théorique de l’agenda 21 comme celui des Objectifs du millénaire pour le développement et l’après-2015 de l’ONU, ou celui des biens communs, restent à être intégrés dans le discours, les valeurs et le travail des bibliothécaires qui sont en train d’accueillir cette vision nouvelle au service de la justice sociale. Et ce n’est pas simple…

Qui sait au fond, peut-être que la vision de la bibliothèque publique d’aujourd’hui ne souffre pas d’un si grand désordre après tout? Peut-être faut-il plutôt changer notre vision de l’ordre et s’engager à voir, écrire, documenter, raconter les transformations en cours pour mieux y participer, les communiquer et les partager?

Et si le milieu académique contribuait à clarifier ces ambivalences apparentes, ces hésitations qui sont peut-être de l’innovation en émergence, cette vision plurielle renouvelée,  et à soutenir les acteurs de terrain, comme acteurs du changement, dans l’élaboration de ce nouveau narratif? Ce serait bienvenu.

Car, Lajeunesse avait raison aussi de souligner, et c’est encore vrai aujourd’hui, que si c’est compliqué et confus, c’est aussi parce que « peu de travaux [de recherche] ont été réalisés sur les rapports de la bibliothèque publique avec la société [sur la transmission de la culture] ».  Mais pas seulement en ce qui concerne la transmission de la culture : En ce qui concerne les rapports que la bibliothèque publique québécoise entretient avec quelques instances que ce soit au sein de la société civile.

Le milieu académique québécois, à travers les écoles de bibliothéconomie et des sciences de l’information, ne s’est pas impliqué, et ne s’implique pas davantage aujourd’hui, tant du côté anglophone pour des raisons de barrières linguistiques que du côté francophone, à l’Université de Montréal (l’EBSI), qui n’a rien à offrir aux bibliothèques publiques du Québec, même sur le territoire montréalais qu’elle partage avec celles-ci.

Certes, ces écoles « forment » des bibliothécaires, mais à peu près aucune recherche académique n’y est produite ayant pour sujet les bibliothèques publiques (à tout le moins qui se rendent sur le terrain, et comme il s’en réalise abondamment ailleurs). Et ce, même si le Québec investi dans des programmes de rattrapage historique en matière de lecture publique. Au moment où ils en ont le plus grand besoin, en raison des défis auxquels ils sont confrontés dans le domaine de l’éducation informelle, de l’inclusion numérique, etc., la société civile et le milieu des bibliothèques publiques, sont abandonnés à leur sort par ces partenaires du savoir que devraient représenter les universités qui n’assument pas leur responsabilité sociale à cet égard.

Puis, ils sont nombreux à déplorer que les bibliothécaires qui sortent de ces écoles arrivent en milieu de travail déconnectés de la réalité des bibliothèques publiques d’aujourd’hui. S’ils sont géniaux les nouveaux bibliothécaires, c’est que le génie, comme il se doit, vient de l’intérieur, et qu’ils doivent le plus souvent leur succès à leur intelligence et leurs qualités personnelles.

Travailler en littératie qu’elle soit scientifique, économique, médiatique, ou en alphabétisation

Lors de la publication d’une enquête menée sur l’inclusion numérique (notamment par l’Université du Maryland), le président de l’American Library Association, Sari Feldman, affirmait que le rôle social des bibliothèques se déclinait à travers une série de grands enjeux que l’on désigne par les « E » pour éducation, emploi , entrepreneuriat , empowerment et engagement.

Un énoncé qui va dans le sens de ce que Legault revendique :

Une société forte et une économie puissante reposent sur une population “apprenante”, capable de lire, d’écrire, d’interpréter un texte, renchérit Stéphane Legault. La population en bibliothèque continue à augmenter, et c’est une institution qui peut aller chercher toutes les tranches d’âge, tous les types de personnes. On veut travailler aussi en littératie — qu’elle soit scientifique, économique, médiatique [médias numériques], ou en alphabétisation. Tout ça a un impact sur le citoyen. Je trouve qu’on n’a pas les moyens de ne pas aller de l’avant.

Or, cette année, la Semaine des bibliothèques publiques vise « la reconnaissance de l’entièreté du rôle des bibliothèques par les différentes municipalités. » Cette compréhension déficiente du rôle des bibliothèques publique apparaît déplorable « [s]urtout, ajoute Legault, dans le contexte économique que l’on connaît. Quand on sait que pour chaque point de littératie gagné, le PIB du Québec augmente de 1,5 %, c’est un super bon investissement, une bibliothèque ! » Cette donnée qui fut amenée par l’économiste Ianik Marcil, je crois, lors d’un colloque réunissant les bibliothèques publiques québécoises au printemps dernier, est saisissante.

Et pour arriver à ce résultat, tous les membres de la société civile sont appelés à faire leur part. On vise souvent les villes, les décideurs, les gestionnaires, d’accord, mais j’ai pris un autre angle et le parti pris de souligner le rôle que pouvaient aussi jouer les universités, en particulier les écoles de bibliothéconomie, en terme d’engagement communautaire et de responsabilité sociale pour le développement de la littératie, de la lecture publique et des bibliothèques.

Les bibliothèques publiques québécoise veulent aussi savoir pour construire un savoir commun, pour mieux se développer et servir leurs publics.

Par ailleurs, une loi sur les bibliothèques publiques, dont on ne dispose plus depuis au-delà de 20 ans – le Québec étant la seule province dans cette situation de vulnérabilité au Canada – constituerait un autre atout absolument stratégique, comme le fait valoir Legault à juste titre. Ceci est une autre histoire dans cette laborieuse histoire des bibliothèques publiques québécoises qui s’écrit avec son lot de fautes d’orthographe et de syntaxe.

Tout de même, bonne semaine des bibliothèques, et parlons-en!

La semaine des bibliothèques publiques se déroule du 17 octobre au 24 octobre 2015.

On parle moins de ce qu’elles ont et plutôt de ce qu’elles font : Les bibliothèques et l’inclusion numérique

Fablab à la Martin Luther King Library, Washington, DC.

Après deux décennies d’Internet, les bibliothèques publiques ont réussi à établir une expertise diversifiée en matière de services numériques contribuant à la création d’opportunités individuelles et au progrès des communautés, annonce l’American Library Association. Une étude récente menée aux États-Unis portant sur l’inclusion numérique soulignent leur rôle à cet égard. Selon le président de l’American Library Association, Sari Feldman, le projet social des bibliothèques se décline à travers tout une série de grands enjeux que l’on désigne par les « E » pour éducation, emploi , entrepreneuriat , empowerment et engagement. Les faits saillants de cette enquête sur l’inclusion numérique révèlent que :

  • Presque toutes les bibliothèques (98 pour cent) disposent d’une connexion Wi-Fi gratuite;
  • 95% des bibliothèques proposent des programmes de lecture d’été pour combler le vide susceptible de compromettre l’apprentissage de la lecture pendant les vacances scolaires;
  • Près de 90 pour cent des bibliothèques dispensent une formation de base en littéracie numérique, et une large majorité offrent aussi des ateliers portant sur l’usage des nouveaux dispositifs technologiques (62 pour cent), les pratiques en ligne sécuritaires (57 pour cent) et l’utilisation des médias sociaux (56 pour cent);
  • 76 pour cent des bibliothèques aident les usagers dans l’utilisation des programmes et des services gouvernementaux en ligne;
  • La grande majorité des bibliothèques offrent des programmes qui aident les citoyens à postuler à des emplois (73 pour cent), à accéder à des ressources pour découvrir des emplois en ligne (68 pour cent) et à utiliser des ressources pour les entreprises en ligne (48 pour cent);
  • Une grande majorité des bibliothèques accueillent des événements pour les adultes (61 pour cent) et les adolescents (60 pour cent) qui encouragent la sociabilité et les échanges, comme les groupes de discussion ou les programmes de jeux;
  • 45 pour cent des bibliothèques fournissent des technologies d’apprentissage précoce pour les enfants d’âge pré-scolaire; et plus d’un tiers des bibliothèques offrent des programmes d’alphabétisation, des programmes de type STEAM, du soutient dans la préparation aux épreuves GED et des activités parascolaires.

Où en sont les bibliothèques publiques québécoises et canadiennes par rapport à ces résultats? L’étude est à faire, des volontaires?